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 La guerre de l'arcane

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Engar



Messages : 26
Date d'inscription : 31/08/2016

MessageSujet: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:00

L’Histoire et les dieux qui en ont la charge n'ont cure des hommes ou des empires, alors que ce sont eux qui la façonne. Ils en ont vu déjà tellement se lever, s'ériger, prospérer et chuter pour sombrer au final dans l'oubli, mais qu'arrive t-il quand les évènements qui la composent, passés, présents ou futurs, les amènent à devenir des légendes ?

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Après un mois de navigations périlleuses pour relier les terres du nord au continent central, l’embarcation sur laquelle j'étais s'engagea dans une des nombreuses rivières qui fragmentaient les terres... C'était un des grands avantages de nos drakkars par rapport à nombre d'autres bateaux, leurs fonds plats leurs permettant de s'aventurer dans des eaux peu profondes, chose particulièrement utiles pour des raids éclairs... Ou le commerce, ce qui était en vérité la principale utilité de ces navires trop léger pour pouvoir espérer lutter contre des monstres marins. D'ailleurs ce passage d'une utilisation martiale à un usage mercantile de ces navires pouvaient se remarquer à un simple détail de leur apparence. Depuis que l’Église avait étendue son influence sur nos terres et ce bien avant ma naissances les figures de proues en forme de dragon furent considérées comme des idoles païennes et arrachés, hormis chez quelques clans qui ne craignaient pas le courroux du clergé. Bien sûr, suite à cette évangélisation, il était désormais hors de question de piller les villages habités
par des personnes ayant la même foi que "nous" et le changement ne tarda pas à s'opérer, bien que dans l'esprit de certains la réputation de pillards avaient marqués les esprits et pas toujours chez les victimes.

"...Regarde jeunot à quoi en est réduit notre peuple, après des siècles à mener combat sur combat, pour la seule gloire du combat et le plaisir de survivre au delà de celui de vivre. Maintenant nous en somme réduits à commercer avec ceux que nous détroussions et effrayions par le passé. Enfin s'il y a bien une chose qui m’empêche de rejoindre nos frère qui luttent toujours face à cette insidieuse conquête c'est bien de voir la relève... Au vu des deux armes à tes flancs tu semblent avoir appris à te battre comme un berserker je me trompe ?"

Accoudé au bastingage, je regardais la rive qui était presque accessible d'un bond, la moindre fausse manœuvre et nous étions coincés, mais le timonier, les marins et le capitaine qui me parlait et se tenait debout à côté de moi, connaissaient parfaitement leurs métiers ainsi que le trajet; je n'avais aucune raison de m'inquiéter. Par ailleurs nous étions presque arrivé à destination. La première grande ville à laquelle nous pouvions accéder, Astran, il me suffisait par ailleurs de tourner la tête pour voir son port organisé, ses remparts de pierre blanche solide, et les balistes qui y étaient situées, tournées vers les embarcadères, prêtes à abattre tout bateau ennemi... Je me redressai cependant pour  répondre au commandant sans avoir l'air d'à moitié l'ignorer.

"D'une certaine manière oui, j'ai appris à manier deux armes selon leurs préceptes en matières d’habilités, cependant je n'ai pas la même conception du combat qu'eux. Je suis moins du genre à foncer tête baissée, ce qui est une nécessité face aux adversaires que j'affronte, ou tout du moins cherche à affronter."

Ma voix était grave et je perçus une certaine surprise chez le capitaine, qui arbora ensuite un sourire en cernant mes intentions et en se basant sur les rumeurs qu'il avait entendu, comme si cela était compliqué. Néanmoins je continuais à demeurer à ses cotés et à l’écouter poliment. C'était la moindre des choses puisqu'il m'avait accepté sur son bateau, nourri et fourni de quoi dormir en
échange de ma "protection" et puis... Cela me permettait de tuer le temps jusqu’à notre arrivée prochaine.

"Tu veux parler des démons ? J'ai entendu parler de ton combat remarquable avec l'un d'entre eux. J'ai entendu dire, par ailleurs, qu'Astran se préparait à entrer en guerre avec une nation qui aurait invoqué nombre d'entre eux... C'est ce qui t'as amené à monter avec moi plutôt que sur une autre bateau qui t’aurais déposé plus près de la cote et de fait t’aurais permis de rejoindre la terre plus rapidement, non ? Pas encore cette fois que je verrai un nordique retrouver la voie de ses ancêtres... Bah au moins c'est une voie honorable que celle que tu as choisis, mais honnêtement... Même si t'en as déjà tué un t'es un jeunot t'es sur de faire le poids face à eux ?"

Je ne pouvais retenir, face à ces propos, un soupir qui fut cependant couvert par le bruit du bateau qui racla contre l'embarcadère, faisant également trembler toute la structure du navire et nous poussant à nous accrocher un bref instant au rebord... Combien de personne m'avait déjà dit cela sans savoir ?

*Pas assez visiblement puisque tu persistes dans ton projet d'extermination des miens sans même t'être débarrassé de moi !*

*Tiens ? Tu te manifestes enfin depuis la mort de ton congénère. Tu sais très bien que je ne peux me défaire de toi sinon je le ferai avec plaisir... En attendant n'ait aucun espoir d'atteindre ton but, c'est déjà un exploit que tu ais réussi à parler."

Sur ces mots je concentrais ma volonté sur moi-même afin de forcer le démon à se taire. Je tentais maladroitement de faire passer ma mimique bizarre, conséquence d'un soubresaut de mon cœur suite à ces tremblements et le capitaine eut l'amabilité de ne pas insister d’autant plus que je lui répondais rapidement, sans détour.

"Dans le mille, cependant je préférais garder méconnues les raisons de mon voyage aussi longtemps que possible, car les gens ont la fâcheuse tendance de penser que les chasseurs de démon s’accoquinent avec leurs proies s'ils ne sont pas des paladins... Maintenant excusez-moi mais je vais rejoindre la terre ferme, ce fut un plaisir de vous connaître..."

Pour être honnête avec le démon que "j'abritais" en moi je devais faire partie de ceux qui  contribuaient à cette médiocre réputation. Mais je n'en avais cure et je me contentais d'une franche poignée de main à celui qui m'avait convoyé ici puis récupérais mes maigres affaires réunies dans un baluchon que j'avais laissé sur le pont du navire. Une fois cela fait je ne tardais pas à descendre du drakkar pour marcher en direction des remparts au pied desquels s’étendaient de nombreux armurier, bars et établissements moins respectables, destinés aux marins qui ne pouvaient s’attarder en ville et étaient bien souvent fréquentés par tous les étrangers qui préféraient éviter d'avoir des soucis avec la garde. Du moins c’était ce que l'on m’avait expliqué... Et bien que je n'étais pas familier à ce genre de lieu, mes pas me menèrent à un bar. Cela n'était pas fortuit, juste que si j'entrais seul dans la ville à proprement parler les gardes allaient s'assurer de mon identité et il suffisait que l'un d’entre eux puisse sentir un tant soit peu mes énergies pour que je sois immédiatement vu comme un hérétique, jeté au cachot, et mené sans autre forme de procès au bûcher, si je n’étais pas tout simplement livré à la populace... Il me fallait, avant de chercher à m'enrôler dans cette armée dont je convoitais une partie de l'objectif, trouver des liens qui me permettraient de le faire sans aucun risque...

Il me fut ainsi donné, alors que j'approchais d'un des établissements qui semblaient être parmi les plus respectables, d'assister à une curieuse scène. Une chope à la main, un colosse à la chevelure blonde semblait se moquer ouvertement d'un autre homme à l'allure moins remarquable, les deux étant armés plus que de raisons pour de simples voyageurs et ne traînant pas de livrées de soldats il était aisé de deviner qu'il s'agissait de mercenaires... Et y voyant là une opportunité je m'approchai encore de la scène jusqu'à en percevoir la discussion.

"Cela commence à bien faire Orin ! Les autres t'ont peut être élus comme le meneur de la troupe, mais je refuse que mes hommes suivent un pourceaux vaniteux comme toi !"

"Allons ! Calme toi Varnas ! Tu as engagé ta compagnie auprès du conseil, désistes toi et nous risquons de tous en pâtir... Et si la décision qui fait de moi le meneur te déplaît tu sais ce qu'il te reste à faire. Défies-moi... En fait je me demande si en vérité il vaudrait pas mieux que je demande à un de mes hommes de te défier, il serait plus capable que toi..."

"Comment oses tu ? Tu sais très bien que personne ne te surpasse parmi les mercenaires présents, alors il est inutile de prétendre qu'on peut essayer d'appliquer la loi du plus fort avec toi... Néanmoins ne va pas croire qu'il sera aussi simple que ça de te débarrasser de moi."

"Allons vraiment ? Je suis sûr que même ce gamin qui nous observe et n'ait pas fichu de se dissimuler correctement pourrait venir à bout d'un incapable comme toi."

Ah... Pourtant je n'avais rien fait pour paraître des plus suspects, j’avais continué ma marche, était passé près d'eux puis assis à une table non loin, pour commander de quoi boire, de l'eau tout simplement et j'étais justement en train de la boire quand il me désigna négligemment du pouce. La surprise et la "honte" furent telles que je manquais de m’étouffer et je reposais mon gobelet en crachotant, surpris de cette annonce, et me doutant au vu de l'attitude de l'autre qui avait déjà dégainé sa hachette les conséquences qui allaient en découler... C'était un peu tôt pour se faire remarquer dans un duel au risque d'être embarquer par la garde. Ceci dit ils avaient évoqués un engagement auprès d'un conseil. Cela voulait peut-être dire qu'ils allaient prendre part au conflit avec les démons ! ... L'occasion que j'attendais me tombait donc déjà dans les bras et malgré ma brève hésitation je finissais par me lever et à dégainer mes armes pour faire face à cet individu de plus en
plus menaçant...

"Ce gamin ?! Tu m'insultes Orin ! Néanmoins puisque tu l'as choisi pour être ton champion je vais le réduire en charpie !"

Et sans même attendre que je donne mon accord pour ce combat, bien qu'en dégainant mes armes je l’avais sans doute fait à ses yeux, il m'assaillit. C'était un assaut simple, il me chargeait pour tenter de me frapper à l'aine... Mais alors que j’exécutais un mouvement pour dévier son arme et le frapper avec ma seconde lame, il se fendit, mettant non plus sa hache mais son épaule en avant. Je ne fis que l'égratigner et ce fut loin d'interrompre sa course, car oui il la poursuivit et me percuta violemment au torse. Je compris seulement à cet instant que cette attaque d'apparence simpliste n'était pas fortuite, il la maîtrisait parfaitement, au point que malgré mes appuis assurés je ne pus rien faire pour éviter de tomber au sol, sous l'impact. Dans le même temps je sentis une douleur irradier tout mon corps et mon souffle me manquer, mais à peine ces informations parvenaient elles à mon esprit, que mon dos percuta le sol brutalement et m'arracha un léger gémissement de douleur qui fit venir un sourire confiant sur la face de mon adversaire qui continua à s'avancer. Notre affrontement commençait à éveiller l’intérêt des autres occupants de la taverne, qui semblaient cependant accoutumés à ce genre de scène, et leurs cris nous encourageaient à mener le combat à son paroxysme et parmi cette clameur on pouvait distinctement entendre les prises de paris. Ces "encouragements" me galvanisèrent sans pour autant me perturber, et me permirent ainsi d'éviter que la hache de mon assaillant me cloue au sol, roulant sur le côté, je me positionnais alors sur un genou et tentai de lui frapper la jambe, mais je me rendis compte que je manquais d'un peu de portée. J’eus heureusement le réflexe de rabattre mes bras sans quoi il aurait pu aisément en trancher un des deux et je profitais de l'élan qu'il avait donné à sa hache et qui l'avait déstabilisé pour me relever et m'avançais pour l'assaillir à mon tour, sans me rendre compte sur le coup que mes gestes se faisaient plus sûrs, qu'une sorte d’excitation commençait à me parcourir et qu'un sourire carnassier venait orner mon visage...

Cependant cela ne sembla pas échapper à ce dénommé Orin que j’avais presque oublié et qui après tout était à l'origine de ce combat. Et alors que ma lame "plongeait" vers le coeur de Varnas, lui remontait sa hache dans l'espoir de dévier mon coup... Et l'acier rencontra effectivement l'acier, mais il ne s'agissait pas de la lame de sa hache mais de l'imposant cimeterre du colosse qui s'était intercalé entre ma lame et mon opposant, bloquant également l'arme de ce dernier. Un coup rapide et d’une précision effrayante que l'on avait été incapable de voir ou de prévoir... Bien qu'il soit vrai que sur le coup cette incroyable performance ne fit que m'arracher un soupir exaspéré, comprenant que j'allais devoir couper court à cet affrontement qu'il avait lui même provoqué et qui, si j’avais rechigné à le mener au départ, commençait à faire grimper mon adrénaline que j'allais être désormais obligé de laisser redescendre... Enfin, comprenant à son regard que cela ne valait pas la peine d'insister, nous rangions chacun nos armes, au grand dam des parieurs et ce ne fut qu'une fois cela fait qu'il reprit la parole.

"Il semblerait que je t'ai diffamé, Varnas. Tu es capable de te défaire d'un jeunot dans son genre, car à vous voir c'est ce qui serait arrivé au final. Tu restes donc commandant de ton groupe, mais n’espère pas échapper à mon commandement ! Quant à toi gamin..."

Cela sembla convenir au mercenaire qui, auréolé de sa gloriole, quitta la taverne en oubliant ses griefs à l'égard du colosse qui avait probablement tout calculé dans ce sens... Cependant offusqué qu'il ait prédit ma défaite alors qu'il avait interrompu le combat au moment où je passais à l'assaut je tournai les talons pour rejoindre un autre bar... Quand sa large main me saisit l’épaule et me retint... Je suppose que même si l’appellation de gamin qu'il employait à mon égard me déplaisait je n'avais pas vraiment le choix... Et puis à moins qu'il ne veuille me lancer sans prévenir dans un autre combat je n'avais rien à perdre à l'écouter.

"Je doute que les armes dont tu as usés soient là pour faire joli et tu n'as pas vraiment le profil d'un simple voyageur qui veut se défendre face aux malandrins, mais tu es également trop jeune pour être un aventurier solitaire à mes yeux. Alors qu'est ce qui t'amène à Astran ?"

La plupart des autres clients de la taverne étaient déjà revenus à leurs activités, mais d'autres, que je supposais être des compagnons de ce gaillard, continuaient de m'observer avec insistance. Je n'aimais pas tellement ce soudain intérêt pour ma personne, mais je ne pouvais pas non plus couper à sa question, d'autant plus que comme je l'escomptais au départ il était probable qu'il puisse m'aider...

"Je viens du nord et j'aime targuer d'être un chasseur de démon, bien que je n'en ai tué qu'un seul, récemment, mais je compte bien persévérer dans cette voie..."

Des rires goguenards se firent alors entendre... Ce n'était pas la première fois que je les entendais. Après tout comment pouvait on croire qu'un homme aussi jeune que moi pouvait être venu à bout d'un infernal ? Ce fut donc avec un air des plus blasés que je portais une main à une de mes sacoches pour en ressortir une corne. Trop courbée pour être celle d'une bête ou une vulgaire défense de sanglier et encore recouverte de sang séché, ce qui laissait à penser que ce n’était pas le fruit d'une transaction avec un marchand. Malgré cela certains demeuraient clairement sceptique, mais Orin sembla manifester un peu d’intérêt à cela et alors que je rangeais la corne il me devança dans la  continuation de mes propos.

"...Et tu as entendu parler de cette convocation de démons à Balmor et de l'appel aux armes fait par Astran afin de réunir une troupe pour contrer cette menace, c'est cela ? Mais dans ce cas, pourquoi t'être attardé dans cette taverne alors que si j'ai bien vu le contenu de ton verre tu n'y étais pas venu pour te saouler ?..."

Il faudrait que je fasse attention à ce genre de détail à l'avenir, car même si je ne bois pas d'alcool pour éviter de me retrouver saoul et incapable de me défendre, cela risquait de m'être préjudiciable en cet instant, car je me voyais mal dire mes vrais raisons et dévoiler la présence du démon dans mon corps... Cependant, il m'était aisé d'inventer une histoire en espérant qu'elle soit suffisamment crédible.

"Tout simplement car je suis un nordique qui ignore pas mal des us et coutumes de ces terres et je préférais me renseigner plutôt que de risquer de me faire repousser comme un malpropre ou jeter au cachot..."

Et cela sembla suffire ! Ces paroles arrachant un sourire un peu amusé à Orin, qui croisa un bref instant ses mains...Avant de les séparer et de les abattre violemment sur mes épaules. Sur le coup ce ne fut pas très agréable mais je retenais de justesse une grimace des plus disgracieuses.

"Et bien cela tombe bien car nous aussi nous sommes là pour ce conflit, sauf que nous on est déjà enrôlés pas mal... Alors oui on pourrait t’aider à rentrer dans l'armée régulière, mais honnêtement je pense que t'aurais quelques soucis au vu de tes origines. Certains n'ont pas encore pardonné aux pillards du nord. Mais, à voir ton habilité, qui bien que médiocre, est respectable pour quelqu'un de ton âge je te propose de rejoindre notre groupe... Cependant je ne vais pas modifier mon accord avec le conseil pour qu'ils augmentent notre solde à cause d'un nouveau membre; de fait, tu ne seras pas payé, mais il y a plein de moyen de s’enrichir à la guerre et puis après tout quelque chose me dit que ce n'est pas ce qui t'amène..."

D'abord un peu surpris par la décision de leur chef, les autres mercenaires se contentèrent d'approuver une fois qu'il fut précisé que leur solde n'aurait pas à être divisé de par ma présence... Et je hochais à mon tour la tête pour confirmer les dires d'Orin. Ce n'était pas l'or qui m’amenait, juste ma haine viscérale envers les démons qui trouvait enfin une opportunité pour être assouvie.

"Commences par me dire comment tu te nommes !"

"Engar. Et je n'ai pas de nom de famille."

Mensonge... Mais moi même je préférais l'oublier.

"Très bien, pour ma part je me nomme Orin, j'ai pas de nom de famille moi non plus mais t'es prié de m'appeler "commandeur". Pas que ça me plaise mais sinon les autres ne vont pas se gêner pour te lancer des quolibets... Bienvenue parmi nous. Tu auras amplement le temps de faire connaissance avec les autres plus tard."

Visiblement cela suffit pour que je sois accepté dans la bande puisqu'avant que je ne puisse prononcer un mot je me retrouvai assis à leur table et on me posa une chope de bière sous le nez... Et malgré mon aversion pour l’alcool je fis un effort pour trinquer avec mes compagnons bien que des questions me taraudaient.

Finalement alors que je ne parvenais qu'à vider la moitié de mon bock là où ceux qui étaient désormais mes camarades entamaient leurs troisième, je posais les questions qui me trottaient le plus dans la tête.

"Euhm... Quel est ce conseil que vous avez évoqué ? Et aussi quand partons nous et comment va se dérouler ce conflit ?"

Comme s'il s’était attendu à ces questions, le "commandeur" posa sa chope et me regarda avec un sourire, comme s'il cherchait les mots les plus exacts pour me répondre.

"A ma connaissance nous partons demain. C'est justement pour cela que nous étions ici, pour fêter notre dernier jour de "sécurité"; bien que ces mages soient sans doute moins dangereux que les coupes-jarrets du ports. Quant au conseil qui réside dans la grande tour qu'on peut voir depuis cette fenêtre, ce sont ses membres qui dirigent cette ville et ont officiellement lancé l'appel aux armes. Bien que je suppose pour ma part que l’Église les y a un peu poussé... Oh le conseil reste le maître de cette ville, mais le clergé a une influence non négligeable et avec la grande convocation il ne pouvait plus se permettre de renier la dangerosité de Balmor et ainsi les exhortations de l’Église... Pour ta dernière question je pourrai aussi te répondre, mais ça prendrait trop de temps, je pense qu'il vaut mieux que tu vois par toi-même comment va se dérouler le départ. Mais reste avec nous, sinon tu risques plus sûrement de finir piétiné par des soldats que brûlé par un mage..."

Sur ces mots il finit sa chope d'une traite et je fis de même avant de tourner la tête pour contempler la résidence du conseil au loin, mais que sa taille permettait de rendre incontournable malgré la distance. Le crépuscule rougeoyant lui donnait une allure un peu menaçante et la faisait se découper de manière surprenante. Une manière comme une autre d'évoquer le début de la guerre, si on était un peu lyrique... Et sans plus réfléchir je commandais un autre bock.

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La guerre était inévitable désormais... Baldan en avait bien conscience et pourtant... Il ne pouvait s’empêcher que ses confrères, qui s’étaient retrouvés dans une réunion dont il avait été exclu, car discutant de son habilité à mener les hommes en territoire ennemi, finissent par se raviser. Bien qu'au fond de lui il savait que cette hypothèse risquait d'être encore plus dévastatrice, l’Église monterait le peuple contre eux en les accusant d'hérétique et un conflit interne serait alors la seule issue. Mais il ne pouvait s’empêcher alors que, du dernier étage de leur tour de pierre blanche couverte des étendards des différentes guildes marchandes ou mercenaires peuplant la ville, il regardait par une meurtrière la ville en contrebas... Cette ville qui demain serait vidé d'un bon nombre de ses hommes forts et qui
marcheraient au ralenti jusqu'à la fin de la guerre et en subirait pendant au moins une décennie les conséquences, à moins que les gains de ce conflit aillent au delà de leurs espérances, mais encore une fois c’était plus qu'une illusion... Au moins avaient il eu la chance d'avoir été dans une période faste et d'avoir pu enrôlé de nombreux mercenaires qui avaient amoindri le dépeuplement de la ville. Qui plus est un certain nombre de seigneurs avaient été intéressé par cela et avaient amené leurs hommes d'armes, diminuant encore la conscription nécessaire, car de toute façon ils ne pouvaient pas envoyer plus de 1500 hommes à peu près pour des soucis de ravitaillement, mais selon leurs rapports les mages de Balmor ne devaient pas avoir une armée plus conséquente... Si ce n'était que eux avait la magie de leurs côtés...

"Vous semblez bien sceptique conseiller, votre foi serait elle à remettre en cause ?"

Ce rat clérical de Geoffroy, comme à son habitude il l’avait rejoint sans un bruit, la célèbre discrétion des inquisiteurs quand il s'agissait d'espionner les autres... Face à cette menace à peine voilée le conseiller se contenta de secouer doucement la tête tout en se tournant la tête dans un bruit de frottement, sa robe de fonction traînant sur le sol.

"... Disons que nos adversaires sont redoutable et que bien peu de nos combattants sont aptes, hormis vos prêtre , vous et vos confrères, à combattre la magie et nous n'avons rien comme équivalent..."

Et bien sur cet insupportable personnage sourit de manière énigmatique, comme s'il en savait bien plus que Baldan et qu'il jouait au chat et à la souris avec lui, choisissant minutieusement les informations qu'il allait lui livrer.

"Certes il est vrai que nous serions incapable de repousser les effort de tout les mages de la ville, à moins que les dieux ne nous prêtent plus de pouvoir, mais chacun d’entre nous devrait pouvoir rivaliser avec un membre de leur conseil, et nous sommes plus nombreux. Qui plus est les mages sont arrogants et commettront de nombreuses erreurs, d'autant plus qu'ils 'n'ont aucune tradition martiale. Ensuite nous avons de notre côté l'avantage de l’armement, n'oubliez pas que nous avons de nombreux ingénieurs et le matériel qu'il leur faut pour qu'il érigent de redoutables armes de sièges en moins d'une journée et qui seront redoutable, aussi bien pour un siège que pour un bataille en plaine si nous avons le temps de les ériger et nous avons la poudre... Ainsi que notre... arme personnel..."

Bien sur chacun de ces détails étaient vrai, hormis peut être la puissance équivalente des inquisiteurs et des membres du conseil de Balmor, mais il ne pouvait rien faire pour contredire l'arrogance de Geoffroy... Mais il gardait ses réserves. Même s'ils avaient prévu de quoi le protéger il craignait de perdre ces ingénieurs ou le matériel qui leur était nécessaire. concernant l’arrogance des mages il savait ce facteur erroné pour de nombreux d'entre eux, étant lui même allé dans leur ville par le passé pour des accords diplomatique, désormais rompus, et il ne put s’empêcher de songer à certaines rencontres amicales avec certaines des archimages. Cependant son esprit se concentra sur le dernier détail. Cette arme... Ce Ferliost dont il avait tant entendu parler et dont il ignorait tout, même la fonction qu'il allait avoir, juste que lui n’aurait aucune autorité dessus, et ça ne lui plaisait pas... Mais il n'en dit mot, se contentant de hocher doucement la tête.

"...Fort bien, mais n'oubliez pas que si nous perdons ce conflit l'Eglise en pâtira autant qu'Astran..."


"Notre gloire ne saurait être terni..."

"Oui oui, bien sur... Maintenant veuillez me laisser, j'aimerai me reposer, mes collègues sauront comment me faire parvenir leur décision."

Et sans plus attendre, ayant assez entendu les propos vaniteux de l'inquisiteur, Baldan tourna les talons et sortit de la pièce, l'air songeur... Pour se faire soudainement attraper par l'épaule par une main ganté qui vint coller sa tête sur le flanc d'un plastron assez brusquement. Pourtant il ne s'en inquiéta pas, sachant parfaitement qui était derrière cela.

"Allons Baldan ! Tu m'as l'air bien morose, pis que moi, alors qu'est ce qui peut être
pire que la perte d'un fief et la déchéance ?"


Ses propos auto ironique parvinrent à arracher un sourire au conseiller qui se défit de la poigne de son ami Gerald et après s’être épousseté un peu il ajouta d'une voix qui se voulait amusé, mais dans laquelle pointait une gravité profonde.

"Tu m'as l'air de bien prendre ce qui t'est arrivé alors que tu était de plus déprimé en venant me voir il y a une semaine."

Ils commencèrent à marcher côté à côte le long des couloirs richement décorés de la tour, se  dirigeant, lentement mais surement vers la sortie.

"Il ne sert à rien de se laisser aller plus que nécessaire... En attendant de saisir une opportunité il vaut mieux que je souris pour que le destin fasse de même avec moi... Mais maintenant dit moi ce qui t'arrives."

Se contentant de hocher la tête face à ses dires Baldan expliqua à son ami, ses peurs, ses doutes et ses craintes vis à vis de ce conflit, bien qu'il le mènerait jusqu'au bout s'il était maintenu dans ses fonctions, pour la plus grande gloire d'Astran. Quand il eut fini ils étaient arrive dans une grande salle déserte, semblable à un salon, et où s'étendaient de nombreuses armoires.

"Hm je vois...Et je te comprends, j’avais les mêmes angoisses quand j'ai mené ma première guerre pour agrandir mon fief, mais à moins que l'heure de la chute d'Astran soit venu, ce qui m'étonnerait au vu de sa prospérité, tu n'as pas à t'en faire..Surtout pas cette nuit ! Tu auras amplement le temps de t'inquiéter sur le terrain, et en plus là tu pourras agir pour t'apaiser au lieu de remuer des questions sans réponses... "

Il ouvrit une armoire, dévoilant ainsi de nombreux verre de cristal finement taillées ainsi qu'une collection impressionnante de bouteille tout aussi raffinées... Sauf pour trois aux allures vieillottes.

"Dit moi plutôt...Combien de temps va t-on mettre pour vider les dernières bouteilles des vins tirés de mes défuntes vignes ?"

"Je vois que tu n'as pas tellement changé au final."

Ils s'assirent chacun un verre en main et Gerald les remplit, sa mine se faisant un peu plus grave quant son camarade évoqua le fait de changer.

"Non effectivement. je suis resté le même. Je n'ai pas su suivre un monde qui évoluait et j'ai tout perdu... Mais mon fils lui... A la chance de tout rebâtir et je refuse qu'elle lui soit arraché par mes fautes et la première... Fut de me mettre à boire alors faisons disparaître ces bouteilles que j'ai soustraits à ma réserve et qu'il aurait pu consommer en mon absence !"

Et sur ces paroles un peu dépourvues de logique ils burent leurs verres puis entamèrent un conversation plus joyeuse. La soirée fut en tout cas des plus détendues et il leut fut impossible de savoir combien de temps elle dura, leur seul indication étant au final le cadavre des trois bouteilles qui jonchaient le sol et les avaient mis dans un état d'ivresse avancés... Mais qui ne fut pas suffisant pour les empêcher de réagir quand se raclant la gorge le messager annonça la décision du conseil. Baldan dirigerait l'armée. Les deux amis se regardèrent et malgré leurs face rougis par l'alcool on pouvait lire dans leurs regards une excitation mêlés à une certaine anxiété que l'alcool ne pouvait revenir... A l'aube la guerre commencerait de manière concrète et sous peu ils allaient déjà devoir affronter un
redoutable ennemi...

La gueule de bois.
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:03

Contre les forces de la nature, contre les créatures féroces de ce monde, contre les autres hommes qui se sont dressé contre lui... Contre tout ce qui s'est dressé devant lui, rien n'empêchera un homme d'avancer jusqu'à son dernier pas.

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Les choses avaient bien changés avec le temps, il est vrai. Ce n'est que peu de personnes qui peuvent voir ce changement sur de nombreuses années. Les immortels comme les elfes et d'autres races non-humaines auraient pu trouver intérêt à regarder cette histoire du début à la fin... Cependant, ses derniers étaient beaucoup plus occupés à survivre face aux chasses que menaient l'église depuis nombre d'année déjà. Peu auraient pu croire que ce continent aurait pu changer si drastiquement au cours du temps... Cependant, le changement était bien réel et les coutumes du nord avaient changés pour s'acoutumer au clergé qui établissaient ses règles à présent.

Les nombreux conseils de la ville de Balmor n'avaient jamais refuser d'abbriter des monstres auparavant. Bien entendu, le premier membre du conseil qui avait tenter de passer cette idée dans les débuts de la ville avait été nargué pour ses idées dites impossibles et irréalisables. Mais avec le temps, les idées changent et la ville du choisir entre la tolérence ou l'intolérence. En tant que mages, le choix ne fût pas aisé, loin de là. Cependant, l'attrait des connaissances des autres peuples étaient beaucoup plus intéressant que celui d'exclure totalement les connaissances d'autres peuples enrichir les leurs.

La méfiance arriva au départ, isolant un peu les premiers monstres qui étaient arrivés ici. Cependant, avec le temps, l'acceptation arriva et la ville prospera petit à petit. Enfin, tout ça prit du temps, mais les mages finirent par concevoir une ville où toute race pouvait prospérer. Il y avait peu de guerre dans laquelle les mages se retrouvèrent, les laissant a leurs cherches dans leur coin. Mais le clergé avait tout autre idée. Ayant choisi l'intolérence, ils avaient décidé que tout ce qui n'était pas humain était diabolique. Leurs idées avaient bien peu d'influence dans la ville puisque, avec des monstres comme voisins, il était difficile de voir en quoi ils étaient démoniaques ou tel que dans les histoires racontés par le clergé. Si un conflit était inévitable, les mages avaient tout fait pour le ralentir...

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Le conseil avait reçu de nouveau un messager de la part du clergé. Malgré leurs beau mots et leurs phrases bien tournés, le sens du message était très clair. Si la ville continuait d'abriter des monstres, et particulièrement les démons, ses derniers les considèreraient comme des hérétiques qui ne mérite que de périr comme les abominations qu'ils protègent. Ce n'était pas la première fois que de tels lettres arrivaient, mais cette fois-ci, les intervals entre ses messages sont de plus en plus court... Ce qui allarmait légèrement le conseil, sachant qu'un affrontement devenait de plus en plus innévitable.

Astran avait été une ville prospère qui ne leur avaient jamais posé problème auparavant après tout. Cependant, Seran savait au fond de lui-même que ce serait de leur part que viendrait les attaques. Ils étaient dans la meilleur position pour le faire après tout... Le vieux mage se demandait vraiment si ses derniers les attaqueraient malgré la bonne entente qu'il y avaient eu auparavant... Mais le clergé était puissant, trop puissant pour eux... Ils ne pourraient refusés même s'ils le voulaient... Avec ses pouvoirs de divination, il ne voyait rien qui ne pourrait empêcher cette guerre. Il avait donc donner son accord pour certaines messures qu'avait demander Alder pour se préparer à la pire des situations. Chose très inhabituelle qui fît comprendre aux autres membres du conseil que la situation était encore plus désespérante pour la paix dans la ville... Caressant son front d'une main tout en gardant une coupe de vin dans l'autre, le mage regardait la ville encore paisible. Prenant une gorgé tout en observant du regard tout ce qui avait vécu, il espérait presque que ce soit simplement une mauvaise impression.

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Les invocations se succédaient, apportant les démons dans ce monde. Adler regardait la scène presque annodine à ses yeux, regardant les contrats passés entre les humains et les démons. Bien entendu, les invocateurs ne vendaient pas leurs âmes, mais établissaient simplement les limites pour leur entrer dans ce monde. Plusieurs ne cherchaient que la paix ou bien un endroit pour subsister pour le moment. Pour le mage, le renforcement des armés serait peut-être une nécessité. Cela fait des années qu'il tentait de procédé ainsi... Le conseil comprennait peut-être maintenant la nécessité d'agir ainsi...

Se tournant vers le nouvel arrivant, la maître était accompagné de son golem. Créature bien étrange selon Adler puisqu'il n'était ni impossant ni créer pour la guerre comme tout les golems qu'il avait vu auparavant. Le maître se tenait près du golem, avec son carnet de note ouvert. Prenant des notes de tout ce qu'il pouvait, ce dernier étudiait les procédés d'invocation de la cité. Se raclant la gorge, Adler prit la parole tout en indiquant au nouvel arrivant de le rejoindre. Ce dernier, sans un mot, pointa à son golem les mages tout en lui tendant plumme et carnet. Il savait que faire, c'était suffisant...

''Magnifique, n'est-ce pas? J'ai longtemps dit que nous avions le pouvoir d'être craint et respecter dans le passé, mais c'est uniquement lorsque la guerre semble imminente que les grandes messures sont prises... Si nous avions commencer il y a des années, pas même le clergé n'oserait nous menacer aussi impunément...''

''Peut-être... Peut-être pas... Le clergé aurait peut-être lancé une attaque bien avant, nul ne le sais... Nous avons simplement à nous remettre aux décisions qui ont été prises pour le moment. La seule bonne nouvelle est que ce procéder fonctionne à merveille. Cependant, seront-ils tous dociles ou désireux de se battre pour nous?''

''Les démons ont des conditions pour être dans la ville. Si les premiers arrivés sont venus de leurs plein gré sans aucune condition, ceux-ci auront comme contrat de se battre pour nous sous peine d'être révoqué. Plusieurs ne désire pas ce sort, alors ils acceptent, bien entendu. Je ne sais pas si les démons sont en guerre dans leurs mondes, mais ils préfèrent la guerre ici qu'à leurs lieux d'origines...''

''Leur nature est très complexe, alors mieux faut ne pas tenter de comprendre plus en profondeur. Malgré le fait qu'ils sont acceptés dans cette cité, il est vrai que bien des démons sont terribles... J'espère simplement que vos scéances d'invocations ne causeront pas le début de cette guerre.''

Laissant paraitre un sourire des plus rares sur ses lèvres, le mage répliqua très rapidement, évoquant pour lui quelque chose des plus évident.

''Mon cher ami... N'est-elle pas déjà déclaré?''

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Quelques jours à peine, un nouveau messager envoya une lettre pour le conseil de la cité. Voyant le sceau officiel du clergé une nouvelle fois, Kaïlin ouvrit une fois de plus la lettre, pensant que cette dernière était une fois de plus une menace vide de la part des expéditeurs. Cependant, sa réaction fût tout autre en continuant la lecture de la lettre. Plutôt inexpressif à son habitude, il eu un mouvement de sourcil involontaire ainsi qu'une sensation désagréable tout en lissant les mots d'encre sur le papier. Si le messager était rester plus longtemps plutôt que de repartir sur son cheval, il aurait probablement été fait un martyr par l'église.

Après tout, les messagers des mauvaises nouvelles n'avaient jamais été apprécier... Et ce serait son rôle de les apportés...

''Hum... Je pense qu'une réunion au conseil s'impose à présent...''

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'' ... Vos récentes activités laisse à croire que vos actions d'invocations de démon est un outrage et une attaque directe envers le clergé ainsi qu'en ses croyances. Puisque vos refus de coopérer et votre mauvaise foi envers les conceptes sacrés ne sont plus à déterminé, il a été considéré que Balmor ainsi que ses alliés seront considéré comme traitre envers le clergé... ''

Continuant de lire la lettre à ses compaires, Kaïlen tentait de rester le plus distant et le plus neutre possible. Mais surtout de garder son calme dans cette situation. Après tout, il était bien jeune pour être membre du conseil, cette nouvelle devait l'ébranler beaucoup plus que les autres membres, conscient que cette possibilité n'était pas impossible. Après la lecture de cette lettre, il y eu un moment de silence tel qu'il n'y en avait jamais eu auparavant dans cet assemblé. Malgré la présence de ses dix membres et de ceux qui les servaient, personne n'osait dire la vérité qui venait sauvagement de les agressés... Ce ne fût qu'après quelques minutes de ce silence que Seran osa prendre la parole.

''Nous savions tous que ce n'était qu'une question de temps à présent... Le clergé avait montrer leurs véritables couleurs depuis un bon moment déjà avec leurs lettres. La première occassion qu'ils se sont procuré leur a servit pour justifier cette guerre honteuse. C'est d'ailleur pour cette raison que nous avions commencer nos préparatifs, bien qu'à contrecoeur...''

''Il nous faut donc prendre d'autres mesures pour s'assurer d'avoir la meilleur stratégie possible. Il faudra également annoncé la nouvelle au peuple... Chose que je pense qui sera beaucoup plus difficile. Ils ne désirent pas plus cette guerre que nous... Pourtant, ils ne savent que très peu des hostilités ouvertes envers nous...''

Sung Glynel avait dit ses mots, espérant comme tous que cette possibilité de guerre n'arrive jamais. Cependant, une fois qu'elle frappait à la porte, il était difficile de ne pas se préparer à une menace tel que présente. Bien entendu, ils avaient tous la magie de leur côté... Mais le croisement entre le fer et la magie n'était que rarement prévisible. Seran, voyant que la situation pourrait rapidement dégénérer pendant que plusieurs membres du conseil commençaient déjà à discuter entre eux de la marche à suivre, reprit rapidement la parole pour cesser les discutions.

''Nous réfléchiront de ceci à tête reposer... Le soleil est déjà haut dans le ciel et la nouvelle ne ferrait qu'alarmer les résidents et échauffés les esprits... Cependant, nous commenceront dès maintenant à prendre des mesures. Après tout, la guerre est déjà déclarer... Nous reparlerons stratégie demain à la première heure. Cependant, je veux que des ordres soient donner en immédiat.''

Regardant Mirabilis du regard, ce dernier montrait son air calme et neutre comme à son habitude.

''Mirabilis, convoque tout les alchimistes. Je veux que la production de potion de toute sorte et poisons soient commencés sur le champ. Puisque tu connait mieux que n'importe quel d'entre nous les réserves, je te fais confiance à ce sujet. J'exigerais un rapport demain au début de la rencontre du conseil.''

''Bien, grand conseiller.''

''Colrath, Adler... Je vous met en charge de continuer les invocations. Cependant, ne prennez que les démons non-béliqueux et ceux volontaires pour notre cause. Je ne désire pas avoir un soulèvement de démon pendant cette guerre. Assurez-vous que tout se déroule pour le mieux et sans aucun problème.''

Les deux mages se regardèrent pendant un moment. Tout deux évitait souvent l'autre pour éviter de lui tenir compagnie, cependant, Colrath hocha la tête en signe d'approbation. Adler aurait désirer parler plus longtemps de la question d'armement et pour donner des armures aux démons, mais se ravissa. Il lui en parlerait demain probablement. Il donna donc son appui également.

''Firlun, Badruck et Kaïlen. Je vous charge de commencer le recrutement de tout les mages possibles. C'est une tâche que je veux qui soit effectuer dans le plus grand calme. Prenez le moyen qu'il faudra pour convaincre les rétisent et pour les rassurer. Contacter les plus gradés avant de descendre échellon par échellon s'il le faut. Nous aurons besoin de toute l'aide possible.''

''Oui, grand conseiller.'' ''Oui, grand conseiller.'' ''Oui, grand conseiller.''

''Sung... Je te demande la pénible tâche d'annoncer aux résidents la situation dans laquel nous sommes. Je viendrais t'appuyer au moment venu, mais je pense que tu est celle qui pourra leur apporter la nouvelle le plus délicatement. Sieg, je te demande de faire un rapport sur les provisions et le ravitaillement. J'aimerais que la ville soit prête en cas de siège dans le pire des cas...''

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Répondant à quelques questions et en précissant plusieurs procédés, le conseil fût levé pour le moment. Cependant, pendant que les autres membres se disperçaient, le maître était rester à sa chaise, attendant que les autres membres quitte la salle avant de parler à Seran. Lorsque le dernier membre quitta la pièce, les deux hommes se regardèrent ssans dire un mot. Évaluant probablement les forces et faiblesse de chacun, ils se questionnaient tout deux des motivations de l'autre personne devant elle. Cependant, le maître brissa le silence au bout d'un moment, terminant l'attente des deux hommes.

''Cette guerre sainte est un prétexte selon moi... J'ai été sur bien des continents et les hommes de foi n'ont pas toujours chercher à exterminé ceux qui étaient différents... Peut-être est-ce maintenant le cas à présent... Mais je pense qu'ils viennent ici pour autre chose également...''

''Vous pensez que c'est pour prendre le contrôle des mages de la cité qu'ils agissent ainsi?''

''Non... Non... Sinon, ils n'auraient pas jurés de vous exterminés... Le procéder est bien différent entre la destruction et l'asservissement... Non... Ils doivent chercher quelques chose de bien particulier... Peut-être quelque chose dans les archives de la cité... Ou bien les archives magiques du conseil...''

''Je ne vous permettrez pas de fouillez dans les archives. Seul le grand conseiller peut avoir se privillège et vous le savez très bien! Même en temps de crise, je dois respecter les voeux de mes prédecesseurs!''

''Avant de m'interdire tout entrer, laisser moi vous dire ceci. Si je peux trouver l'objet de leurs désirs, il est bien possible que l'on puisse arrêter cette guerre. Bien entendu, ce ne sera pas simple de marchander s'ils sont à nos portes... Mais si je trouve rapidement dans les archives, un bain de sang pourra être évité et la cité retrouverait la paix qu'elle a perdu il y a quelques heures à peines...''

Seran réflechissait, confronter à une idée qui ne le plaisait guère avec une idée qui pourrait peut être éviter une situation des moins envieuses... Mais comment savoir s'il dissait vrai et si ceci était vraiment quelque chose que le clergé voulait. Cependant, le maître avait un point: nombreux sont ceux désirant les connaissances du conseil... Peut-être est-ce que la solution de leurs soucis étaient simplement dans une parcelle de connaissances...

''Laisser moi réfléchir... Je vous ferrez parvenir une réponse demain. S'il y a une mince chance que ce soit la solution, il mérite que je médite dessus... Si vous le voulez bien, ceci restera entre nous...''

''Bien entendu, grand conseiller. J'attendrais votre réponse avec impatience... J'espère que la nuit vous portera conseil.''

Se levant respectueusement de son siège, le maître quitta la pièce pour rejoindre son golem, attendant encore à la sortie. Tel une véritable statue, Karl attendait, sans émotion, que son maître revienne. Malgré le fait qu'il n'aimait pas ce dernier, il était son golem... Il le savait et n'oserait le défier. De plus, c'était lui qui lui apportait sa mana quotidienne. Ce dernier, en donna une part de son énergie magique au golem, marchait dans le couloir.

Aucun mot n'était dit, mais Karl savait... Le golem savait toujours quand le maître avant un plan derrière la tête...
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:07

La soirée de "débauche" qui avait suivit mon bref entretien avec Oryn et mon acceptation dans ce groupe de mercenaire eut en ce qui me concernait son utilité puisqu'elle me permis de faire connaissance avec quelques membres notables de la  bande de mercenaires que j'accompagnerai dans cette guerre. En premier lieu il m'avait été donné de bavarder avec l'intendante, oui car il s'agissait bien d’une femme, une sacré matrone chargeait de la répétition aussi bien de la nourriture que des flèches nécessaires aux archers que du butin récolté et que les membres de la bande n’avaient pas caché par devers eux. Discutant quelques minute avec elle quand au déroulement de sa tâche je cru deviner chez elle une personnalité forte et surtout intransigeante, elle ne donnait pas rien pour rien et cela m'étonnerait pas qu'elle prive certains mercenaires de nourriture s'ils n’avaient pas fait montre d'assez d'ardeurs au combat. Cependant elle n'avait pas tardé à s’éloigner pour aller recommander une bière alors que pour ma part je reposais ma chope, ayant déjà la vision qui devenait un peu flou après quelques décilitres de ce breuvage. Comme pour me secouer je me massais ardemment les yeux avec deux doigts et mon geste ne passa pas inaperçu vis à vis d'une autre individu en robe noir qui sans me demander mon avis posa soudainement une main, qu'il venait de déganté, sur mon front. Avant que je ne réagisse à ce comportement il se présenta comme l'apothicaire , le barbier, le médecin et le chirurgien du groupe et s'excusa pour son geste, simple vérification. Après tout j'étais nouveau et rien ne pouvait lui dire que je n'étais pas atteint d’une maladie qui auraient pu affecter les autres et il avait profité du moindre symptôme potentiel, ici la fatigue, pour s'en assurer. Foutaises eus je envie de lui répondre, mais je me contentais de hocher poliment la tête  face à ses excuses et ses explications, devinant à la passion qu'il mettait dans chacun de ses mots que ça ne serait pas le seul geste déplacé qu'il aurait dans "l’exercice" de son art... Enfin au moins semblait il suffisamment adroit pour sauver plus de vie que d'en écourter, néanmoins je prenais moi même congé de sa présence ainsi que de celle du reste du groupe. Après tout, il valait mieux à mes yeux que nous soyons prêt de bonne heure demain et je ne voulais pas risquer qu'ils partent sans moi car j'aurai dormi trop longtemps, ce qui arriverait surement si je m'endormais en même temps qu'eux ou ingurgitait ne serait ce que la moitié d'alcool que chacun d'entre eux consommait. Ainsi d'un pas peu assuré, mais pas encore titubant, je m'approchais du comptoir où le patron débordé servait les mercenaires avec une sorte de joie mitigée... Après tout il était vrai qu'il devait être rare qu'il récolte autant d'argent en une soirée, mais si cela continuait à ce rythme ses réserves ne tiendrais pas la moitié de la nuit. Après quelques secondes d'attentes je profitais d'une accalmie dans les commandes pour taper sur le bois vermoulu du bar afin d'attirer l’attention du patron, auquel je soumettais sans plus attendre ma demande alors que déjà des appels à l’aide visant à remplir de nouveaux chopes et godets se faisaient entendre. Sans me faire attendre il me donna une chambre seul, la troisième à droite et le laissant seul  à son difficile approvisionnement je montais à l'étage et rejoignais ma chambre, où je m'affalais sur le lit présent sans même prendre la peine de retirer ma tenue... Bien sûr de nombreuses questions étaient encore présentes dans mon esprit, mais je me permettais de les ignorer afin de me reposer, ce malgré les beuglements de mes camarades.

Au lendemain je me réveillais avec un certain mal de crâne et également certaines courbatures... Il allait encore falloir quelques nuit pour m'habituer au fait de dormir dans une tenue inappropriée, mais ces deux facteurs ne m’empêchèrent pas de me lever, non sans un léger, mais long, gémissement... Quelle ne fut pas ma surprise en remarquant alors que toutes les portes des chambres du couloir était grande ouverte, et que de fiat les occupants avaient du quitter les lieux, et qu'en me penchant au dessus de la balustrade je ne vis personne dans la salle... Alors... Soit contrairement à ce que j'avais songé aucun d’entre eux n'avait dormi ici, soit malgré ma tentative pour me  lever avant eux ils étaient déjà partis depuis longtemps. Je m'empressai alors de descendre les marches en lançant quelques piécettes de cuivre sur le comptoir du marchand pour lui payer la chambre et j'en profitais pour l'interroger sur ceux que j'accompagnais hier. Cela me permit d'avoir la confirmation qu'ils n'avaient pas sommeillé ici et que les habitants des autres chambres n'étaient que des marins partit durant la nuit, alors dans ce cas où étaient partit ces mercenaires ? Alors que j'essayais de soutirer ces informations au tenancier, qui n'en savait rien, je sentis une main se posé avec vigueur sur mon épaule, m'arrachant un sursaut alors que je portais mes mains à la poignées de mes lames.

"Inutile... Tu serais déjà mort s'il s'agissait de quelqu'un te voulant du mal, et ça serait aussi le cas si tu avais des ennemis un tant soit peu malin. Ne jamais dormir dans la taverne où on a bu, il est bien trop simple de préparer ta chambre en un traquenard à l'avance. Et... Toujours être vigilant même dans des moments anodins comme celui ci."

Surpris par ces propos prudents je tournai la tête pour découvrir le faciès rude, mais pourtant souriant d'Oryn qui me fixait comme un enfant qui prenait son camarade à défaut et c'était en quelque sorte le cas. certes hormis parmi les démons je n’avais pas d'ennemis, mais les connaissant il ne serait pas surprenant que l'un d’entre eux parvienne à s’infiltrer dans un bouge quelconque... Je lui adressais alors à mon tour un sourire, reconnaissant celui là, et me promettait de mettre en application ses paroles.

"Vous auriez pu me prévenir quand même. J'aurai pu partir juste après et cela vous aurait fait une lame, gratuite qui plus est, de moins... Bien que vous devez en avoir un peu cure au vu du nombre de celles déjà sous vos ordre."

J'eus alors l'heureux réflexe de me décaler évitant une tape sur le crane du colosse, qui bien que se voulant affectueuse aurait surement aggravée mes maux de tête, qui m'arrachèrent d'ailleurs un gémissement alors que, nous mettant d'accord de manière tacite, nous tournions les talons pour quitte ce lieux.

"Ne dit pas de bêtises ! C'est moi qui t'ai invité dans le groupe et ce genre d'erreur est courantes chez les novices, je savais à quoi m'attendre. et cela valait aussi pour ton heure de réveil car j'ai la certitude au vu de la descente médiocre que tu avais hier et de ta douleur que tu n'es pas habitué à participer à de tardives beuveries... Je serai presque à parier que tu es encore puceau je me trompe ?"

Sa remarque concernant l’alcool m'arracha un léger sourire, alors que les effets désagréable de la boisson commençaient à se dissiper. Il avait parfaitement raison je n'avais presque jamais touché à pareil boisson jusqu'à ce jour et je comptais bien rester raisonnable à ce sujet, car même si on pouvait s'y habituer cela pouvait être une véritable faiblesse, bien que j'ai moi même commis d'autres erreurs... Et mon sourire ne fit que s'agrandir quand il évoqua mon rapport avec les femmes. Non c'était vrai je n'avais jamais eu de véritables relations charnelles pour trois raisons très simples que j'exposais sans aucune honte aucune, car à mes yeux il n'y avait pas à en avoir, le fait de s'unir à une autre n'était qu'un plaisir dont on pouvait se passer à mes yeux.

"Vous avez raison sur tout les tableaux, tant pour l'alcool que les femmes et concernant ces dernières. Le pourquoi est assez simple. Je doute tout simplement qu'un dame respectable tombe amoureux d'un larron comme moi, je me refuse à payer la ribaude, et pour des raisons qui me seront propres aucune n'accepterait de le faire avec moi pour le plaisir."


Alors qu'il se contentait à mes deux premiers commentaires, il parut interloqué par le dernier, essayant de savoir ce qui en moi pouvait bien me permette d'affirmer cela... Néanmoins il ne posa pas de question, tout simplement par politesse ou bien parce que nous nous approchions des portes de la ville proprement dites et qu'il aurait pu paraître curieux aux yeux des gardes d'avoir pareil sujet de discussion... Et il était inutile d'espérer pouvoir aborder sérieusement ce sujet par la suite, puisque le grand arche de pierre aux battant de chênes amplement ouverts donnait directement sur une gigantesque place, servant habituellement au marché, mais qui en ce jour servaient de lieu de ralliement à l'armée et même si je m'étais un peu préparé à la chose je ne pus m’empêcher de rester un instant estomaqué par la vision qui s'offrit à moi... A première vue on aurait pu croire qu'entre les hommes qui s'affairaient en tout lieux, les différentes chariots, je notais par ailleurs qu'ils étaient tous d'acier et couverts de runes, probablement pour les protéger de la magie et les étendards chatoyants, mais tous divers qui couvraient la place il régnait en ces lieux une anarchie complète. Mais il suffisait de regarder les gestes de chacun, même de ceux qui n’étaient pas en arme, pour y voir transparaître une coordination minutieuse et une discipline des plus efficaces.

Cependant mon observation fut de courte durée Oryn m'amenant dans un coin un peu à l'écart où était réunis la plupart des mercenaires que j'avais vu hier, mais également bien d'autres, provenant probablement tous d’autres compagnies. Comment pouvais je affirmer avec certitude qu'il s'agissait de reître ? Tout simplement car je n'apercevais aucun blason, contrairement aux fautes hommes d'armes que j'avais vu et ils étaient trop bien équipé pour être de simples conscrits ou mêmes des miliciens. Je me fondais alors au milieu de cette faune, assez peu rassurée car je savais  que les soldats de fortune étaient rarement d'honnêtes gens. De fait j'essayais de demeurer aux cotés de ceux dont j'avais fiat la connaissance la veille, ce qui semblait en vérité un peu le cas de tout le monde, les différents groupes ne se mélangeant pas. De toute manière l'heure n'étaient pas à la convivialité et bien qu'il y ait de nombreux échanges de paroles elles étaient faites tellement faiblement qu'on les percevaient à peine, d'autant plus étouffés par le bruit des armes que l'on fourbissait et des armures que l'on rajustaient, mais ce brouhaha sembla s'interrompre quand, au grand dam des manouvriers Oryn se hissa sur une pile de caisses pour surplomber ces hommes qui seraient sous ses ordres pour cette campagne. Ce qui allait suivre était évident, même pour un novice comme moi et cela donnerait un léger aperçu des capacités de meneurs de ce colosse.

"... Je sais parfaitement que certains n'apprécient pas la situation qui fait que je serai vu officiellement en tant que votre supérieur à tous, que cela soit par individualisme ou mépris à mon encontre. Sentiments que je comprends parfaitement, après tout ne suis je pas surnommé le "commandeur" car je n'ai jamais obéi à des ordres avec lesquels je n'étais pas d'accord ? Cependant nous sommes des hommes de mains et de fait nous nous devons de respecter le contrat que nous avons passé. Je ne vous servirai pas de belles paroles en vous disant qu'il est toujours temps de vous raviser, car ce n'est pas le cas, que nous allons au devant d'une victoire triomphante, car nous en sommes incertains... Mais quelle que soit la raison qui nous est mené à prendre cette voie qu'il s'agisse du désir de liberté, de gloire ou de richesse ou pour des raisons plus obscures nous l'avons également fait car nous avons ce sentiment ce don que nul homme, nul roi, nul dieu ne peux nous enlever. Cet art de mener la guerre sans nous voiler la face derrière des motivations honorable, nous nous battons, pour nos buts respectifs et nous en sommes fiers ! Et un contrat... Doit être respecté par les deux parties ! Peu importe que les nobles ou le clergé nous forcent à courber l'échine, je peux vous assurer qu'en aucun cas je ne les laisserai tenter de nous la briser !"

Sur ces mots il dégaina son cimeterre le levant vers le ciel, le soleil fit luire l'acier, comme si ces mêmes puissances divines qu'il avait nargué  approuvaient la voie qu'il empruntait et offrait à chacun des hommes qui lui faisait face. Ces derniers par ailleurs l'imitèrent en l'acclamant, on discours semblant avoir porté ses fruits et moi même je suivais le mouvement, levant mes deux lames vers mes nuées... Peu importe ce qui nous attendait, j'avais la conviction que cette guerre marquerait tout les esprits qui y participeraient, le mien y compris et j'avoue... Que j’avais une certaine appréhension cette empreinte pouvant très bien m'être néfaste, mas il me semblait que c'était le prix pour participer à des grandes choses et à mes yeux... Avoir l'opportunité de me battre conte une horde infernale aux côtés d'autres hommes, peu importe qu'ils partagent ou non mes aspirations, étaient le plus grand acte qui pouvait m'être donné d'accomplir. De toute manière comme il  l’avait dit il était trop tard pour se retirer, même si je n'étais pas vraiment compris dans le contrat qu'il évoquait. Après que les hommes se soient calmés il s'assit de manière plus nonchalantes sur les caisses, sortant une pipe d'une sacoche qu'il alluma et se mit à fumer paisiblement.

"Ceci dit, pour ceux qui n'ont pas déjà participé à une guerre, il y a certaines règles tacites tel que ne faire de pillage sans but autre qu’amasser du butin, pas de massacres gratuits, tortures laissés aux personnes assermentés... Bien sur vous pourrez les ignorez à vote guise, des chevaliers le font bien et cette armée à trop besoin de nous pour tenter de nous démotiver en punissant certains des notre cependant... Je ferai une affaire personnelle si l'un d’entre vous bafoue ces règles, mais vous avez un avantage... Contrairement aux chevaliers ou à leurs soldats qui le feraient... Vous êtes prévenus. J'ai cru comprendre qu'on attendait plus que les inquisiteurs et leurs suivants pour partir, alors allez rejoindre les autres troupes à votre guise. Concernant les mages un de ces chariots a été mis à votre disposition, vous êtes à près tout un des meilleur atouts de notre côté pour vaincre vos confrères, donc ils souhaitent vous protéger..."

Cette dernière précision sembla bien vaine, puisque visiblement aucun homme  n'alla dans le chariot désignés, et que les seuls qui s'en approchèrent s'en servirent pour y poser leurs dos... Quelques parts c'était plus prudent, puisque s'il y avait des mages dans notre troupe ils étaient tellement semblable à n'importe quelle autre des mercenaires, si on pouvait évoquer le terme semblable pour une troupe aussi hétéroclites, qu'il serait difficile pour quelqu'un ne les connaissant pas de savoir qui ils étaient précisément alors que les isoler dans un chariot les auraient peut être "protégé" mais auraient également prévenu nos ennemis de l'importance des hommes s'y trouvant. Je remarquais cependant que les autres chariots, une vingtaine en tout semblaient quand à eux bien remplis, leurs portes étant fermées et cadenassées. Je remarquais alors qu'un d'entre eux étaient entourés de soldats aux écusson frappés du blason d'Astran, une balance dont le pilier évoquait la forme d'une épée. Quel individu pouvait mériter pareil protection ? La réponse me fut apportait par un de mes désormais collègues qui remarqua mon intérêt pour ces véritables forteresses roulantes.

"Impressionnant n'est ce pas ? Il parait que ce sont les inquisiteurs associés aux meilleurs forgerons du pays qui ont crées ces trucs. Ils peuvent résister aussi bien aux assauts physiques les plus brutaux de par l'habilité des artisans qu'aux sorts les plus redoutables de par les bénédictions des inquisiteurs... J'ai beau ne pas être croyants je dois reconnaître qu'ils ont fait un sacré boulot au vu de ce qu'on m'en a dit. Je pense que tu veux savoir ce qu'il y a dedans ? Et bien justement des artisans qui façonneront les armes dont nous avons besoin pour prendre une ville, les composants le permettant et dans le chariot du milieu, entouré par des gardes et que tu fixes c'est le conseiller Baldan, désigné par ses confrères pour mener cette guerre. Un home capable apparemment mais pas fichu de se défendre tout seul."

Je haussais alors le sourcils, surpris par tout ces détails qu'il me donnait, n’était ce pas imprudent ?

"Je pourrai être un espion et ces informations que vous me donnez sont précieuses..."

"Alors dans ce cas je te souhaite bien du courage car les inquisiteur eux vont marcher aux côtés de nous et peu importe ton talent ils sauront te mettre à jour... D'ailleurs au vu de l’attroupement qui se forme je dirais qu'ils vont bientôt sortir du palais... Et peu importe que tu sois croyant ou non vaut mieux être présent sinon tu vas faire suspect."

Comme pour accompagner ses propos il me tira la manche pour que je le suive, sans pour autant m'y contraindre et c'est ce que je fis. Il semblait être un vieux briscard avec bien plus d’expérience que moi, alors pourquoi ne suivrai je pas mon conseil ? Même si je n'appréciais guère les affaires de cultes il ne m'en coûterait rien. Même avec mon démon, mon aura devrait se perdre dans la masse ou au pire on n'y prêterait  guère attention au vu de la faiblesse de mon démon... Du moins je l'espérais et chassait ces pensées de mon esprit alors que je voyais l'attroupement qui s'était formé, au moins dix fois plus importants que celui des mercenaire. Comme animé par une volonté commune toute l'armée s'était réunis en rangées parfaitement ordonné et s'était agenouillés, même les paysans se montrant dignes, formant deux blocs d'un part et d'autre fendues par une sorte d'allée qui partait de l'entrée d'une église pour rejoindre le centre de la place, non loin des chariots. je rejoignais l'autre mercenaire à l'extrémité du bloc de droit, apercevant un peu plus loin Oryn qui même en baissant le visage imposait encore le respect, parfaite figure représentative de son discours. Les portes de l'église s'ouvrirent alors et les inquisiteurs en sortirent accompagnés d'homme en arme, tous vêtus de robes noirs ou pourpres, il ne faisait guère de doutes qu'ils étaient d'une caste aisé, mais tous se montraient rêches et leurs gestes laissaient à penser qu'ils n'étaient guère à sous estimer... Mais nul individu doué de raison ne chercherait à s'en prendre à eux seul au vu des deux imposant hommes, vêtus d'armure chatoyantes et qui marchaient en duo aux côtés de chacun des clercs. A peine firent il quelques pas qu'un chant s'éleva de nombreuses gorges.

"Nous sommes les élus. Nous versons notre sang. Pour la foi qui nous mû. Pour vaincre les déviants."

Il y avait bien une chose que je devais reconnaître à la foi. Elle avait un don pour réunir sous une même les sots, les faibles et les hypocrites.

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Au vu des évènements de la vielle le départ à l'aube fut des plus douloureux pour Baldan, qui subit bien évidemment de nombreux quolibets, mais il n'en avait cure. Il ne devait pas s'en soucier, il s'agissait désormais de penser à une formation à adopter durant le  voyage. Au moins allait il avoir tout le temps nécessaire à cela, puisque l'armée partirait vers midi, lui devait être prêt avant afin de pouvoir monter dans le chariot et ne pas s'exposer un seul instant sur la place le temps que l'on mette les attelages et les autres  forteresse mouvante en place. Au moins lui avait on permis de demeurer en présence de son ami Gerald. Par ailleurs il le fixait une serviette humide sur le crâne, interloqué par sa mine fraîche alors qu'il avait bien plus bu que lui. Ainsi après une heure de discussion à propos du comportement à avoir il ne tint plus, la chaleur que transmettait le métal des chariots n'aidant pas qui plus est...

"...Comment tu fais pour avoir pareille figure après notre soirée d'hier ?"

"J'attendais que tu le demandes. T'en auras mis du temps !"

Sans plus de mot il tira une fiole de sa ceinture et la tendit à son ami qui saisit avec un peu de méfiance le récipient de verre contenant une mixture brunâtre... Après quelques hésitations il le déboucha, libérant des flagrances infâmes, mais faisons confiance au vieux chevalier il but cul sec la mixture avec une grimace de dégoût... Au moins ce pénible effort fut payant puisque la douleur disparut dans la seconde qui suivit, sa bouche cessant également d'être pâteuse et son regard se fit plus vifs, usant d’ailleurs de ce dernier pour interroger le vieil homme qui lui répondit avec un sourire.

"C'est un remède contre la gueule de bois fait par un de mes amis. un vieux sage d'une ville lointaine, aux dernières nouvelles il était accompagné d'un troll qu'il avait réussis à soumettre, d'un rouquin avec deux mèches noires et de ses deux filles charmantes, mais opposées au possible... Désolé au passage pour l'odeur, mais c'est un preuve que c'est efficace avant même qu'on ne le boive !"

Se contentant de se sourire mutuellement suite à cela ils reprirent leurs discussions là où ils l'avaient laissé, mais ils avaient au final fait rapidement le tour de la question, la seule chose qui était à craindre seraient les réclamations possible du clergé ou des chevaliers, d'autant plus que certains de ces derniers, comme ce or-poigne, étaient la lie de leur caste, durant le voyage, quand aux affrontement direct avec les mages... Malheureusement leur nature elle même empêchait de prévoir un plan à l'avance. Au final leur discussion se fit plus amical jusqu'à ce que la clameur des croyants ne se fasse entendre.

"Je crois que l'armée va bientôt partir, je vais donc te laisser. Juste récapitulons. Durant le voyage les archers, les prêtres et les mages mercenaires seront vers le centre de la troupe afin d'avoir le temps de bander leurs arcs et préparer leurs sorts sans être les premières victimes de l'assauts. Les hommes se battant à pieds et au corps à corps formeront le cordons extérieur de la troupe sur plusieurs rangées. les cavaliers, s'ils ne sont pas en éclaireur, quant à eux devront se tenir un peu en retrait prêt à charger si nous sommes en plaine, quelques archers les accompagneront également pour leur permettre de réagir face à des assaut à distance, sur d'autre territoires qui seraient moins favorables à des cavaliers ils devront rester mettre pieds à terre , leurs chevaux serons rajoutés en attelage des chariots ou seront attachés à l'arrière de ces derniers. Les paysans seront quant à eux charger de mener les chariots... Et bien sûr pour ne pas laisser le temps à l'ennemi de renforcer ses troupes plus que ce que nous pouvons nous le permettre nous emprunterons la voie la plus courte, ce qui nous amènera à passer par une forêt, chaque homme pouvant en avoir une en sa possession devra se munir de piques pour pouvoir déloger des assaillants qui se seraient dissimulés dans les arbres. Enfin dernier détail mais non des moindres chaque homme, même les mercenaires, devront se soumettre à l'examen des inquisiteurs... Et ton système de protection demeure inchangé je suppose ?"

Il n'eut pour réponse qu'un simple hochement de tête qui lui fut amplement suffisant pour quitter le chariot, toujours gardés, les fantassins l'entourant devant bien être les seuls personnes qui n'assistaient pas à la procession des inquisiteurs... Qu'il rejoignit ,sachant qu'il ne pouvait pas se permettre d'y déroger au vu de sa position. Le malheur voulu qu'il se retrouve aux côtés de ce chevalier pillard d'Or poigne qui, sans se relever lui adresse un sourire méprisant.

"Alors vieux croulant ? On essaye d'absoudre ses pêchés ? Je crains qu'il va te falloir un peu plus que plier le genou pour que l'église te pardonne tes actes abjects."

Gerald aurait pu en dire autant à son égard, mais il se tut, la moindre altercation pouvait lui être fatal au vu de son état de semi-paria. Il devait juste supporter ces quolibets et tenir bon... Pour son fils.

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A la vue de tout ces fidèles réunit pour la gloire de leur dieux commun il ne faisait aucun doute pour Geoffroy, marchant en tête de la procession que cette sainte campagne ne pouvait qu'être une éclatante victoire pour leur causes. D'autant plus qu'il n'était pas ignorant de la guerre et s'il savait la magie redoutable il en connaissait justement de nombreux détails comme bien des personnes alors qu'eux de leurs côtés avaient plusieurs armes dont les mages de Balmor ne savait rien. Les pouvoirs divins des inquisiteurs, cette poudre explosive que ces ingénieurs avaient amené avec eux... Et Ferliost, cet homme qu'on lui avait confié et qu'il pouvait apercevoir dans la foule, où il ne se démarquait uniquement pour ceux qui connaissait son existence. Son atout le plus précieux et le plus secret. Toujours est il qu'ils connaissaient leurs forces et celle de leurs adversaires alors que ce dernier ne devaient connaitre que les siennes.

*Connais toi toi même et ton adversaire, et si ce n'est pas son cas, la victoire t'es assurée*

avec cette pensée en tête sa confiance s'accrut un peu plus. Du moins jusqu'à ce qu'il ressente une énergie malsaine, démoniaque, c'était faible, endormi, mais présent. il manqua de s'arrêter pour en chercher la provenance, mais il ne pouvait se le permettre. Il se ressaisit avec tellement d'adresse que même ses camarades, qui ne s'étaient rendu compte de rien, ne s'interrogèrent pas sur son comportement. Il avait été incapable de localiser précisément cette force, mais il avait la certitude qu'elle était dans un des membres de cette armée ? Un espion ? Il faudra alors sonder tout ceux pouvant avoir accès à des informations précieuses. Un assassin ? Pourquoi pas effectivement, avec leur bouclier magique il était impossible à un tireur ou un mage qui serait perché sur un des toits ou, ultime sacrilège, dans l'église de les abattre, mais leurs protections ne dévieraient pas des coups de lames répétées, bien que de par la présence de leurs paladins la possibilité que cela se produise était minime. Ainsi, le chant qui lui parvenait lui parut un peu moins harmonieux et il se fit plus vigilant, prêt à réagir si le moindre des hommes qui les entouraient avait un comportement suspect... Mais cela n'advint pas et il arriva sans encombre au centre de la place, où il se retourna pour faire face à ces fidèles qui abritaient une infâme brebis galeuse. Ses collègues quant à eux se mirent derrière lui afin de le laisser parler c qu'il fit avec verve avec fougue pour être entendu de chacun.

"Aujourd'hui est un jour béni. Le jour ou après bien des années sans un signe les dieux nous ont donné la permission... L'ordre de détruire ce cloaque qu'est Balmor ! Et le jour où nous y parviendrons le sera encore plus mes frères ! Nous accomplirons alors la volonté divine et nous en serons récompensés ! Les dieux nous soutiennent ! Nous ne pouvons faillir ! Et si vous devez mourir de par les maléfices de ces serviteurs des ombres votre âme sera guidé vers les plus grandes félicités !"

Terminant là son discours, il s'emportait tellement dans ses paroles que la présence démoniaque sortit de son esprit,mais il ne l’avait pas oublié et une fois que son ardeur religieuse s'apaiserait il y songerait... Mais en attendant il fallait mener ces brebis et c'est ce qu'il fit donnant l'ordre du départ, toute la troupe se mit alors en branle dans une marche brouillonne et chaotique. Ce qui ne facilita pas la tâche de Gerald, cependant après avoir parcourue plus de deux lieux il avait fini par faire parvenir les directives nécessaires et l’armée ressemblait désormais réellement à une troupe et non plus à une meute de chiens.... Bien qu'au fond la plupart des hommes la composant le demeuraient.

Des chiens de dieux.
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:08

La nuit était tombé sur la grande cité des mages, encore inconsciente des dangers qui la guettait. Que ce soit le père de famille qui bordait sa progéniture dans leurs lits avant de raconter une des légendes du passés, la bande de joyeux fêtards qui célèbraient en buvant une enième chope de bière ou simplement le démon qui était sur les remparts, observant au loin la lune monter dans le ciel. Cette quiétude allait bientôt changer, le conseil le savait à présent. Tous avaient leurs tâches, leurs devoirs... Mais également leurs familles et leurs amis dans la grande ville. Ce n'était jamais simple une guerre, que ce soit d'attaquer ou de se protéger.

La mort prend si aisément les êtres qui nous sont cher, la guerre n'est qu'un autre instrument de la grande faucheuse pour garder l'équilibre dans ce monde. Pères, mères, enfants... Nul n'étaient épargnés des souffrances que ce cercle entraine. Cependant, la seule chose que l'on sais de la vie, c'est qu'elle prendra fin un jour. La seule chose qui restait a choisir était la façon dont elle finissait...

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Seran était encore dans la salle du conseil, méditant sur les paroles qu'il avait entretenu avec le maître. Il ne savait pas quoi penser sur ce sujet pour le moment, alors il décida de l'écarter pour le moment. Si le clergé avait déclarer la guerre, il y aurait peu d'allier... Personne ne se tiendrait à leur côté, ne serait-ce que pour leur envoyer des troupes ou pour acceuillir des familles dans le besoin. Ils ferraient du commerce tant que le clergé ne les empêcheraient pas de le faire, mais allaient-ils vraiment prendre cette chance?

Il y avait cependant Place-gaie qui pourrait les supporter, mais à peine. C'étaient de bonnes personnes, mais ce n'étaient pas des guerriers. Peut-être accepteraient-ils de recueillir des familles et les enfants des protecteurs de la cité en cas de besoin... Ce serait à envisager puisqu'il était certain que le clergé avait déjà commencer a réunir ses troupes si ce n'était déjà fait...

Soupirant un moment, il murmura ensuite quelques paroles d'un language que peu de non-mage comprenait. Regardant le pot d'encre, la plume ainsi que le morceau de parchemin qui y apparu, il empoigna fermement la plume rouge vif et commença à écrire. Ce ne serait pas ce soir qu'il dormirait, il en était presque certain...

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Colrath regardait les mages continuant d'invoquer les démons du mieux qu'ils pouvaient. Des démons de toutes formes et de toute couleurs arrivaient de cette salle dans une résidence temporaire pour les démons. Si les membres du clergé voyait ceci comme une abomination, Colrath voyait la scène comme l'arrivé de nouveau peuples venu de loin paysages. Certains, une fois dans le monde des vivants, souriaient envers les invocateurs tout en les remerciants. Si la majorités n'étaient des plus expressives, ils remerciaient les mages pour la pluspart.

Cependant, au fil des heures, les démons devenaient moins nombreux par arrivé. Les mages se relaient, mais le proble ne venait pas de ça. Les démons acceptables dans leur societé étaient arrivés, les autres n'acceptaient pas ou ne correspondait pas aux conditions d'admission... À ce rythme, il y avait encore pour quelques jours d'invocations, mais ensuite ce serait la panne sèche... Cependant, toute aide était apprécier et aucun accident n'avait été provoqué, ce qui plairait à Alder ainsi qu'au reste du conseil. Elle resterait debout toute la nuit s'il le fallait...

Puis, une idée vint en tête de la mage: si le clergé était si intolérent envers les démons et autres monstres, est-ce que le clergé finirait par renier tout humain au final?

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Mirabilis avait déjà tirer les alchimistes hors de leurs lits confortables pour les informés de la situation. Malgré le fait qu'ils étaient contre cette guerre et que leur sagesse les conseillaient de partir, le conseiller réussi à les convaincres de rester. La guerre était loin d'être perdu et s'ils avaient besoin de l'aide de quelques personnes pour faire la différence, c'était bien la leur! Ils pourraient sauvés des vies avec leurs efforts! C'était maintenant qu'ils devaient agir, sinon personne ne le ferrait. De plus, ils avaient jurré allégeance au conseil, ce qui appuyait encore plus son argument.

Les alchimistes devaient avoir prit leur décision de les aidés après les quinze première minutes, mais continuèrent cette discution pendant une heure, question de se venger d'avoir été tiré aussi brutalement du lit. Ses alchimistes... Ils n'ont jamais le sens des priorités... Et il le savait puisqu'il en était un!

Il avait encore des listes à vérifier, des potions à tester, des ingrédients à commander... Non, il avait assez de travail pour plusieurs jours... Le sommeil attendra, ce n'était pas le bon moment!

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À l'extérieur des remparts se trouvait un petit bois, ayant poussé avec le temps et les soins prodigués par les habitants de la ville malgré son expansion régulière. Au milieu des bois se trouvait le loup solitaire, marchant tout en regardant la nature de ses lieux. En tant que druide, Sieg était beaucoup attacher à ses lieux comme l'avait été ses ancêtres qui avaient vécu ici. Renifflant les odeurs diverse, regardant le paysage sous le clair de lune, le mage craignait de ne pas pouvoir y retourner pendant cette crise. L'issue pour lui était incertaine, mais il se devait de protéger ses hommes et femmes qui l'avaient accepter. Ils avaient préservés la nature, alors il pouvait agir comme allier venant de leur part. Cependant, il était hors de question de faire combattre les animaux, c'était un fait... De plus, ils ne le ferraient pas pour rien au monde...

Seig déambula une bonne partie de la nuit dans sa forêt. Il dormirait une fois le soleil lever avant la rencontre du conseil...

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Ayant prit un plan des remparts, Alder fixait des points de repère pour les endroits stratégiques à renforcé à l'aide de runes. Le matériel devait aussi être vérifier pour s'assurer que tout soit en place. Les runes et autres symboles de protection devaient être apposé. Il devait également penser à la suite des opérations. Ils n'attendraient pas simplement que l'ennemie frappe à leur porte, ils devaient agir et rapidement!

''Je viens d'obtenir une information d'un des espions dans la ville d'Astaran... Je n'ai pas fait une longue communication, alors il ne devrait pas y avoir de problème au niveau de la discrétion. De plus que je m'éfforce de cacher les envoies, il y a personne qui ne pourrait repérer cette communication. Ou du moins, assez pour ne pas faire repérer notre homme. Ils ont peu de mages pouvant me tenir tête à ce niveau.''

''Fort bien... Restons discrèt le plus longtemps possible. Sinon, quel sont les nouvelles?''

''Ils se préparent au grand départ déjà... Ils n'ont pas perdu de temps, ils se sont préparer longtemps et on attendu le bon moment. Plusieurs équipes de mercenaires sont avec eux, alors les espions ont facilement pu intégrer leurs rangs ou se disimulé dans la ville pour le moment.''

''Très bien. Note moi les informations que tu as et ensuite prend un peu de repos... Tu en aura besoin pour les prochains jours... Moi, je dois faire quelques petites suggestions pour demain...''

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Malgré le fait que les deux mages étaient des êtres très peu versé dans les paroles et les situations stratégiques, Badruck et Firlun commençaient déjà à écrire des lettres et autres messages que les mages de toutes sortes recevraient. Pendant que Firlun écrivait les messages, Badruk les enveloppaient et apposait les symboles du conseil.

''Moi penser que eux mérite d'être brûler... Eux vouloir mettre nous sur bûcher alors que eux veulent nous tuer car nous accepter les autres...''

''Ils veulent se débarasser de tout ceux qui les renient... Alors du coup, plus personne n'est en sûreté avec eux dans les parages... Le conseil avait déjà supporter leurs avances auparavant, c'est maintenant que l'on voit que leur intolérence a franchis le cap du tolérable...''

''Toi penser que tout hommes et femmes sous le clergé sont mauvais?''

''Non... Certains ne sont pas mauvais... Simplement mal guidé. Enfin, c'est mon avis, mais le clergé utilise une morale pour manipuler les masses. Alors du coup, il est facile de justifier les pires actes en dissant que c'est pour le bien de leur cause... Le fanatisme est une des pires choses...''

''Alors... Nous combattre eux alors que eux et nous sommes pareilles? C'est compliqué les humains, je dis...''

''Les gobelins aussi sont compliqués à comprendre... Surtout quand ils apposent le même sceau une dizaine de fois sur la même lettre!''

Voyant sa gaffe, les deux mages ne purent s'empêcher de rire nerveusement de cette situation... Rien ne dit qu'ils survivront, mais tout deux savaient qu'ils ferraient tout ce qui est possible pour le faire...

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Les deux seuls membres du conseil qui trouvèrent sommeil bien rapidement furent Sung et le maître. Tout deux dans leurs quartiers respectifs, Sung avait rapidement trouver sommeil, décida de laisser ses rêves la consolée légèrement des évènements présent. Elle savait qu'elle trouverait quelque chose à dire demain, alors elle tenta de se détendre le plus possible, espérant être en forme pour demain.

Le maître, lui, savait quoi faire: attendre. Il savait qu'il pourrait convaincre Seran. Il était sage, mais le maître savait quels mots dire. Il n'avait qu'à attendre, rien ne pressait. Le avait demander à son golem de jouer un air de violon pour le détendre. Il aimait bien entendre de la musique avant de dormir... Ça lui rappelait des souvenirs si lointains qu'il avait l'impression que c'était ceux d'une autre vie.

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Le conseil s'était rassemblé de nouveau quelques heures après que le soleil se soit levé. Les membres qui le compossaient arrivèrent progressivement, tous ayant leurs rapports en main et leurs idées pour la marche à suivre. Cependant, les nouvelles étaient plutôt bonnes pour le moment. Une bonne réserve de potion et autres elixirs étaient présente et les alchimistes avaient donner leurs accord. Les mages pourraient donc avoir un précieux atout avec ses concoctions de toutes sortes. Sieg avait fait un rapide inventaire, mais comme on pouvait se douter, ils auraient besoin de beaucoup plus de nourriture. Il demanda donc la permission au conseil de pouvoir acquiérir des contrats pour amasser le plus de vivres non périssable. Demande qui fût accepter avec la gravité de la situation.

Pendant que Colrath assura que les invocations continuaient de bon train, malgré le fait que ses dernières devenaient de moins en moins constantes. Cependant, les renforcements de démons étaient beacoup plus grand que prévu, ammassant près de 200 nouveaux êtres en quelques jours. Il était inutile de spécifier que celle nouvelle était très bonnes en vue des circonstances puisqu'il n'y avait eu aucun débordement.

Kaïlen rapporta les nouvelles des espions qu'ils avaient eu, ajoutant que ses derniers étaient déjà prêts à marcher vers Balmor. Leur départ était imminént, si ce n'était pas déjà fait... Le clergé n'avait attendu que cette ouverture pour partir immédiatement. Heureusement, ils avaient déjà commencer leurs préparatifs. Mais une réponse si vive était signe que tout avait été planifié depuis des lustres...

Tandis que les autres membres du conseil confirmaient qu'ils avaient effectués leurs tâches et quelques idées de ce genre, Seran fini par prendre la parole avec un ton qui laissait prévoir que c'était quelque chose de grave.

''Nous sommes cependant seul dans cette guerre... Cependant, nous avons les civils à protéger et notre cité ne sera pas l'endroit le plus calme... Nous pourrons déplacés les familles dans Place-gaie si ses derniers acceptent leur présence. Nous pourrons ainsi envoyer les familles ainsi que les enfants des combattants...''

''Moi à voir un problème... Si humains passés, monstres eux doivent rester... Sinon, Place-gaie sera attaqué...''

Quelques murmures se firent entendre dans la salle. Il était vrai que les monstres auraient de la difficultés à partir, alors est-ce que les monstres seraient prêts à les regardés partir sans rien dire? Et si les monstres partaient avec eux, est-ce qu'il était raisonnable d'impliquer Place-gaie dans cette sombre histoire?

''Je ne vois que peu d'alternative. Nous pourrons demander à quelques mages de changer l'apparence des monstres et démons s'ils le désirent... Ils seront en vie malgré ce changement. Cependant, avant d'agir, il faudra qu'ils acceptent auparavant. Cependant, je désirais simplement parler de cette possibilité. Le plus rapidement nous les déplaceront, il sera plus difficile de trouver où ils ont été déplacés. Je vous demandes donc si la motion est accepter dans ce cas...''

Après quelques minutes, le motion fût accepter. Seran leva la scéance et demanda d'aller chercher un messager pour aller quérir l'aide de Place-gaie. Ce serait leur solution de secours si tout était perdu. Au moins, ils auraient cette petite victoire...

-----

La conférence pour annoncer au peuple la grande nouvelle se déroula sans grand problème. Il y eu beaucoup d'incompréhension de la part de ses derniers puisqu'une guerre n'avait pas été envisageable. Ils savaient que leur mode de vie avait été raillé et mal perçu par le clergé, mais ils ne pensaient pas que ce dernier s'attaqueraient à la ville des mages. Si plusieurs ne pensaient pas qu'une telle guerre était possible, bon nombre d'entre eux pensaient que cette guerre était gagner d'avance. La magie avait souvent raison des meilleurs guerriers, alors il n'y aurait aucun doute sur les troupes qui arriveraient devant eux.

Cependant, Sung s'efforça da faire taire les personnes radicales et celles inconsolables. Expliquant quelques détails et le fait que l'armé adverse commençait sa marche vers la ville. Elle demanda le support de ses villageois, que ce soit au niveau militaire ou simplement avec leur support au niveau des vivres, de l'équipement ou tout autre moyen d'aider le conseil a mieux les aidés.

''... Nous avons besoin de vous pour l'emporter, chaques gestes comptent à présent. Nous ferrons tous en notre pouvoir pour vous protéger et pour protéger nos idées qui nous sont si chers. Donner nous le pouvoir de vous aider. Les mages peuvent contrôler la magie, mais sans vous, il aurait été impossible de se rendre aussi loin que nous le sommes maintenant. Si nous n'avons pas désirez cette guerre, nous nous tiendront droit et fier et nous leurs montreront la véritable puissance derrière ses murs!''

-----

Alder marchait dans ses quartiers, tentant d'évaluer les forces adverses contre celles qu'ils possédaient. Les démons étaient un grand atout pour les mages présentement, mais ce ne serait pas suffisant. Il avait entendu que le peuple avait bien réagis face à son discours. Le mage en était satisfait puisqu'il serait encore plus facile d'enrôller des mages ainsi que des guerriers dans leurs rangs. Si l'entrainement commençait bientôt, peut-être auraient-ils une chance de ne pas mourrir et de tuer plusieurs ennemies. Cependant, il y avait une grande armé mobiliser en ce moment dans leur mur, alors il avait espoir que les mages réagissent. C'étaient eux leur plus grand atout après tout.

Trois grand coup classique frappèrent à sa porte. Ayant une idée de son visiteur, il ouvrit la porte en étant sur ses gardes. Était-il devenu encore plus excessif depuis hier? Probablement... Cependant, lorsqu'il sentit l'aura magique du maître, il se sentit rassurer et l'invita à entrer. Ce dernier était suivi de son golem, comme à son habitude.

''Quels sont les raisons de ta visite? Tu sais très bien, malgré le fait que ta compagnie m'est agréable, que ce n'est pas le moment de me dérenger. Après tout, avec les failles que nous a léguer nos prédécesseur, nous devons agirs vite...''

''Mon entretient sera de courte duré, ne t'en fait pas... Je venais simplement pour te dire que nous devrons probablement tenter d'agir au plus vite... Nous savons tout deux ce que représente l'avantage de frapper la tête de leurs troupes...''

''Vous voulez que j'envoie les assassins? Voilà quelque chose à laquel j'avais penser, mais que même moi savait que le reste du conseil refuserait. L'action est risqué... Très risqué...''

''J'ai la solution pour ce problème... Si le conseil pense qu'il est trop dangereux d'envoyer les changes-formes, pensez également qu'ils vous seront loyaux. Pour leur éviter bien des complications, j'ai préparer quelque chose de bien spécial...''

Claquant des doigts, le golem approcha d'Alder, présentant une boite noire. Laissant le golem l'ouvrir, il vît à l'intérieur 5 bagues qui semblaient plutôt anodine. Ne sentant aucune magie, ils étaient comme de simple bijoux à ses yeux.

''Ils semblent tout à fait normaux... Cependant, si tu me les montrent présentement, c'est qu'ils ne le sont pas après tout... Dit moi, quel est le secret de ses bagues?''

''Une démonstration s'impose d'elle-même je pense.''

Prenant un des anneaux, le maître mit l'anneau à son petit doigt. Si le changement physique ne se fît pas ressentir, Alder fût stupéfait que l'aura magique de son confrère ai autant diminuer. Il ressentait encore sa présence, mais il semblait moins puissant au niveau de la magie... Il ne comprennait pas se phénomène concrètement.

''Ses anneaux réduissent les auras magiques pour devenir moins puissantes. Si certains mages peuvent cacher leur lien avec la mana, ses anneaux le font également. Mon aura est encore perceptible puisque je suis un mage... Mais sur un des assassins, il n'y aura aucune traces de magie restante.''

Alder était content de cet entretien... Il ne pouvait pas être plus satisfait en ce moment. Il invita donc le maître pour discuter de ses prochains mouvements. Après tout, le maître lui avait fournis quelque chose d'innestimable à ses yeux... Il lui demanderait probablement un service ou deux...

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Après son entretien avec Alder, le maître n'avait cependant pas terminé ses rencontres nocturnes. Se dirigeant vers la salle du conseil comme il l'avait fait la nuit passé, il fît Seran, consultant parchemins, libres et tout autre document qu'il pensait adéquat. Le vieux mage cherchait quelque chose, mais le maître n'aurait su quoi dire. En ouvrant la porte, ce dernier avait lever les yeux avant de retourner à ses lectures pour le moment. Prenant place du côté opposé de la table, il attendit que le grand conseiller lui parle. Combien de temps passa? Des minutes? Des heures? Le silence règnait dans la pièce, seulement distrait par le son d'une page tourné ou d'un parchemin déplié. Mais Seran prit la parole après un moment.

''Il est écrit par les fondateurs de la cité que, si le besoin se fait sentir, que seul le grand conseiller pouvait autorisé un membre du conseil à chercher dans les archives du conseil...''

''Avez-vous donc décidez de me laisser rechercher dans les archives du conseil?''

''Malgré le fait que je n'aime pas utiliser des clauses aussi vieille que la ville pour contourner une règle fondamental du conseil, cette situation nécessite l'utilisation de moyen détournés... Nos adversaires sont puissants, je ne peux prédire si cette guerre sera notre ou si nous seront vaincu... Cependant, c'est dans ses cas de doutes que nous devons agir... Je vous donne l'autorisation de chercher dans les archives, mais à une seule condition. Personne ne doit le savoir... Je ne voudrais pas causer des problèmes entre les autres mages du conseil...''

''Il en sera fait comme selon vos désirs, grand conseiller. Vous pouvez vous assurer que je ne faillirais pas à la tâche...''

Non, il ne faillirait pas... Mais le maître se réserva bien de dire que s'était ses propres buts et non pas ceux du conseil qui serait accomplis... Il avait ce qu'il voulait... Il n'y avait plus de temps à perdre à présent...
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:09

Une fois que l'armée était partie il nous fallut une semaine pour parcourir la moitié de la distances qui nous séparaient des limites séparant les territoire d'Astran et ceux de Balmor. Durant cette période il n'y eut guère de problèmes, qu'ils soient majeurs ou mineurs. Selon Oryn jamais les mages n'auraient osé mené la guerre hors de leurs terres, donc les seuls menaces "directes" que nous pouvions craindre étaient les bêtes et les brigands, mais l'un comme l'autre n’étaient pas suffisamment fou ou désespérés pour oser s'en prendre à pareille troupe, même pour essayer de nous assaillir et de se retirer un fois obtenus ce qu'ils désiraient. Le moral des hommes quant à lui était au beau fixe, notre avancée se faisait facilement et rapidement et la voyage en lui même était agréable. Le jour nous marchions côté à côté et bien que l'exercice était épuisant à la longue l'échange de farces plus ou moins graveleuse entre soldats, mercenaires, ou paysans, rendait cela bien plus supportable et faisait vibrer la troupe d'une énergie des plus positives. Le soir nous montions le campement, l'ampleur de l'armée nous empêchant de nous loger dans les villages environnant et justement... A cet instant c’était un bourgs qui s’animait, éphémère et vouait à être détruit au matin, mais rempli de vie. Ainsi ceux qui n'était pas trop épuisé par la marcher et la levé de leurs tentes pour ne pas s'y effondrer dans les minutes qui suivaient s'adonnaient à diverses activités. Ainsi certains conscrits, artisans de profession, aiguiser les lames ou réparer des habits un peu usés, certains joueurs s'adonnaient à leurs jeux favoris sous l'oeil de nombreux de nombreux complices. Il y avait bien sûr l'habituel lot de fêtards réunis autour d'un feu accueillant qui, tout en buvant moult alcools fort, se racontaient des anecdotes plus ou moins véridiques mais toutes plaisantes à entendre. Bien souvent un peu à l'écart se dressait un champs d'entrainement ou des soldats de formations montrait à des novices en matière de bataille certains gestes élémentaires, mais en vérité cela avait rapidement tourné en champs de duels amicaux, où les chevaliers n'hésitaient pas à se mêler au gueux. Pour ceux désirant un exercice plus spirituel la majorité des prêtres dispensaient à chaque fois des messes pour chaque divinités. Tout cela étaient bien évidemment sous la surveillance implacable des inquisiteurs et de leurs gardiens... Quant au conseiller et aux ingénieurs je ne les avais tout simplement pas vu depuis le début du voyage. J’avais cru comprendre qu'ils avaient leur propre réserver de nourriture dans le chariot afin d'éviter qu'ils soient empoisonnés et le système de garde du conseiller demeurait en place de jour comme de nuit les gardes se relevant régulièrement, mais jamais tous en même temps afin de ne pas laisser de failles dans le dispositif.

Néanmoins cette situation ne durerait pas, même un novice en l'art de la guerre pouvait le comprendre. Une fois en territoire ennemi hors de question de faire preuve d’autant de relâche, la vigilance serait de mise et la bonhomie enterré le temps du conflit... Enfin pour ma part je m'étais fait depuis longtemps à cette idée, puisque chaque soir je m'étais rendu dans la zone de combat où je partageais mon temps à me battre avec d'autres soldats ou mercenaires ou à discuter avec Oryn qui m'expliquait quelques astuces, comme le fait de ne jamais reculer en bataille sinon on se faisait piétiner par nos camarades derrières ou les différents avantages ou inconvénients que pouvaient présenter tel types de terrains, en particulier pour l'infanterie puisque j'en faisais partie... Et justement je venais de finir un affrontement contre lui, qui s’était rapidement termine par ma défaite,, le colosse parvenant adroitement à user de sa lame courbe pour dévier mes armes et les arracher de mes mains sans que je ne puisse rien faire. Bien sur ma pathétique prestation, qui n'était pas ma première défaite de par mon manque d’expériences, bien que j’avais emporte quelques victoires des plus brillantes, souleva de nombreux rires que je supportais tant bien que mal... Cela faisait partie de l'ambiance de la scène, mais pour ma part je ne pouvais m’empêcher de haïr brièvement tout ceux qui s'étaient moqué de moi, alors que nombre d'entre eux n'auraient pas obtenu de meilleurs résultat au vu de l'habilité du "commandeur". Par ailleurs cela ne sembla pas échappé à ce dernier qui poussa un soupir exaspéré en me forçant à m'asseoir à ses côtés un peu à l'écart.

"Engar... Tu devrais faire attention, cette haine que tu manifestes est certes destructrice, mais tant pour toi que pour les autres ! Imagine que tu t’emportes et t'en prenne à plus fort que toi ? Certain ne le pardonnerait pas et te te tuerait sans hésiter ! Honnêtement je t'apprécie et tu te bats plutôt bien, même si le fait que tu ignores certaines choses qui ne s'acquiert qu'avec l'expérience et, comme bien d'autres de mes gars tu as cet enthousiasme au combat, peut être justement du à ta haine inhérente, qui fait que tu n'hésites à aucun moment dans tes assauts et qu'il faudra bien plus que des savants mouvements ou d'astucieux tours de passe-passe pour te faire reculer... Je me rends compte que je me contredis un peu... En fait non ta haine n'est pas une faiblesse en soit, mais elle peut aisément le devenir si tu la maîtrises mal ou t'en sers au mauvais moment. Enfin maintenant que cela est dit je ne souhaite pas m'étendre sur le sujet, veux tu ? Je préférerai que l'on voie ce qui t'as fait défauts lors de notre affrontement."

Quelque part il était sage que nous n'insistions pas sur ma colère, car à mes yeux il s'agissait d'une force qui me démarquait des autres et c'était cette dernière qui me permettait de dominer mon démon, tout simplement car la mienne était plus intense que la sienne et jamais je ne pourrai la renier sans risquer de le laisser dominer. Alors oui peut être faudrait il que je la maîtrise, mais en attendant je vivais très bien avec... Enfin oubliant ces détails nous nous mettions à discuter de la manière dont je devais tenir mes lames pour avoir une meilleure prise sur ces dernières et de fait éviter qu'on parvienne à me désarmer comme il l’avait fait. Ce n'était aucunement la première fois que nous avions de pareilles discussions, mais ce n'était pas pour autant qu'il délaissait la fonction qui lui avait été donné... Juste que ma présence lui plaisait et qu'il semblait se faire une joie de m'apprendre là où d'autres étaient trop obtus pour comprendre leurs erreurs. Cependant nous nous interrompîmes dans notre échanges, notre attention étant attiré par une rencontre particulière dans la zone de défi. Pourquoi éveillait elle notre intention ? tout simplement car cette fois elle s'apparentait plus à un véritable duel qu'à un entrainement et pour comprendre cela il suffisait de voir l'attitude des combattants, deux chevaliers en armures, leurs lourdes lames à la main. L'un se faisait grisonnant et il aurait pu paraitre plus faible que son opposant si ce n’était la détemrination qu'on pouvait apercevoir dans son regard. L'autre était plus jeune et massif, mais semblait prendre lez combat bien moins au sérieux, bien que son sourire bestal ne laisserait aucun doute quand à la manière dont il comptait conclure le duel.

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Subir les quolibets de ses congénères de par l'état de sa seigneurie passait encore. Être "rejeté" par les autre s qui ne le voyaient que comme un de ces nombreux seigneurs qui profitaient habituellement d'eux était une chose compréhensible. Le fait de ne pouvoir rencontré son seul ami pour la sécurité de ce dernier faisait partie des choses qui avaient été prévus avant même le début de cette campagne. Mais laissez l'essence même de sa caste qui bien que dominante se devait de protéger les faibles et devait respecter un code d'honneur des plus précis par un parvenu lui était inacceptable... Certes il était courant que des exceptions soient faites , mais aujourd'hui toutes les bornes avaient été franchies par un individu des plus abjects. Le chevalier Or-poigne.

Ce goret suffisant dont la famille n'était parvenu à se hisser dans la noblesse que grâce à l'argent et à des manigances n'avait même pas attendu d'avoir franchi la frontière pour se laisser aller aux pires vilenies ! Gerald l'avait découvert en se rendant à un village non loin pour refaire ses provisions mercenaires avec ce qui restait de son trésor seigneuriale. Il n’avait pas tardé à trouver les lieux en deuil et à voir qu'une réelle animosité était dirigé à son encontre. Néanmoins il était parvenu à apaiser les quelques villageois qui se faisaient particulièrement hargneux à son encontre pour découvrir ce qui s’était passé. Kregan, avec plusieurs de ses hommes était entré dans le village et avait saccagé plusieurs maisons de manière brutale. Certes ils n’avaient pas tué ceux qui avaient tenté de les en empêcher, mais il les avait mutilé de façon atroce et il était probable que peu d'entre eux survivent à la nuit à venir si aucun soin ne leur était prodigué. Face à cette constatation Gerald était incapable de la laisser se dérouler et, oubliant ce pourquoi il était venu il remonta sur son cheval en promettant aux villageois que de l'aide leur serait bientôt apporté.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour rejoindre le campement. Une fois cela fait il sauta de son cheval avec une agilité surprenant au vu de son âge et de son armure et tendant les rênes de son cheval à un fantassin qui se proposait d'en prendre soin. Par la suite il ordonna à une dizaine de prêtre accompagné d'une trentaine de fantassin de se rendre au bourg pour soigner les blessés sans donner de détails puis il marcha à pas décidé vers la tente d'Or-poigne, même s'il n'y était pas un de ses hommes devrait pouvoir indiquer sa localisation au vieux chevalier.... Néanmoins l'effort de devoir arracher des informations lui fut épargnés puisqu'il ne tarda pas à apercevoir la silhouette massive du pillard en train de se vanter de ce que'il avait commis auprès de ses propres hommes qui riaient de manière goguenard. Alors qu'il s’approchait on ne lui prêta guère attention et il lui fallut se racler la gorge pour que l’intéressé lui prête un tant soit peu d'attention. Ce dernier le reconnut et lui adressa un sourire moqueur. Il était un des plus virulents à l'égard de la position du vieil homme et il pensait juste que ce dernier avait fini par céder et voulait régler ses comptes avec lui.

"Sir Kregan Or-poigne... Je vous accuse d'avoir assailli un village pacifique à votre encontre et qui n'était nullement sous votre autorité, de fait cela pourrait être considéré comme un acte de guerre par celui qui en a la charge, mais c'est également une violation des plus flagrantes des lois de la chevalerie de fait..."

Pour de nombreuses personnes voir la mine abasourdie de l'accusé aurait été des plus amusant, mais Gerald quant à lui ne s'en soucia guère et ne fit que se défaire de son gants de métal pour gifler avec violence la joue du colosse qui n fut d'autant plus abasourdie et manqua de peu de lui sauter à la gorge alors que le seigneur déchu lui tournait le dos.

"Je vous défie et les dieux seront nos juges..."

Cette provocation interloqua alors toutes les personnes présentes et qui en eurent vent par la suite. Pareil duel se finissait souvent par la mort d'un des opposants puisqu'aucune restriction n'était imposé. Cela, au point qu'un inquisiteur se rendit près de la zone de combat afin d'observer ce qui se passerait et pouvoir témoigner du choix des dieux. La rencontre en elle même ne tarda pas à avoir lieu, chaque combattant étant déjà armé et équipé de son armure et cela à la grande joie des hommes se faisant spectateurs pour l'occasion. Gerald arriva le premier sans se soucier de cette foule se contentant de se mettre en garde avant même que son opposant arrive, même s'il devait épuiser ainsi ses bras. Kregan quant à lui se fit un peu plus attendre, arrivant nonchalamment une poignée de minutes après, sa claymore posée sur son épaule, il adressa un sourire assuré aux témoins de cet affrontement.... Et passa à l'assaut sans prévenir, de manière fourbe et brutale. Cependant on attaque était imprécise et son adversaire n'eut qu'à tourner les poignets pour faire glisser son arme sur la sienne sans dommage pour lui. cela lui permit d'ouvrir une ouverture dans la garde du colosse et il le frappa d'un brusque coup d'estoc qui, bien que peu approprié avec pareille arme, porta ses fruits. L'impact fut brutal, et si la spallière de Kregan tint bon il ne put s'empêcher de tituber. Suite à cela il réagit de peu pour stopper un assaut de taille qui fut stoppé à quelques centimètre de son corps. Il tenta alors d’user de sa force supérieure pour s'approcher de son opposant pour lui murmurer.

"Tu te défends bien vieux débris, mais tu ferais mieux de retourner parmi les tiens. Les ossements de ces oiseaux d'un autre âge... Quant à ton fils, envoie le moi je saurai en prendre soin, ça lui évitera de devenir comme t..."

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que son adversaire avait saisit la lame de sa propre arme et l'avait ainsi soulevée vers le haut pour frapper la mâchoire du pillard qui cette fois ci chut et avant qu'il ne puisse se redresse, se massant le menton, la lame affûtée du vieil homme vint se placer près de sa gorge... Avant de se retirer.

"... Une personne qui meurt lors d'un pareil duel rejoint les cieux... Tu ne mérites pas pareil récompense."

Sur ses mots il jeta un coup d'oeil à l'inquisiteur qui avait été témoin de ce duel... Sa position était suffisamment délicate pour ne pas qu'il puise permettre de tuer un autre chevalier, il avait gagné c'était tout ce qui comptait, puisqu'il avait ainsi prouvé que les dieux avait guidé son bras... Il rengaina sa lourde lame et tourna le dos à son opposant. Ce n’était pas l'envie de profiter de cela pour l'attaque par derrière qui manquait à Kregan, mais même lui savait qu'on ne lui pardonnerait pas cela. Il se contenta de fait de se relever en adressant un regard noir à tout les hommes qui souriaient d'amusement, en vain. La honte de cette défaite allait le suivre longtemps, mais il saurait se venger et du'n pas rageur il se dirigea vers sa tente alors que son opposant allait voir l'inquisiteur.

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Bien sûr Baldan fut mit au courant des soucis de son ami et il aurait aimé pouvoir l'aider, mais il ne pouvait pas sortir de ce chariot et donné l'ordre de mettre un terme au duel ne servirait à rien, il savait Gerald trop têtu pour revenir sur un duel qu'ill avait lancé et il ne pouvait désormais qu'espérer que le vieil homme savait ce qu'il faisait. Demeurant assis dans son chariot il posa la bref instant sa tête contre la froide paroi de métal avant de se redresser un peu... En vérité il ne odutiat pas des chances de victoire de son ami, il était un des meilleurs combattants de l'armée malgré son âge, mais de par sa postition précaire il était déraisonnable qu'il s’attire les foudres de seigneurs puissants et Kregan en était un... Au final il se blâma de son incapacité à faire quoi que ce soit et il ne put que prier pour que son mai n'ait pas à regretter les conséquences de son acte. Il songea alors à ce qui avait pu le pousser à faire cela. C’était un homme droit et ce n'était pas les moqueries qu'il subissait à longueur de journée qui l'aurait poussé à bout... Il saisit alors un parchemin et une plume et commença à écrire une lettre réclamant qu'on mène une recherche à ce sujet.

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Une semaine s'était écoulé... Et toujours cet aura malsain et entêtant. L'oeuvre d'un démon, mais cela était tellement tenue que soit il s'agissait d'un maître dans l'art de la dissimulation de son énergie soit il s'agissait d'un humain qui s'était adonné à de biens sombre pratiques. Dans tout les cas il se devait de trouver de qui émaner cet aura malsain. Il avait réussis à avoir une idée de son activité du soir, l'ayant localisé dans les environs du terrain d'entrainement. Il n’était pas étonnant que pareille créature se repaisse des énergies qui émanaient des combats, mais au vu du nombre de personnes qui y étaient il n’avait aucune certitude... Bien sûr il pourrait se rendre sur les lieux pour affiner sa recherche, mais ça serait éveillé la méfiance de l'infernal et rendre sa découverte d'autant plus difficile.

C'était alors qu'il songeait à cela qu'on lui rapporta la nouvelle du départ de quelques prêtres vers un village, chose dont il ne se soucia guère en vérité, de la confrontation entre les chevaliers Gerald et Kregan... La chose en elle même ne l’intéressait guère, mais les protagonistes étaient des plus intéressants. L'un était un seigneur qui s'était accoquiné avec des montres infâmes et avait tout perdu, mais qui depuis faisait tout pour se racheter, un élément précieux au final vu de la dévotion qu'il mettait à se faire reconnaître. Quant à l'autre il savait bien que ce n’était qu'un immonde paillards, mais malheureusement parfois ces derniers étaient les seuls à pouvoirs accomplir la volonté divine... Au final il se souciait bien peu de l'issue du combat, puisque cela serait à leurs seigneurs à tous de les départager et de décider qui devrait mourir ou vivre... Et c’était l'occasion parfaite pour envoyer un inquisiteur sur ces lieux pour essayer de trouver ce démon sous prétexte de faire acte de présence pour ce duel. L'ordre fut donné et il savait qu'il serait exécuté. Le sort en était de fait désormais jeté.

"Amen."
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:12

Spoiler:
 

Il y avait maintenant une semaine depuis le dernier rassemblement complet du conseil. Si ses membres communiquaient souvent leurs faits et gestes, ils avaient cependant plusieurs tâches à accomplir pour être prêt à recevoir l'envahisseur. Si certains mages comme Firlun et Badruck recrutait des mages jours et nuits, la majorité des membres du conseil se penchait sur des tâches bien plus complexes.

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Sieg avait obtenu plusieurs contrats avec les marchants de la ville, tentant de faire entre le plus de nourriture possible dans la ville. Riz, céréales, viandes sèchés, légumes marinés... Tout ce qui pouvait être entretenu et qui pouvait se conserver. Il ne devait manquer de rien et, si possible, être consomable aisément sur le champ de bataille en cas de combat qui perdurent. Des hommes fatigués et affamés ne tennaient pas longtemps sur le champ de bataille. Leurs adversaires auraient probablement les mêmes problèmes, mais ne seront pas sous le feu de l'adversaire...

Peut-être qu'une offensive serait plus efficace, qui sais? Non, c'était beaucoup trop risqué après tout... Ils n'avaient pas les troupes nécessaire pour le faire... Cependant, qui ne risquait rien n'avait rien... Ce serait une idée qu'il devrait exposé au reste du conseil si Alder n'y avait pas déjà penser et rejetté l'idée d'un revers de la main.

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Méditant dans ses quartiers, Colrath tentait de retrouver ses connaissances obscurs que peu de ses compères avaient explorés. Magie noir, sorcellerie, nécromancie, vampirisme... Tous des domaines souvent ignoré, voir évité, par les mages. Leur nature chaotiques et malveillante était souvent lier à la folie, la quête de puissance ainsi qu'à l'asservicement. Même si cette idée lui avait déjà traversé la tête plusieurs années auparavant, la mage avait compris que ce n'était pas la magie qui créeait le mage, mais le mage qui manipulait la magie à sa guise.

Comme le dit le dicton: ''Il ne faut jamais juger un livre par sa couverture''. Les connaissances obscures sembleraient surnaturelles, démoniaques, impures face aux au clergé. Dissant qu'ils sont pour le bien et qu'ils luttent contre le mal, ils oublient que le mal possède bien des formes. Sa propre magie serait probablement utile dans ses batailles. Que ce soit pour causer la ferveur religieuse ou bien la peur dans l'esprit de ses adversaires, elle ne laisserait aucunement indifférente.

Ses connaissances étaient incomplètes... Bien entendu, puisque personnes ne possédait le savoir ultime, elle pouvait toujours s'améliorer. Mais est-ce que ce temps serait suffisant pour s'améliorer et défendre ceux qui l'avaient accepté malgré tout? Même elle ne le savait pas... Elle ne pouvait qu'essayer après tout.

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L'alchimiste était plongé dans ses potions et concoctions de tout genre, espérant que rien ne se mélange et que rien n'explose comme à son habitude. Normalement, si une potion explose, on recommence après avoir tout nettoyer... Plusieurs jours plus tard de préférence le temps que les nuages de poisons mortels se dissipent. Mirabilis espérait que tout se passerait bien malgré la course contre la montre.

Les potions prennent beaucoup de temps à êtres préparés, les alchimistes dorment trop longtemps selon lui, ses ingrédients arrivent quelques minutes en retard... N'avaient-ils pas entendu que c'était la guerre et qu'ils devaient agir maintenant et rapidement? C'était presque désespérant... Enfin, si on ne prennait pas en compte que tout avançait depuis cette semaine après tout. Les alchimistes s'entraidaient, prêtrants ingrédients et connaissances pour devenir plus performant. Normalement, ils ne voulaient pas parler de leurs précédés magies et alchimiques, secrets presques aussi précieux que leurs vies. Cependant, puisqu'ils étaient tout les quatres ensembles, ils agissaient ensemble pour faire une équipe... Du jamais vu dans le monde alchimique... Les alchimistes sont des savants, des chercheurs, mais surtout des solitaires...

Il demanderait un plus grand salaire s'ils s'en sortaient vivant... Et beaucoup de paix...

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Sung était la plus débordés des autres mages. Formant les plus jeunes et les apprentis pour qu'ils apprennent les fondations de la magie de guérisson, elle ne pouvait s'empêcher de penser que plusieurs perdraient la vie et encore plus échouerons à vaincre la mort. Cette dernière, elle tournait autour de ses mages, auquel on demandait milles et un services, milles et un miracles... Ils tenteraient tous de sauver des vies, ça elle le savait déjà... Mais qui les sauveraient s'ils échouent, avec un camarade étendu dans une marre de sang devant eux.

Certains dissaient que la mort peut prendre tout être humain, mais que celle-ci n'était pas injuste. En tant de guerre, il était plutôt compliquer et difficile de croire en ce principle selon elle...

Après avoir formé ses mages, elle parlait aux chefs de la gardes et autres gradés de la cité pour prendre nouvelle de la réaction des paysans. Si c'était demander, elle se dirigeait en personne pour tenter de régler certains conflits de familles et autres soucis qui étaient à évité. Garder la paix social aiderais à être soudés et unis après tout.

Passant dans les différents hopitaux où travaillaient mages et médecins, elle tentait d'aidé les patients les plus endomagés à se rétablir. Malgré le fait que les blessures graves étaient rare, elles n'étaient pas impossibles. Sung se sentait responsables d'eux, ayant peur d'avoir causé ce conflit et les malheurs de ses résidents...

Elle avait l'impression qu'elle était celle qui, en ne se levant pas pour interdire Alder de continuer ses invocations, avait commencer cette guerre...

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Kaïlen passait ses journées à amasser des informations. Malgré son jeune âge, il était passé maître dans les communications, le décodage de code et l'envoie de messager. La réponse qu'attendait Seran pour l'appuit de Place-gaie était arrivé quelques jours plus tôt, accordant aux mages le peu d'aide qu'ils pouvaient apporté. Cette nouvelle avait été un soulagement, bien des familles se préparait au départ dès maintenant.

Les communications avec les espions étaient très courtes, mais complète. Le jeune mage savait le nombre d'homme de ses adversaires, leur vitesse ainsi que le moral des troupes. Si on pouvait trouver un moyen de les démoralisés ou de leur faire peur, un avantage important contre eux serait en leur possession. Cependant, malgré le fait qu'ils aient des conscrits dans leur armés, les mercenaires et autres combattants n'avaient pas ses mêmes craintes.

Il recevait aussi les nouvelles des assassins, mais ça, seul lui et Alder pouvait comprendre ses messages...

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Alder inspectait presque chaque pierres des remparts, chaque clous de la grande porte, chaque plumes qu'il y avait sur les flèches. Il avait commander aux animistes d'apposer des symboles pour renforcer magiquement ce que la pierre et le fer défendait. Malgré le fait que la résistence n'était pas des plus grandes, elle était utile à sa propre manière. Le mage avait également demander aux enchanteurs de fournir armes et armures magiques aux combattants. Ses derniers lui avait dit que c'était presque impossible de faire tout ça en si peu de temps.

Alder les auraient bien jetté en prison, mais ne fît que répliquer de faire de leur mieux... Il avait un plan en tête et si ce dernier se déroulait sans problème, il recevrait bientôt les acclamations de ses compères ainsi qu'un avantage plus que certain contre le clergé. Plus que quelques heures... Il devait prendre son mal en patience... Avec les anneaux que lui avait donner le maître, il était impossible qu'ils faillissent à la tâche.

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Le grand conseiller discutait stratégie avec les différents mages de Balmor, cherchant la manière la plus efficace de divisé leurs mages pour la meilleur efficacité. La chose était ardue, mais ils devaient tenter de le faire après tout. Les démons avaient également arrêter de traversé dans la ville, les invocateurs ne trouvant plus de démon qui combattraient pour eux. Après le bon travail qu'ils avaient effectués, il ne pouvait que se réjouïr. Ils seraient de fier combattant, se battant pour eux, pour leur nouvelle maison.

Cependant, plusieurs mages en sa compagnie commençaient à faire leur tête, dissant que certains mages étaient plus fort seul que s'ils travaillaient dans une escouade. Ce genre de discution était fréquent, mais Seran arrivait tant bien que mal de convaincre ses compères. Le temps leur manquait, l'erreur ne leur était plus permis...

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Furtivement, discrètement, une ombre passait dans le chateau où était le conseil. Cependant, le propriétaire de cette ombre l'était beaucoup moins. Se dirigeant vers la cuisine, Karl pouvait considérer qu'il était présentement en ''pause'' de travail. Le golem ne pouvait pas cuisiner pour son maître car ce dernier ne pouvait manger ses plats. C'était un fait, la cuisine n'avait jamais été le fort d'une personne dénué de goût.

Se trouvant aux cuisines, peu de ses chefs et apprentits ne prirent la peine de s'arrêter pour voir ce que fabriquait la statue animé. Prenant un morceau de pain par ci, un saucisson par là, il ne se cachait aucunement de ses actes. Après tout, ce n'était pas illégal et la surprise des premiers jours était passé. Depuis bientôt une semaine que le maître étudiait ses livres et parchemins dans l'endroit que Karl ne devait pas savoir. Cependant, il était organique... Un organique avait besoin de nourriture après tout. Et si cet organique n'avait pas de nourriture, lui se retrouverait sans mana. Et sans maître?

Le golem se demanda si la chose était possible... Un golem libre... Cependant, son esprit lui rappela qu'il était la création du maître, il était donc sa propriété... Karl continua de prendre quelques victuailles. Une bouteille de vin qui semblait être propice à la consomation, un morceau de fromage qui semblait propice à la digestion ainsi qu'une pomme qui semblait propice à la... Déglutition... Prenant le tout, le golem prit tout ceci pour retourner à la salle où ce trouvait le maître.

Apporter de la nourriture, apporter des vêtements propres... C'était la tâche qui lui était réservé semblerait-il... Enfin, c'était mieux que de ne pas exister si on y réfléchit bien...


*****


Les ordres que les cinq assassins avaient reçus étaient simple, très simple. Leur cible, cependant, était beaucoup plus difficile à traquer et nécessitait du tact. Leur cible était le conseiller, Baldan Serkat. Cependant, le tuer tout simplement serait beaucoup trop facile et n'est qu'une partie des plans qu'Alder leur avait demander. Prendre la place du conseiller et le remplacer était le véritable objectif. Par la suite, il serait plus aisé de manipuler leurs adversaires. Si le plan fonctionnait, ils pourraient continuer le reste de la stratégie qu'ils avaient en tête.

Ils était arrivés il y a quatre jour de cela, sous formes d'oiseau très haut dans le ciel. Par la suite, ils changèrent de forme jusqu'au camp, cherchant les chariots transportant le grand conseiller. Si certains auraient pensé à détruire les autres chariots, il aurait été bien inconscient d'agir ainsi. Ils auraient pu donner leur signalement et leur présence. Ils finirent par trouver le chariot blindé qui contenait le conseiller et ils l'observèrent. Que ce soit ses faits et gestes, ses paroles, ses discutions... Ils devaient se souvenir de ses détails pour celui qui l'imiterait. Les gardes ne voyait pas les changes-formes qui maintenant la forme d'insectes ou de petits animaux. Ils n'avait pas été reconnu.

Une fois arrivé au milieu de la route vers la limite du territoire, les assassins savaient qu'ils devaient agir maintenant. Ils avaient le plan pour se débarasser de l'homme le plus rapidement possible, mais le défi était de taille... Le moindre bruit venant de la cellule pouvait alerter les gardes qui agissaient en tant que protecteur. Que ce soit un son de la voix, le bruit du corps qui tombe, un choc contre la parois de métal qu'offrait le blindage...

Mais la plus grande faiblesse de cette instalation était qu'aucun garde ne se tenait à proximité. Ou du moins, aucun pouvant assister à la scène. Enfermant le conseiller dans une prison de métal, aucun garde n'était poster à l'intérieur ni même à la porte du chariot blindé. Ils n'avaient qu'à le cueillir dans son sommeil... C'était l'unique faille de ce système... Par chance, c'était celle qu'ils pouvaient exploité...

Le conseiller dormait à présent, mais on pouvait entendre les hommes qui festoiaient encore pour le moment. La nuit était douce, mais la lune était haute. Baldan avait sombré dans son sommeil sur le lit qu'il avait à proximité. Situé au milieu complètement du chariot, il serait plus simple de l'attaquer ainsi.

L'assassin approcha de sa cible endormie. Si plusieurs auraient eu des remords à tuer un homme en train de dormir, eux pensèrent qu'il était mieux de le tuer pour la survit des gens de Balmor. C'était la guerre, tout moyen était bon malheureusement... C'était lorsqu'il était à quelque centimètres de l'homme que le métamorphe se changea. Prennant la forme d'un monstre slime, il se posa sur le visage de l'homme, commença à le suffoquer. Le maintenant dans son lit en entourant le reste de son corps avec ce matériel, l'assassin le maintenait immobile, coller contre lui et contre le lit...

Il ne pouvait pas s'y échapper... À une telle proximité de l'humain, leur aura vivante étaient trop proche une de l'autre pour être détecté. C'était donc la fin pour cet homme, il n'y avait aucun doute selon l'assassin...
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:12

Après ce duel qui avait déchaîné les passions la plupart des personnes présentes désertèrent cependant le terrain d'entrainement, la nuit commençait à s'avancer et chacun désirait un peu de repos. Oryn et moi étions de ceux là et nous nous tardâmes pas à nous lever pour rejoindre nos lieux de repos, dans un espace où n'était pratiquement établi que des mercenaires, enfin même si pour ma part n'ayant pas de tente j'aurai pu dormir logiquement n'importe où. Cependant il me semblait avoir perçu une espèce d'accord tacite, les membres de chaque troupes ne se mêlant pas quand il s'agissait de dormi, ainsi les soldat d'Astran étaient tous dans la même zone, même chose pour nous ou les hommes de n'importe quel seigneur qui demeuraient avec ceux qui partageaient la même allégeance. Je n'en comprenais pas les raisons et pour être honnête cela m'importait peu, qu'elle importance avait mon emplacement quand mon toit était le ciel, ma couche l'herbe et ma couverture ma cape ? Le commandeur et moi marchâmes un peu côte à côte devisant quant au combat que nous venions de voir, mais ce uniquement concernant la manière de se battre de chacun des protagonistes. Nous n'évoquâmes pas tellement les points fort, mais plus les faiblesse que nous avions vu dans leur manière de se battre, puisqu'aucun de nous deux ne maniait une arme semblable à la leur et que bien qu'il valait mieux connaitre chaque style de combat dans son intégralité il valait mieux, quitte à choisir, savoir comment la défaire que savoir comment l'utilisait si ce n'était pas celui que l'on employait couramment. Ainsi je comprit de quelle manière franchir la garde d'une personne armé d'une arme lourde alors qu'elle  entamait un mouvement qui serait forcément plus ample que le mien si nous avions une maîtrise égale, ainsi que le fait que je devais éviter de parer un assaut venant d'une d'entre elle, car elle serait particulièrement brutale et si je manquais de force je risquais fort de me retrouver désormais, voir de me blesser avec ma propre arme... Finalement nos pas nous menèrent jusqu'à sa tentes où nous nous quittâmes, après une dernière recommandation vis à vis de ma haine latente. Pour être tout à fait honnête il m'invita à le rejoindre dans sa tente, mais je décliné l'offre, je n'enviais nullement ce privilège qui était le sien, habitué au froid de mes terres natales ce n'était pas la douce fraîcheur des nuits de ces terres qui auraient raison de moi... Et puis contempler la voûte étoilée était une chose qui me fascinait alors pourquoi m'en priver ? Certes dans l’hypothèse ou il aura plus il est probable que j'aurai accepté son offre, néanmoins en cette nuit ce n'était pas le cas et après une dernière salutation, et une dernière bouffée sur sa cigarette pour sa part, j'allais m'installer à quelques pas plus loin. Je m'enroulais dans ma cape et me recroquevillé en chien de fusil, la position étendu étant certes plus confortable, mais j'avais connaissance que s'endormir étendu pouvait signifier aux autres que l'on était mort et je ne comptais pas qu'on s'en serve comme prétexte pour tenter de me détrousser dans mon sommeil en toute âme et conscience.

Enfin ce n'était pas tellement la perte de mes biens qui m'inquiétait plus que comment expliquer pourquoi il manquait quelques doigts à mon détrousseur...

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Comme il l'avait escompté, à peine avait il remporté ce duel que Gerald s'était avancé en direction de l'inquisiteur. Son seul but était de clairement "souligné" cette victoire dans ce duel placé sous le jugement des dieux afin que l'on ne puisse pas le dénier par la suite d'un simple revers de main ou qu'il sombre dans l'oubli... Dans le fond ce n'était presque rien, mais c’était une preuve plus qu'évidente à ses yeux que malgré sa disgrâce et ses actes considérés comme à l'encontre de tout préceptes religieux leurs seigneurs à tous l’avait préféré voir triompher plutôt qu'un chevalier reconnu, mais paillard. Ce fut donc avec une assurance toute naturelle qu'il s'adressa à l'inquisiteur, qui en vérité n'avait cure de lui, mais s’efforça à lui prêter une oreille attentive. De toute manière l'aura du démon commençait à s'éloigner et il ne pouvait la pister sans paraître par trop suspect il pouvait de fait sans doute écouter les réclamations de ce vieil homme.

"Votre grandeur... Il ne fit aucun doute que les raisons de votre venue ait été de vous assurer du choix des dieux dans cet affrontement placé sous leur regard. De fait j'aimerai que l'attention soit prêtée quant à ma victoire alors que l'Eglise m'avait arraché mes terres sous prétexte de m'être accoquiné avec des créatures qui vivaient sur mes terre bien avant l'élévation du clergé."

Il s'était à moitié incliné de par le respect dût aux membres du clergé occupant pareille position et ce dernier en profitait pour essayait de se faire plus intimidant tentant de le dépasser de toute sa hauteur, même si cela était bien vain sur le chevalier, mais ses mots, eux, eurent bien plus d'impacts.

"Je sais tout cela, cependant... A ma connaissance votre adversaire était loin d'être un honnête homme et c'est vous même qui avait quémander l'assistance des dieux, pourquoi vous aurait il répondu alors que vous avez été renié ? De fait il est bien plus probable qu'il ne se soit nullement mêlé dans votre confrontation. Pis encore, au vu de vos affiliations passées il n'est pas exclu que des entités malfaisantes ait soutenu votre bras. Par ailleurs on m'a rapporte que vous aviez envoyé une dizaine de prêtres et des soldats qui n'étaient nullement sous votre autorité dans un village voisin au mépris de toute notion de prudence. Qu'avez vous à répondre à cela ?"

D'abord offusqué par le mépris de cet homme pour ses actes et ses arguments fallacieux pour dénigrer sa victoire voir l'accuser d'avoir triché, le vétéran manqua de peu de s'étrangler quand on trouva matière à critiquer ses ordres... Certes aucunes de ces personnes n'étaient sous son autorité direct, mais ce pourquoi il l’avait fait le justifiait amplement.

"Très bien que vous refusiez de reconnaître que les dieux m'aient soutenus, après tout leurs voies sont impénétrables. On ne peut jamais être sur avec précision de leurs volontés, mais je sais par contre que mes ordres ont sauvés de vies, menacées justement de par les actes de Kregan ! Je ..."

Il fut interrompu par son interlocuteur qui leva sèchement la main pour le faire taire, signe discret, mais clair quant au fait qu'il avait assez de cette discussion.

"Chut... Il se fait tard et les ténèbres sont la demeure du malin, nous risquerions de nous fourvoyer en parlant à cette heure. Nous nous assurerons du bien fondé de vos actes au lever du jour... Que la nuit vous soit propice sir..."

Et sans plus un mot il s'en retourna vers la tente des inquisiteurs en compagnie de ses paladins, laissant le chevalier fair de même, seul, si on omettait ses songes... Cela valait il encore la peine de se battre quand on dénigrait vos efforts ? Probablement que non, s'il n'avait nul but derrière cela, mais baissé les bras reviendrait à abandonner tout ce qu'il avait déjà rebâti depuis sa disgrâce... Et même si c’était peu c’était déjà bien trop pour qu'il puisse le permettre et, tentant d’apaiser sa hargne, il se dirigea vers sa tente. Il veilla bien à prendre soin du destrier qui lui restait, attaché par ses rênes à un piquet, puis alla commencer à sommeiller, gardant cependant son arme à portée de main au cas où ce fourbe de Kregan déciderait de refaire le duel, à sa manière.

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La nouvelle de la victoire de son ami ne tarda pas à parvenir à Baldan, hors cela était surprenant puisque pour cela il aurait fallu que quelqu'un s'approche du chariot chose qui n'était pas arrivée depuis le début du voyage. Cependant ce fut sans crainte qu'il ouvrit la porte quand on glissa par une fente l'ordre délivré, signé, et contresigné par pas moins de trois inquisiteurs différents qui avaient chacun fait passer leurs tests au visiteur, escorté par deux chevaliers qui avaient également passés ces tests. Détail d'autant plus surprenant, il s'agissait d'un ingénieur, il devait donc avoir à lui faire part d'une importante nouvelle pour qu'il quitte son chariot et rejoigne le conseiller dans le sien. Ainsi après s'être informé quant à la victoire de Baldan auprès d'un des chevaliers il les renvoya à leurs activités et fit signe à l'ingénieur de s'asseoir en face de lui.

"De quoi voulez donc me faire part pour demander à me voir, au mépris des règles de sécurité ?"

Son interlocuteur, un jeune homme en tablier noirci, semblait passionné et tout émoustillé, néanmoins il mit un peu de temps avant de répondre, farfouillant avant dans une sacoche pou en sorti avec un petit cri de victoire en sortant un petit sachet qu'il tendit au conseiller. Ce dernier le saisit interloqué, mais attendant surtout des explications, ce que le jeune homme lui donna sans plus attendre.

"Vous savez sans doute que nos avantages sur les mages se tiennent sur le plan défensif sur les inquisiteurs et les prêtres et sur le plan offensif sur nos armes de sièges et cette poudre découverte récemment. Néanmoins si on sait qu'elle explose au contact du feu nous n'avons pas encore trouvé comme l'utiliser dans un conflit ! Et je crois avoir trouvé la solution.... Ce que vous tenez dans ce sachet pourrait très bien vous arracher le bras ! Cependant ce n'est qu'un essai et il est encore inefficient, c'est justement pour cela que je viens vous voir."

Ne comprenant pas où est ce qu'il voulait exactement en venir Baldan se contentait de retourner la sachet dans sa main, voyant mal comment une si petite chose pourrait faire tant de dégâts.

"Je vous écoute."

"Je pense que nous devrions nous en servir pour nos fantassins qui les jetteraient  sur les premiers rangs ennemis et les effraieraient ainsi. Cependant le problème est que si on l'allume directement il y a un risque qu'elle explose dans les mains de son lanceur, et j'ai justement trouvé un problème pour remédier à cela. A l'entrée de ce sachet j'ai conçu un petit système qui sous l'effet d'un acide quelconque se dissolvera en quelques secondes et produirait une étincelle, suffisante pour la mise à feu... Bien sur il faudra mettre en place un moyen de libérer l'acide le moment venu et ce n'est pas encore fait, cependant je ne peux pas  encore y travailler car justement il me manque l'acide ! Je vous demanderai donc d'en faire acheminer vers notre convoi pour pouvoir commencer les essais, en attendant sans cet élément ce que vous avez entre les mains est inoffensif si vous ne mettes pas votre main dans un feu..."

.... L'idée de ce jeune homme était intéressante cependant, faire venir une pareille matière en grande quantité prendrait trop de temps et si elle devait traverser les territoires ennemis pour les rejoindre il serait probable que ces acides tombent aux mains de l'ennemi, ce qui n'était guère souhaitable. Qui plus est il fallait que le conseil soit d'accord, le temps que cela allait prendre leur serait préjudiciable... Néanmoins.

"... Je ne peux prendre le risque d'approvisionner l'armée avec pareille chose... Cependant quoi qu'en dise ces chers inquisiteurs quant à ma sécurité je vais garder ce sachet, vous dites bien qu'il est inoffensif et comme vous avez passé les tests je n'ai nulle raison de vous craindre. Ainsi une fois ce conflit terminé je présenterai votre projet au conseil et s'l l'approuve vous pourrez le développer bien plus facilement..."

D'abord un peu déçu par la première partie de l'annonce l'ingénieur afficha un grand sourire quand Baldan évoqua l'avenir possible de son projet et, sans rechigner à lui laisser cet ersatz il se releva et le remercia chaleureusement. Peu après le temps de régler quelques détails et d'effectuer de chaleureuses effusions le jeune homme repartit en compagnie des chevaliers vers son chariot, laissant le conseillers seul avec son ennui... Enfin maintenant il avait quelque chose d'autre que les cartes du territoire de Balmor et s'étendant dans le lit il prit tout son temps pour soupeser examiner ce sachet, qu'il n'osa cependant pas ouvrir. Finalement il finit par s'endormir en le serrant dans sa main posé contre son torse, inconscient des risques qu'il prenait ainsi.

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Un échec... Encore. L'inquisiteur qu'il avait envoyé ne revenait qu'avec de maigres informations, son travail de repérage ayant été interrompu par ce  chevalier déchu ! Enfin son intuition lui disait que le corrompu était caché parmi les mercenaires, mais cela n'arrangeait guère leurs affaires. Il ne pourrait pas arbitrairement brûler l'un d’entre eux sans quoi tout ces soldatesques quitteraient l'armée et bien que les dieux soient avec eux certains dont la foi étaient fragiles risquaient de vaciller face à cela... Et pourtant il fallait trouver cette vermine au plus tôt. Avant qu'elle n'agisse ! Renvoyant son collègue Geoffroy se dirigea dans ses quartiers, l'air morose quant à cette situation insoluble. Finalement ses pas le menèrent à un autel personne présentant plusieurs divinités du panthéon des hommes. Il s'agenouilla devant ce dernier, les bras grand écartés et la tête baissé en signe de pénitence...

"Que Satharn, l'ancêtre vengeur, guide mon bras et que Celui qui apporte la lumière illumine ma voie."

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La nuit était bien avancé, mais Baldan n'en eut pas conscience quand il fut brusquement extirpé de son sommeil par cette sensation atroce d'asphyxie... Mais il se rendit compte que ce n’était pas qu'une impression, il était réellement en train d'être étouffé par un être visqueux ! Un slime ! Paniqué il tenta de se débattre mais il était collé à sa chaise et tout ce qu'il pouvait faire était de tendre ses bras vers le centre de cet être à la consistance étrange. Comment était il arrivé là ?  Ces êtres étaient redoutables, mais assez simples dans leurs manières de penser ! L'évidence, ou tout du moins ce qu'il croyait l'être, lui sauta aux yeux, cette chose avait été apprivoisé par les mages pour l'assassiner ! Mais dans ce cas pourquoi les inquisiteurs n'avaient pas ressentis sa présence ? Si c’était eux qui le mani... Ses pensées se faisaient de plus en plus confuses alors que l'air lui manquait déjà, la perte de ce dernier étant d'autant plus rapide qu'il était totalement paniqué agitant comme il le pouvait ses bras dans le slime. Il sentait cependant qu'il approchait de son "coeur" mais justement l'être avait formé un sorte de protection autour de ce dernier et il lui était inaccessible... Il commençait à sentir des brûlures lui marquées la peau et rapidement il se sentit sur le point de perdre conscience... Quand il sentit une vive douleur au bras et que le son d'une déflagration, grandement atténué, mais malgré tout audible de l'extérieur, lui parvint... L'instant d'après il fut capable de prendre son souffle, le slime se retrouvant éparpillé sur toute la paroi... Il fut capable alors de reprendre une grande bouffée d'air salutaire et se laissa tomber sur le sol pour se traîner jusqu'à un coin de la pièce, fixant la substance visqueuse d'un air inquiet, craignant qu'elle ne se reforme. La douleur à son bras s’était déjà estompé, mais il voulut le saisir avec l'autre afin de voir l'étendu des dégâts... En vain, il ne se rendit compte qu'à ce moment que son bras avait été arraché et à moitié détruit, saignant par ailleurs, bien que de manière moindre grâce à une sorte de semi cicatrisation. Paniqué il se permit de crier pour alerter la garde, si la déflagration contenu dans le slime n'avait pas suffit, quitte à attirer d'autres assassins.

Le léger son d'explosion qui parvint aux gardes avait déjà attiré leur attention, mais le cri qui suivit fut l'élément déterminant à leur intervention. Dix d'entre eux, qui se passèrent un mot de passe connus d'eux seuls se précipitèrent piques aux poings vers le chariot alors que les dix autres resserraient le périmètre de surveillance autour du véhicule. trois d'entre eux y entrèrent y entrèrent et cherchèrent le conseiller du regard. Quand l'un d'entre eux l'aperçut il s'élança vers lui afin de lui prodiguer les premiers soins au vu de son bras, mais un de ses compagnons le transperça à la jambe. C’était les ordres, ils ne devaient pas s'approcher trop jusqu'à ce qu’arrivent une autorité plus importante, et encore l'autre soldat pouvait s'estimer heureux, il aurait du le tuer... Délaissant le blessé qui se tenait la jambe les deux restants  se placèrent dos à Baldan, la pique pointée de manière à protéger le conseiller... Tout cela, de l'arme en leur possession à la position qu'ils avaient, avait pour but que, si un d'entre eux était un traître son camarade aurait amplement le temps de le tuer avant qu'il ne se retourne et arme son coup avec s lance pour abattre le conseiller. Bien sûr ils étaient conscient qu'il avait besoin de soins, mai il ne voulait pas subir un sort pire que leur camarade qu'ils avaient eux même blessé... Pendant ce temps Baldan comprenait à grand peine ce qui s'était passé.

L'explosif qu'il avait gardé en main durant son sommeil avait réagi avec l'acidité du slime et de fait, malgré l'humidité de ce dernier, ait explosé, détruisant son agresseur et son bras avec... Bien sûr il en souffrait, mais il était bien trop soulagé d'avoir survécu, bien qu'il lui faudrait des soins rapides. heureusement Geoffroy qu'on avait tiré en pleine prière ne tarda pas à arriver, donnant son mot de passe à la va vite. Il avait beau ne pas apprécier le conseiller sa survive été des plus importantes pour l'expédition car sinon elle serait divisé entre les partisans de l'église et les fidèles des nobles... De fait il prit rapidement en charge les soins, stoppant en premier lieu l'hémorragie... Par contre malgré sa puissance il ne pourrait rien faire pour le bras, ce qui était certes une grande perte, mais non dramatique du fait qu'en tant que stratège Baldan n'était utile que de par son cerveau... Par ailleurs il prit de suite une décision des plus raisonnables.

"Qu'on analyse... Gh... Les restes de l'assassin et qu'on renforce la vigilance, en particulier près des chariots, pas seulement le mien, aussi ceux des ingénieurs et du matériel de guerre. Quant à ma protection je... J'exige que désormais un inquisiteur se tienne à mes cotés et que ses paladins demeurent aux côtés du chariot !"

"Il en sera fait selon vos désirs."

Et c'est exactement ce qui advint à la grande joie du religieux. Ce service rendue par l'église et cette présence constante après du conseiller serait un excellent moyen d'augmenter leur influence sur ces décisions... Les dieux étaient avec eux.
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:16

Comment est-ce que cette situation avait pu changer à ce point? Après tout, tout semblait être pour le mieux dans leur mission. Cependant, ce n'était point une victoire qu'ils avaient eu, mais un échec flagrant...

Le change-forme qui était dans la cabine ne pensait pas que ses dernières heures étaient venus. Il avait bel et bien vu le sachet que l'ingénieur avait confier, mais il ne pensait pas que la transformation en slime l'aurait fait réagir. Après tout, les slimes étaient reconnus pour pouvoir tout détruire et tout digérer, peu importe ce que c'était... C'était sous-estimé les humains et leurs sciences... Le sachet se disolva, mais le contenu explosa, créant la situation qui était maintenant connu. L'anneau, près du coeur slime, avait également exploser à l'impact, éparpillant plusieurs morceaux au sol avec les reste de l'assassin.

Les quatres assassins avaient été surpris et choqué que ce se soit produit ainsi, mais il était maintenant trop tard... Ils ne pouvaient rien faire pour lui... Ils s'éclipsaient déjà, évitant d'être repéré. Ils attendraient les nouveaux ordres, mais ils avaient échoués pour le moment...

Plus jamais une telle occassion se présenterait...

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Les espions plutôt dispercés dans le camp adverse avaient interagis comme tout autre membre mercenaire ou habitant. Étant soit en train de dormir ou sur le coin d'un feu à parler, rigoler, sympathiser avec l'ennemie, ils restaient néanmoins des humains au service de Balmor. Cependant, il n'y avait rien de bien différent entre eux. Humains, ils étaient voués à se faire la guerre... Mais sinon, ils étaient les même...

L'explosion se fit entendre, bien des gens avaient été alerté par le son... Les espions se demandaient ce qui se passait... Ce n'était pas dans les plans...

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Alder tentait de trouver sommeil depuis quelques heures maintenant. Cependant, il savait qu'il ne serait en paix que lorsque les nouvelles des assassins lui parviendrait... Rien de mieux qu'une bonne nouvelle pour dormir l'esprit léger ou bien une mauvaise nouvelle pour trouver une solution encore meilleur à la précédente... Mais ce moment d'attente entre les actes et la réponse était insoutenable... Plusieurs devaient attendre des semaines avant de recevoir des nouvelles... Lui était impatient avec quelques heures...

Se retournant dans son lit, il attendait que l'on cogne à la porte, lui dissant ce qui était arrivé avec le plus de détail possible... Bientôt... Bientôt...
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:17

La nouvelle de la tentative d’assassinat, heureusement  échouée, du conseiller Baldan avait fait le tour du campement dès le lever du jour, nombreux étant ceux, comme moi, dont le sommeil n'avait pas été perturbé par cet évènement. Néanmoins il ne fallut pas longtemps après l'aube pour que cela mette tout le campement en émoi et pour que presque chacun se mette à clamer son pamphlet à l'encontre de ses lâches de mages qui osaient employés de pareils méthodes et bien sûr les ingénieurs et cette poudre avaient été mis à l’honneur. Pour ma part et comme un certain nombre de mercenaire je n’étais que peu affectés par l'effervescence générale. Mais il fallait avouer que cette dernière avait modifié bien des facteurs. La surveillance fut donc accrue, à tout les niveaux, les gardes se faisaient plus fréquentes, la vigilance était plus aiguisée et les paroles se faisaient moins nombreuses chacun craignant par maladresse de donne des informations à l'ennemi. La hargne, et de par ce fait une partie du morale, des hommes alla en grandissant, leur volonté de venger cette mutilation infligée à leur meneur les poussant à se rendre au plus vite au territoire ce qui accéléra notablement notre rythme de marches, que chacun, emporté par cet élan ou capable de le suivre, parvint à supporter.

Néanmoins cela se fit au sacrifice de certains choses, comme ces soirées animées ou la joie qui animait l'armée de manière général. Chacun ne désirait plus qu'une chose, commencer un vrai combat pour faire rendre gorge à ces fourbes. Au fond ce n’était pas une grande perte et moi même je partageais cette haine, bien qu'au fond je n'avais cure de Baldan, juste parce que ce sentiment m'était plaisant et ainsi galvanisé nous parvames  à la frontière entre les terres d'astran et celle de Balmor en six jours, soit une jouréne de moins par rapport à ce qui avait été prévu. Le soir tombé et le campement fut une fois de plus monté dans un silence quasi sépulcrale, rompu uniquement par les ahanements des travailleurs et le bruit des bottes des soldats. demain la frrontière serait franchi et à tout moment chaque homme verrait sa vie prendre les mêmes risques que ceux que subissait actuellement celle du conseiller. Pour ma part je n'en avait cure car je savais que ma vie reposait entre mes seules mains.

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Comme il l'avait ordonné Baldan était désormais en compagnie permanente avec un inquisiteur qui partageait son quotidien et n'était relevé qu'une fois la nuit tombée par un de ses congénères qui se reposait le jour et subissait lui aussi les habituels tests, ce qui valait aussi pour leurs paladins et qui, viellant sur le sommeil de Baldan était relevé à l'aube par un autre de ses frères qui avaient également relevé les tests. Ceux qui veillaient sur lui se reposaient le jour ou la nuit qui suivait leur tour de garde dans une autre des chariot qui bénéficiaient désormais eux aussi d'une protection formé par un cordon de fantassin.

Rassuré par cette protection le stratège s'était déjà habitué à la perte de son membre, mû par une volonté implacable de faire comprendre aux mages leur erreur d'avoir voulu l'assassiner, bien que cela n’était pas comparable à la haine que son état avait suscité chez ses soldats. Par ailleurs ce roulement de protection avait l'avantage qu'il était régulièrement informé sur la situation sans qu'il soit prit de risque supplémentaire et il pouvait ainsi bénéficier d'un conseiller habile en tout temps.... Bien que les décisions à prendre étaient pour l'instant restreintes. Néanmoins deux informations de taille tombèrent ce jour là. La première concernait l’analyse des restes de son assassin, qui après avoir soumise bien des difficultés aux inquisiteurs qui avaient décelé une anomalie pour un slime, étaient finalement parvenu à la conclusion qu'il s''agissait d'un change-forme auquel cas il était à craindre que d'autres d'entre eux puissent tenter de l'assassiner sous une apparence familière, ce qu'avait empêché le système de sécurité établi, ou sous une forme banale tel un scorpion venimeux, ainsi une barrière répulsive fut établi autour du chariot qui repoussait les être à l'intelligence moindre ainsi si un insecte ou une forme de vie inférieure s'infiltrait dans le chariot l'inquisiteur aurait la certitude qu'il fallait l'écraser et il était sous peu prévu une analyse intégrale des troupes pour dévoiler au grand jour les traîtres.

La seconde relevait déjà plus de la campagne en elle même, le inquisiteurs, des plus efficaces vraisemblablement, avaient repéré une concentration énergique anormale sur la route qui menait à Balmor et supposaient qu'il devait y avoir de nombreux pièges. En étudiant la carte de ces terre sle conseiller décida d’effectuer un long crochet qui les ferrait passer par une grande plaine, ils seraient certes à découvert mais ils pourront aisément envoyer des détachements légers coupés les approvisionnement que certains village apportaient leur Balmor et leur cavalerie y serait pleinement efficient. Néanmoins cette décision ne fut communiqué à personne hormis l'inquisiteur en face de lui, il ne donnerait ses ordres que demain, après la grande inspection, comme cela l'information ne risquait pas de filtrer. Si tout se déroulait comme prévu ils devraient avoir atteint Balmor au terme de quatre autres semaines...

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Sourire aux lèvres, Geoffroy sortait de sa tente confiant après avoir ordonné le rassemblement des hommes. Tout se déroulait comme prévu, de par le soutien qu'ils lui donnaient l'influence du clergé auprès de Baldan allait en s’accroissant, même si ce dernier prenait encore quelques initiatives personnelles, mais qui étaient presque toujours dans le sens voulu par le clergé... Comme cette analyse générale où il allait pouvoir sonder chacun des soldats et peut être même... Mettre la main su ce démon, mais il n'en oubliait pas pour autant sa tâche principale et il ne s'occuperait du cas de l'infernal qu'après avoir décelé les potentiels espions. A moins bien sur que les deux ne fassent qu'un. Auquel cas... Nulle rédemption ne serait possible pour cette vermine et il espérait que les dieux guideraient son bras et son jugement.
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:18

Alder avait été surpris de la nouvelle qu'il avait reçu par Kaïlen. Ayant été ''réveillé'' malgré le fait qu'il ne dormait pas vraiment, il ne pensait pas que cette initiative de sa part aurait échoué. Il avait cru ses hommes assez puissants pour réussir avec tout ses avantages. Cependant, les nouvelles qui lui avait apporter le mage le laisse légèrement de mauvaise humeur. Ayant invité le mage à entrer dans sa résidence, il prit un peu d'alcool fort pour passer le choc. Servant un verre à son compère malgré son jeune âge, il se dit qu'il n'était jamais trop tard pour goûter ceci. Après tout, tant que ça ne devenait pas rien d'excessif, l'alcool n'était pas quelque chose de bien dangereux.

Avalant d'une traite son verre, il frotta son crâne avant de commence à frotter son menton d'un air pensif. Il savait qu'ils avaient échoués, mais comment est-ce que tout c'était passé? Est-ce que le clergé avait découvert un nouveau procéder magique? Est-ce que l'anneau avait eu une défaillance? Et plus important, l'avaient-ils retrouvé?

''Raconte-moi tout... Que c'est-il passé exactement... C'était un plan parfait... Enfin, pas si parfait si ça échoué...''

''L'assassin qui a tenter de tuer le conseiller s'est transformer en slime pour tenter de l'asphixié durant son sommeil. Les gardes formaient un périmètre autour de leurs chariots métalique. Ça, les assassins vous en avait communiquer les détails il y a quelques jours de cela. Cependant, il est arrivé que l'un des ingénieurs donna un explosif qui réussi a exploser malgré la slime. Chose qui n'a jamais été vu auparavant. Malgré l'acidité d'une slime, les explosifs sont normalement diggérés... Mais pas ce dernier...''

''Je vois... Un nouveau dévellopement fait par les membres du clergé grâce à leurs ingénieurs de guerre... Je suis presque persuadé qu'ils ne savaient même pas eux même que ce ferrait ce résultat. C'est pour cette raison que l'on a besoin d'alchimistes normalement. Enfin, c'est un coup de malchance extrême... Cependant, les protections seront remises et améliorés... Nous ne pourrons pas assassiner Baldan sauf d'une façon presque suicidaire... Mais la perte d'un des assassins n'est pas une bonne nouvelle... Personne ne pourrait survivre à une telle attaque...''

Se reservant un verre avant de faire tourner l'alcool dans son verre en agitant sa main, Kaïlen renifla le verre avant de le porter à ses lèvres. Trouvant que c'était un peu fort comme brevage, il décida de ne pas le boire en un coup pour éviter de toussoter pendant plusieurs minutes, voir heures dans son cas. Il y trempa donc ses lèvres, mais sans rien de plus. Il y eu un moment de silence pendant se lapse de temps, aucun des deux n'osant prendre la parole... Finissant son verre et se secouant un peu la tête, Alder était remit de ses émotions... Il n'avait pas le droit de rester distrait plus longtemps.

''Est-ce que l'anneau a été trouvé?''

''Non, il semble avoir été détruit durant l'explosion. Je ne pense pas que les inquisiteurs se douteront de quelque chose ni ne pourront étudier ce dernier.''

''Au moins, nous avons de la chance dans notre malheur... Ils ne pourront pas l'étudier ou bien l'utiliser contre nous... Bien... Une tentative d'assassinat sera très difficile... Dans ce cas, nous aurons une nouvelle mission pour eux... Ils auront une nouvelle chance de tuer Baldan ainsi que de ralentir les progrès de nos adversaires... Et les affaiblirs par la même occasion...''

Sortant une carte du continent, il l'étala contre le mur pour qu'il soit bien étendu et clairement expliquer pour le messager. Il réussirait à convaincre les membres du conseil d'apposer des runes magiques à la frontières pour agir de diversion. En voyant l'aura des pièges magique, ils prendront un autre chemin, beaucoup plus simple et moins dangereux en apparence.

''Pour les ralentirs, nous enverrons les changes-formes dès maintenant commencer à creuser dans le chemin alternatif. Le poid d'un homme ne devrait pas faire changer le résultat, mais celui de milliers d'hommes et des chariots devrait les faires tomber à l'intérieur. Si ceci ne tue que peu d'homme, ça aura au moins la chance de les retarder et même de leur faire perdre des pièces d'équipement... C'est peut-être notre première défaite, mais nous la surpasseront... Ils n'ont pas gagné cette guerre! Ensuite...''


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''Ensuite, comme je vous l'expose avec ses plants, nous installerons nos mages dans les différents villages qui sous sur la voie des troupes du clergé. Les villageois savent très bien qu'ils passeront, ce ne sont que des petits villages qui ne peuvent pas se mesurer aux armés ennemies. Si nous utilisont nos mages pour créer des portails, nous pourront les prévenir et tendre des guet-apen à leur armé. Si nous agissons maintenant, les téléportations ne pourront être détecter, ce qui nous donnera un bon moyen de tromper les adversaires qui passeront en espérant pouvoir tout piller sur leur passage au nom de la religion.''

Les membres du conseils chuchottaient entre eux pendant que Seran évaluait la situation. Même le maître était présent pour une fois, masque en place comme à son habitude. Cependant, il était facile de voir qu'il regardait Adler. Il y avait donc eu un problème avec les assassins ou bien avec ses anneaux? Enfin, il n'en prononcerait aucun mot ici... Il avait mentionner qu'il avait envoyer les cinq change-forme déjà pour leur permettre de creuser rapidement les pièges. Mais lui savait que ce n'était que son plan de secours pour le moment. Cependant, c'était une bonne idée en somme puisque creuser la terre ne laisserait pas de résidu magique. Le reste des pièges seraient une diversions assez astucieuse après tout.

''Les changes-formes ont un aura particulier... S'ils sont a proximité des inquisiteurs, ils seront repérés rapidement. N'est-ce pas un peu dangereux de les laisser creuser ainsi?''

''Il n'y aura aucune interraction entre les inquisiteurs et les change-formes, soyez rassurer. Les pièges seront creuser depuis longtemps sous la terre même. Ce seront leur propre poid qui les ferront tomber. Et dans le cas où ça se produirait, ils sont équipés d'objet qui les renderont indétectables en tant que créature magique. Alors, il n'y a aucun risque que ce soit possible, n'ayez crainte.''

De nouveau murmurs se firent entendre, une fois de plus. De tels anneaux pouvaient exister, mais ne pas en parler au conseil était risqué après tout... Rien ne prouvait qu'une créature magique ne pouvait les attaquer à tout moment maintenant... Cependant, Seran exerça son pouvoir de grand conseiller pour prendre la parole.

''C'est quelque chose qui, en temps normal, serait inacceptable... Cependant, dans les temps que nous vivons, il était peut-être plus juste d'agir ainsi... Malgré le fait que nos idées diverges souvent, je fais pleinement confiance en ce qui attrait au militaire à Adler... Ce n'est ni le moment, ni l'enjeu de savoir comment ou pourquoi... Seul le résultat importe pour le moment...''

Cette remarque fît rire intérieur le maître, restant immobile extérieurement. Lui aussi avait des pêchés à se reprocher, alors il ne dirait rien ni ne tenterait de comprendre comment ou de qui il avait eu ses anneau... Comme il l'avait prévu lorsqu'il pensait que Adler annoncerait sa réussite au conseil... Le principle est qu'il n'avait pas été repérer, ce qui était très possitif. Le reste du conseil se déroula assez calmement, acceptant le plan qu'avait conçu le mage... Cependant, ils ne l'oublieraient pas lorsque tout ceci sera terminé...


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Les mages partirent dès le début de l'après-midi pour commencer à installer les pièges magiques qui serviraient comme tromperie. Les enchanteurs étaient peu nombreux, mais avec l'énergie des mages qui les appuient, ils pouvaient facilement couvrir le terrain pendant ce temps. Ils finirent le travail en cinq jours, ce qui était très satisfaissant. Les chergeurs de mana aviaent été très utiles, mais il était rare qu'on les sortent de Balmor. Mais dans les conditions semblablent, il était plus simple d'agir ainsi... Il ne restait plus qu'à espérer que les autres équipes aient fait leur travail également.


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Grâce aux différents portails qui avaient été installés, les mages avaient un avantage côté déplacement. Ayant convaincu que leur nouvelle cible à protégé n'était plus Balmor, mais les villages et surtout Place-Gaie. C'était d'ailleurs à cet endroit que les mages tentaient de persuadé les villageois de se réfugié. La grande ville était trop éloigné, alors la mobilisation des troupes seraient effectués surtout dans les villages. Ce seraient bientôt des zones de guerre...

Pendant que les mages commençaient à se mobiliser et à évacuer les résidents vers Plage-Gaie, ils plaçaient quelques baricades et fortification après que les résidents soient parties. Ils avaient un peu de temps après tout. Ils les attendraient... De toute façon, ce n'était pas aujourd'hui qu'ils arriveraient au village, ils n'étaient pas encore à la moitié de la frontière...

Lorsque l'une des positions deviendrait trop difficile à défendre, ils se replieraient vers le prochain village, là où se trouverait d'autres mages et guerrier de Balmor. Plus ils avanceraient, plus les mages se renforceraient.

''Moi penser que nous ici ne laissera pas place a eux d'avancer plus... Toi penser quoi?''

''Je pense qu'il serait mieux de voir ce qui arrive avant... Ils seront plus nombreux... C'est une question de diminuer leur nombre petit à petit sans perdre nos membres... Mieux faut une solide défense ici...''

''Oui... Enfin, moi brûler eux simplement... Toi dire à moi quand eux arrivé... Nous seuls membres du conseil ici?''

''Tu le saura bien assez tôt... Mais pas avant le prochain village pour le moment...''

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Ils avaient commencer à creuser depuis plusieurs jours déjà. Dès qu'ils avaient échoués, ils avaient prit la forme de créature affreuses, mais pouvant creuser la terre comme sans aucun pareille. Creusant les puits pour que seul un poid suffisant  permette de l'éffrondrer, ils creusaient large et profond. Cependant, pas très profond puisqu'ils n'avaient pas le temps nécessairement. Cependant, assez pour qu'un homme ai besoin d'aide pour se relever et plusieurs jours pour sortir un chariot.

Rendu à la limite du premier village, ils le contournèrent pour travailler l'écart entre lui et le second. Cependant, ils prendraient un peu de repos avant de continuer... Les nouvelles venaient pour dire qu'ils arrivaient à la frontière... Ils avaient le temps... Le sol était un véritable gruyière, ils tomberaient souvent... Assez pour ralentir le pas ou tomber et prendre du temps à se relever et panser les blessures.
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:20

... Quatre jours étaient passés depuis que les inquisiteurs avaient fait leur analyse générales, sans succès vraisemblablement puisque sinon ils se seraient fait une joie d'exposer le coupable et de le châtier devant le troupes aussi bien pour les galvaniser que pour faire un exemple, du moins c’était l'avis qu'avait Oryn, guère dupe par les manoeuvres des inquisiteurs. Cependant cette opération fit son petit effet et chacun fut un peu plus rasséréné de songer que les espions et assassins devaient être aux abois, mais ce n'était pas pour autant que la vigilance était relâchée, bien qu'il fallait admettre que la mienne était des plus médiocre.

Toujours est il qu'à la veille de notre premier véritable action armée, l'assaut d'un petit village pour l’empêcher de fournir en vivre Balmor, je fus appelé par un inquisiteur à le rejoindre dans sa tente. Cela se fit pendant mon entrainement, que je faisais en solitaire, répétant encore et encore les mêmes gestes d'attaques, de défenses ou d'esquives afin que mon corps lui même les mémorisent et soit capable de les réitérer par simples réflexes. Encore une fois c’était Oryn qui m’avait enseigné cette technique qu'il avait appris en fréquentant d’autres mercenaires, mais originaires de l'Est et au vu des explications et des démonstrations qu'il m'avait fait je ne pouvais que croire en l'efficacité de la chose. Certes selon lui cela prenait très longtemps avant de faire effet, probablement que cela mettra bien plus de temps que la conclusion de cette guerre, raison de plus pour commencer maintenant. Néanmoins je dus m'interrompre quand un prêtre m'annonça qu'un des inquisiteurs me mandait. Interloqué par cette annonce je ne tardai pas à m'essuyer, commençant à suer, et à remettre mon haut. Il valait mieux être correctement vêtu pour un rencontre de ce genre à ma connaissance.

J’emboîtais par la suite le pas du prêtre qui me mena jusqu'à une tente noire décorée par les motifs de larges croix d'argents. Il s'arrêta à l'entrée, juste avant les deux paladins qui la protégeaient et me fit signe d'entrée, ce que j'avais déjà fait avant qu'il n'esquisse son geste, passant entre les deux colosses en armure qui ne semblèrent pas me prêter une quelconque attention. Ainsi je pénétrais dans les quartiers à proprement parlé de l'inquisiteur, mai plus que le mobilier sommaire, en totale contradiction avec ce qu'on pouvait attendre d'un personnage aussi influent, ce fut l'individu lui même qui attira mon regard. Je l’avais déjà vu une ou deux fois. Il se nommait Geoffroy et surtout il était celui qui coordonnait les inquisiteurs.  Qu'est ce qui me valait l'honneur d'être convoqué par une telle éminence ? Rien de bon vraisemblablement au vu du sourire qu'il m'adressa en se retournant et je ne tardais pas à comprendre pourquoi quand il brandit vivement sa croix devant mon visage en vociférant.

"ARRIÈRE ENGEANCE INFERNALE ! TU ES DÉMASQUÉ ! RETOURNE DÉSORMAIS DANS TON MONDE SI TU NE VEUX PAS QUE LE COURROUX DIVIN S'ABATTE SUR TOI !"

... Un peu étonné je mis un court instant avant de saisir le pourquoi du comment... Mais une fois que je m'étais ressaisit tout me sembla limpide. Il avait du ressentir la présence du démon dans mon corps lors de l'analyse visant à détecter les espions et qui avait été un monumental échec... Mais dans ce cas pourquoi ne pas m'avoir fait venir avant ? Finalement cela importait peu ! Il était préférable que je prenne les devants avant que face à l'échec de sa tentative il n'appelle la garde et commence à ériger un bûcher. De fait je me permettais "l'outrecuidance" de lui saisit le bras pour écarte son crucifix de mon visage et planté mon regard dans le sien.

"Très bien vous avez percé mon secret, mais laissez moi vous expliquez ce que vous ne semblez pas avoir saisi... Oui "j'abrite" un démon dans mon corps, mais c'est l'humain qui vous parle, qu s'est enrôlé dans l'armée en connaissance de causes et qui a marché aux côtés de ses semblables depuis le début de la campagne. Oui je suis un possédé, mais qui réussi à dominer l'infernal qui est en moi. Vous me demanderez alors pourquoi je ne me suis pas fait exorciser ? Je ne demanderai rien de mieux, cependant cette vermine s'est profondément ancré dans mon âme et on ne pourrait retirer la sienne sans me l’arracher également, certains de vos prêtres s'y sont déjà essayés et j'ai failli en mourir. Maintenant que les choses à mon sujet ont été mis au clair je m'interroge sur le pourquoi vous ne m'avez pas directement envoyé sur le bûcher alors que votre but semble bien me supprimer ?"

Mes explications parurent le surprendre, au point que malgré l'arrogance dont faisait souvent preuve ses semblables il me laissa mener la conversation dans le sens que je désirais. Restait à espérer qu'il ne l'écourte pas... Et finalement il reprit son sourire assuré en marchant négligemment, il n'était dès lors pas difficile qu'il avait une idée derrière la tête... Dont il l'extirpa peu après.

"Je ne t'ai pas fait brûler sur le champs car je me demandais s'il y aurait une manière pour te manipuler pour notre cause. Néanmoins je n'en ai trouvé aucune et je ne pouvais me permettre de te faire punir aussi "tard" cela serait paru suspect au lieux de bien des personnes, en particulier des mercenaires qui apprécient moyennement qu'on châtie leurs frères d'armes. Je t'ai donc fait surveiller pour m'assurer que tu n'étais pas un espion, chose qui fut révélé assez facilement, mais cela ne te lavait pas pour autant et il est vrai que je comptais te renvoyer dans le plan d'où tu venais si tu avais été un démon... Ou alors je t'aurai fait purifier si tu étais un possédé... Normal. Cependant ta spécificité, me fait avoir quelques projets à ton égard. Même si'l serait malavisé de ma part d'agir directement à ton encontre il suffirait qu je fasse courir la rumeur concernant ton démon et rapidement des fanatiques te tueraient, pour éviter cela il serait bien que tu me rendes... Quelques menues services."

J’avais amorcé la conversation... Mais toutes les cartes étaient dans sa main et je ne pourrai probablement que courber l'échine. De fait je me contentais de hocher la tête pour signifier que j'acceptais ses condition et attendait la suite de ses propos. Qui se firent attendre le temps qu'ils fassent signe à un individu dissimulé à la perfection dans un recoin de la pièce. Ainsi donc... c'était cela ce Ferliost dont j’avais entendu parler et qui soulevait l'effroi dans le coeur de chacun... Et je comprenais pourquoi sur le coup. Ce n'étiat pas tant son masque det ses habits le dissimulant ou ses armes semblables à des promesses de mort qui provoquait cette réaction que l'espèce d... D'énergie qui semblait émaner de lui. C’était composé de petit rien, un souffle irrégulier, des petits tics simples, mais tout cela contribuauit à rendre cet homme effrayant, jusqu'à ce qu'il se mette à genou devant l'inquisiteur.

"Vois tu ce brave garçon de Ferliost est... Simplet, mais cela ne l'empêche pas d'avoir une grande dévotion à l'égard de notre mère l'Eglise est d'être bien plus dangereux que tout les chevaliers ou même nos paladins. Malheureusement il est un peu... Instable, ce qui fait qu'il serait trop dangereux de l'assigner au front et pourtant on m'a demandé de le mêler à ce conflit, sans que je sache pourquoi. Je compte néanmoins lui laisser un peu plus de liberté. Enfin rassure toi sa présence en ces lieux en même temps quel a tienne est entièrement fortuite. ce que je vais te demander est tout autre... Il y a... Certains que l'Eglise se doit de commettre, mais qu'elle ne peut approuver ou exécuter officiellement. En cela le seigneur Kregan nous est utile, nous pouvons aisément le blâmer tout en fermant les yeux et justement, néanmoins nous ne pouvons pas lui faire confiance, sa famille est par trop indépendant de la religion. Vous serez chargé de l'accompagner dans ses raids où vous vous ferez remarquer à n'importe quelle prix, il est facile d'impressionner ce genre d'hommes et une fois que cela sera fait vous lui insufflerez les actes que JE veux qu'il commette. c'est un homme rustre et il ne verra pas nos intérêts dans ces manoeuvres de fait même pour un homme d'arme comme vous cette tâche devrait être aisée... Allez maintenant vous êtes libre de faire ce que vous désirez pour ce soir, mais avisez vous de ne pas vous acquitter de cette tâche et.... Vous savez ce qui vous attends."

Sur ces mots il me congédie d'un geste méprisant de sa main et je m’exécutai, la fraîcheur de la nuit qui avait fini de tomber me frappant de plein fout par rapport à la douce chaleur qui était présente dans la tente. Je marchais quelques instants afin de trouver un coin assez tranquille où je pourrai dormir quand soudainement une main se posa sur mon épaule... Je n’étais même plus surpris, cela étant la manière habituelle d'Oryn pour attirer l'attention des autres. Par contre je fus plus interloqué par la mine grave qu'il affichait tout en gardant sa pipe en bouche.

"Pourquoi l'inquisiteur t'as t-il demandé de venir le voir ? Déjà qu'il a réquisitionné nos mages pour une tâche qu'ils ont tous acceptés sans que je n'en sache rien..."

Ainsi je n’étais pas le seul que ce clerc avait fait venir. Les mages aussi avait eu droit à cette rencontre et probablement leur avait il également demandé un service. Son offre probable ? Ne pas attisé la haine des fervents à leur égard car ils étaient des mages comme leurs ennemis. Enfin je taisais mon opinion sur ce sujet et me contentais de lui dire la vérité. du moins... Une partie de la vérité.

"Il m'a demandé de participer aux prochains raids que ferait le chevalier Kregan afin de pouvoir par la suite l'influencer dans le sens qu'il désirait. Sans quoi il en fera pâtir ma famille..."

Surtout rester vague, ne pas donner trop de détails sur le pourquoi j'accepterais cette offre... et de toute façon cela n'eut aucune importance puisque la seule chose qu'il retint fut le nom de Kregan qu'il haïssait cordialement de par ses débordements, il l'aurait par ailleurs tué depuis longtemps si cela n'aurait pas porté préjudice à toute l'armée. Cependant après avoir viré au rouge vif et resserré douloureusement sa prise sur mon épaule il me relâcha et sembla avoir une idée.

"... Bien que je n’aime pas l'idée que tu participes à cela c'est une bonne manoeuvre, cela permettrait d'avoir une prise sur ce chien fou. Néanmoins j'aurai moi aussi des directives à te donner à son égard, j'essaierai de faire en sorte qu'elles ne différent pas trop de celles de l'église pour ne pas que ta famille ne pâtisse. Mais fit attention à toi, il serait dommage que tu ne deviennes qu'une marionette entre lerus mains.

"Ne t'en fais ! Je saurai relever la tête le moment venu !"

Et sur ces mots librement empruntés à son discours nous nous séparâmes et alors que je m'apprêtais à m'endormi je me rendais compte qu'ils semblaient l'un et l'autre oublié un petit détail.

Il faudrait déjà que je survive à ces raids !

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Voila tout était en place, le mercenaire mouchard, ces mages si aisés à inquiéter et l'assassin fanatique ... Le rôle du premier était évident. Il s’agissait de faire en sorte de restreindre l'influence potentielle de ces chevaliers pour qu'il ne reste plus que deux parties influents dans l'armée le conseiller et l'Eglise et comme Baldan soutenait déjà cette dernière au vu des efforts qu'elle avait faite à son égard il était évident qu'au final toute la gloire de la victoire serait pour elle et qu'en plus, en cas de défaite il lui serait aisé de rejeter la faute sur d'autres. Les lanceurs quant à eux avaient été proprement réquisitionnés afin d'ériger une barrière magique autour de l'armée en continu lors des arrêts. Ce n'était pas quelque chose qui arrêterait les assauts juste des des choses moins violentes comme des messages ou des rapports d'espion envoyés magiquement. Ils étaient dix répartis autour du camp et chacun protégés par deux fantassins et, étant trente mages au total, ils se relevaient toute les trois heures. Le but étaient d’empêcher que les espions et assassins qui leur avaient échappés puissent recevoir de nouveaux ordres... bien sur dans le fond rien ne lui prouvait qu'ils étaient plusieurs et que celui qui avait tenté d'assassiner Baldan n'était pas un solitaire , mais Geoffroy ne préférait rien laisser au hasard. Ainsi ceux qu'il visait serait désœuvré et inutile, incapable de recevoir de instruction ou d'envoyer leurs rapports, à moins qu'ils le fassent par voie "physique", ce qui aurait déjà été repéré si c’était le cas et le serait rapidement... Bien que pour être honnête en vérité cette initiative ait été ordonnée par le conseiller, mais peu importait au final. Enfin il parvint au dernier point Ferliost... Il était certes risqué de le relâcher comme il venait de le faire ce soit , mais après tout... Quoi de mieux qu'un assassin pour trouver d'autres assassins ?

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La marche reprit à l'aube, comme chaque jour et comme chaque jour Gerald chevauchait non loin du chariot de son ami dont il craignais par ailleurs le comportement plus agressifs, songeant que cela pourrait l’aveugler par l'avenir. Il espérait néanmoins qu'il saurait donner les directives nécessaire pour que l'assaut du premier village qui se ferait vers le milieu de la journée se fasse sans plus de brutalités que nécessaire. Cependant qu'il songeait à cela il entendit une vive agitation vers l'avant de la colonne et il s'y dirigea à vive allure... Pour découvrir alors un trou de dimensions impressionnantes dans le sol qui avait englouti le chariot de têtes où se trouvaient six ingénieurs. L'ennemi avait piégé la voie principale par la magie, mais leurs ennemis avait également réservé des surprises plus sournoises de ce côté ci et ils ne pouvaient pas se permettre un nouveau détour conséquent. Heureusement le trous ne semblaient pas des plus profonds et s'il était évident que l'attelage n'avait pas survécus, ce qui fut confirmé d'un simple coup d'oeil qui dévoila leur carcasse impitoyablement broyé par la masse de métal du chariot, il avait bon espoir que ses occupants aient survécus. Ce qui ne tarda pas à être prouvé puisqu'alors qu'on amenait des cordes pour tirer les malheureux de ce trou, la porte s'ouvrit et cinq des ingénieurs en sortirent, certains indemnes d'autres un peu blessés soutenus par les premiers. Le sixième était également en vie selon eux mais avait la jambe brisée.

La suite se passa sans réels accrocs puisque les soldats lancèrent une des cordes pour faire remonter les ingénieurs et qu'un prêtre descendit pour soigner l'infirme et que d’autres prenaient en charge les miraculés. De fait Gerald ne vit pas de raisons de rester plus longtemps sur les lieux et préféra retourner en avertir Baldan. Exécuter les tests nécessaires à cela lui fut grandement facilités par l'arrêt total de la colonne suite à cet évènements et il ne tarda pas à se retrouver en face de son ami, à la mine bien plus sombre que dans ses souvenirs et en compagnie d'un inquisiteur qui fixait le vieux chevalier d'un air narquois.

"Que c'est il passé ?"

"Un piège sur la route ! Extrêmement bien dissimulé, heureusement il n'y pas eu de morts, juste un chariot et les cadavres de l'attelage qui y sont désormais coincés. Cependant il est à craindre qu'il y en ait d'autres et que nous perdions de nombreux hommes ou chariots."

Cela sembla faire réagir le conseiller qui joignit ses mains pour réfléchir au problème sans même avoir salué son vieux camarade, qui s'en offusquait cependant guère... Gérer un conflit n’était jamais simple et pouvait aisément faire oublier ces égards. Le verdict ne tarda  alors pas à tomber.

"Extirpez ce chariot du trou et mettez les ingénieur sous la même escorte que celle qui gardait leur habitacle. ce dernier une fois extirpé sera doté d'un nouvelle attelage prit parmi les bourrin que les chevaliers utilisent pour transporté leurs écuyers ou le superflus d'équipement dont il leur faudra se débarrasser. Vous remplirez ensuite le chariot vide de caillasse pour l'alourdir et le ferait venir en avant, comme cela il activera les pièges et il nous suffira de réitérer le système en vidant les caillasses, le remonter, changer l'attelage et remettre les roches."

"Tu n'y penses  pas ! Nous y perdrons un temps précieux, l'ennemi aura d'autant plus de temps de s'organiser !"

"... Tu n'as pas comprit, il est déjà prêt et ces pièges en sont la preuve alors oui je compte bien monter à leur capable aussi rapidement qu'il nous le sera permis et par ailleurs je ne compte pas faire en sorte que nos hommes restent inactifs. Nous devions assaillir un village aujourd'hui ? Fort bien ! Cent hommes partiront en avant pour s'en charger et à leur tête sera Kregan."

"Tu n'y penses pas ! Cet homme est une bête ! Cela va finir en bain de sang."

"Je suis désolé mon ami... Mais nous avons besoin de cela pour gagner cette guerre. J'aimerai prendre des otages, mais au vu des espions qui sont probablement parmi nous nous ne pouvons prendre le risque qu'ils soient libérés. Communique les ordres"

Et sans plus un mot il congédia le vétéran qui commençait sincèrement à s’inquiéter.. Oui il obéirai, mais il espérait cependant ne pas se perdre comme il avait déjà presque tout perdu. Il secoua un bref instant la tête, chassant ses inquiétudes, puis alla voir celui qu'il avait défait quelque jours auparavant...

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Quelle joie ce fut quand celui qui l'avait humilié quelques jours avant était venu lui communiquer les désirs du conseiller, du désespoir plein les yeux. Et quel ironie c'était ! Recevoir l'ordre de piller un village au travers de celui qui s'était insurgé face à ses rapines. C'était donc avec le sourire aux lèvres qu'il tentait de rassembler une centaines d'hommes, les siens n'étant au final qu'une trentaine. en premier lieu son dévolu s'était tourné vers les mercenaire,s mais à sa grande surprise seules une dizaine d'entre eux le rejoignirent, ne tardant pas à apprendre que c'était à cause de directives du "commandeur" qui réprouvait ce genre d'actes. Qu'à cela ne tienne, il usa de ses relations parmi les chevalier pour se faire accompagné de quatre d'entre eux et leurs hommes, s'ils en avaient. A ce moment ils constituaient une troupe de soixante-quinze hommes, cinq chevaliers, dix mercenaires, une dizaine de fantassins, une autre dizaine d'archers, et une trentaine de paysans, le reste des troupes furent constitués grâce à  une vingtaine des miliciens d'Astran avides de gloire et cinq des prêtres désirant apportés leur soutien. Constitué la troupe avait au final prit une heure et le convoi était toujours en train d'essayer d'extirper le chariot du piège quand ils partirent en direction du village le plus proche à une vitesse de marche forcée.

Atteindre leur destinations leur prit un peu plus deux heures, mais une fois qu'ils furent à portée il purent voir qu'effectivement les lieux étaient pleins d'activité, il en serait d'autant plus facile d'occuper cet endroit si ses habitants n'étaient pas préparés et faisant fi de la mise ne garde d'un des mercenaires les plus âgés Kregan enfila son heaume et saisissant sa lourde épée d'une main fit signe aux autres chevaliers de le suivre au galop, les fantassin devant quant à eux les suivre au pas de course et ainsi constitué une "seconde vague" après leur passage. Bien qu'en vérité il n'y avait nulle stratégie là dedans. Le bruit des chevaux lancés à bride abattue était telle que les paysans eurent amplement le temps de se mettre à l'abri dans leurs maisons le temps qu'ils arrivent à la grande frustration du meneur qui descendit de sa monture sans prendre le temps d'attacher son destrier... Quelque chose n'allait pas... La peur de ces gens auraient du être plus désorganisées que cela et désormais ils devraient les entendre se barricader et hurler de frayeur. Cela puait le piège, mais il était désormais trop tard il faudrait faire face.
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:20

Malgré le fait que la grande ville était menacé, les familles et ainsi que les combattants qui y étaient rester étaient plutôt calmes et sereins. Est-ce grâce aux parôles de Sung qu'il n'y avait eu presque aucun débordement? Est-ce la foi en leurs dirigeants qui leur confiait cette force de charactère? Ou bien est-ce simplement le fait que l'adversité n'était pas encore à leur porte? Peu importe ce qu'était la réponse, le peuple de Balmor était confiant et ne craignait pas cette guerre pourtant si effroyable... Cependant, c'était plutôt logique de raisonné ainsi. Pourquoi s'inquiété tant que le danger n'est pas sur eux? Mais, malgré cet esprit de confiance absolu, le peuple continuait de vivre, de se fortifier, de prendre des précautions et d'amasser de la nourriture en cas de siège de la ville.

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Mirabilis était dans son atelier, tentant encore de confectionner ses potion pour le bien des autres. Les cernes sous ses yeux suggéraient qu'il ne devait pas avoir été dans le récomfort d'un lit depuis bien longtemps. Cependant, malgré son envie de continuer de travailler, il savait bien qu'il devrait y aller avant de perdre la vie. Après tout, la guerre arrivait, mais il devait se reposer également. Avec les autres alchimistes pour prendre le relais, ses potions pouvaient être surveillés.

Se penchant légèrement sur le dos de sa chaise, il s'étirra un petit moment jusqu'à entendre le son libérateur de sa colone vertébrale qui craqua. Cependant, un autre son le fit tourner la tête. Le son le plus horrible et le plus monstrueux au monde... Le bruit de la galère, le bruit qui lui donnait envie de se cacher dans une boite pour ne pas ressortir...

On venait de cogner à la porte... Mirabilis détestait qu'on le dérenge dans son atelier...

''N'entrez pas! Il y a un... Gaz toxique... C'est dangereux pour tout non-alchimiste de se présenter ici!''

Karl ouvrit la porte avant de la refermer rapidement. Regardant Mirabilis, qui semblait irité et encore plus surpris que quelqu'un ai osé entrer dans son atelier, il avança lentement vers lui. Sortant de ses poches un flacon, il le déposa sur la table de l'alchimiste sans dire un mot. L'alchimiste se demandait pourquoi les golems étaient tous si inexpressifs et tous si... Distants... Après tout, si les premiers modèles de golem avaient été distant, froid et incapable de communiquer, les plus récents devraient avoir la possibilité de parler ou au moins de faire un sourire ou quelque chose du genre...

''C'est la fiole du maître, n'est-ce pas? Il veut encore de mon elixir pour contrer le sommeil à ce que je vois... Il devrait se reposer un peu le bougre... Je suppose que la supervision de la création des golems ou leur amélioration a des fins militaires est complexe, mais il devrait faire attention à son sommeil lui aussi...''

C'était donc ce messonge qu'il avait raconté aux autres membres du conseil... Enfin, peu importait au golem. Il fît signe de la tête par l'affirmatif en ce qui concernait la potion. Le maître dormait peu pour le moment, à peine quelques heures lorsque c'était le cas... Cependant, cette potion lui permettait d'être plus concentré sur ses travaux et ainsi éviter de raté quelques détails.

''Enfin, je suppose que ce n'est pas toi qui va lui parler de mes recommendations... Tient, j'avais fait préparer quelques potions justement... Il devrait en avoir assez pour quelques jours je suppose... Mais la prochaine fois, j'aimerais que ce soit lui en personne qui me parle, d'accord?''

Prenant les fioles que lui montrait l'alchimiste, il prit rapidement ses derniers avant de les mettre dans ses poches. Après tout, il n'avait pas vraiment d'autre moyen pour les transporter... Se penchant légèrement tel le fait un serviteur avant de prendre congé de son hôte, il sortit de la pièce. Mirabilis le trouvait étrange... Il n'était pas comme les autres, mais agissait ainsi... Et le maître n'en soufflait aucun mot également, alors le mystère était encore entier...

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Colrath avait ses invocations et ses sorts en tête, présentement sur la plaine entre le premier village et le second. Si on ne pouvait pas empêcher les hommes du clergé de contourné les trous laissé par les changes-formes, elle pouvait cependant les incités à bien rester sur le chemin. Invoquer des troupes contre les chevalier était facile et prévisible... Cependant, ils ne s'attendraient pas à ce qu'elle prévoyait... Ce serait une surprise, comme celles auparavant...

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Quatres jours s'étaient déroulés depuis leur arrivé. Cependant, les espions avaient gardés le silence pour le moment. Ils n'avaient rien à dire pour le moment et, après tout, Kaïlen avait éviter à cause des protections magiques qu'il y avait à présent. Malgré la faible résistance, il y avait le risque que les communications soient découvertes.... Mais le jeune mage avait plus d'un tour dans son sac. La communication ne s'attardait pas simplement à ceux qui avait déjà été en contacte avec lui... Il choissirait des gens aux hasards et leur parler simplement de tout et de rien. Les inquisiteurs ne pourront pas percé cette communication et se retrouveront a exécutés leurs propres hommes... Oui, c'était bel et bien la guerre pour avoir changer si radicalemnt un jeune homme normalement si gentil...

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Kregan venait de descendre de son cheval, sentant le piège qui venait de se refermer. Les cavaliers attendaient, Kregan devait se posser bien des questions... Puis, une note de musique se fît entendre. Le son d'une flute bien forte se fît entendre, puis commença son air. Les ''villageois'' se firent entendre, poussant des cris de guerre. Bien entendu, c'était les mages et leurs alliés qui les poussait, donnant encore plus de réalismes aux illusions. Sortant de leurs maisons armés de fourche, de pelle et de tout ce qui aurait pu être dans les mains de villageois, les illusions se précipitèrent vers les cavaliers. Mais ce n'était là qu'un leurre...

Firlun avait déjà préparer son sort ainsi que les mages présents. Cependant, ce n'était pas tous qui lanceraient un sort. Après tout, le plus gros de l'armé arrivait... Ils étaient seulement 5 pour le moment... Mais un d'eux était clairement le chef de la bande... Mais Firlun préférait laisser son compère s'en chargé... Après tout, c'était lui le plus combattifs des deux...

Sautant près de la fenêtre, Badruk ne pouvait s'empêcher de rire lorsque les flammes jaillirent de ses mains. Près des cavaliers, le jet était brusque et, avec leur attention vers les villageois, ne virent que trop tard la flemme vers eux. Que ce soit eux ou leurs montures, ils étaient cuits. Tombant au sol lorsque leurs montures s'affolèrent, les cavaliers devaient chauffer dans leurs armures s'ils n'étaient pas mort à cause de ce lance flamme.

Le cheval de Kregan prit peur comme les autres face aux assaillants. Cependant, le feu fût de trop pour lui. Ayant protégé son maître des flammes en utilisant son corps comme bouclier, il ne put s'empêcher de tomber sur ce dernier, au niveau du bassin...
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:21

... Mais avant que le moindre mot ne franchisse les lèvres de Kregan afin d'alerter ses compagnon ce fut un vrai raz de marée humain qui surgit des maisons pour s'en prendre aux chevaliers.  c'était tout bonnement incroyable ! Certes il était déjà arrivé que des gueux trouvent le courage de lui faire face lors de ses pillages, mais soit ils le faisaient dès le départ, soit ses hommes à pieds avaient amplement le temps d'arriver après le passage de la maigre cavalerie avant qu'ils ne trouvent le courage de contre-attaquer. C'était la première fois que des paysans réussissaient à le surprendre ainsi. Suivaient ils tous un entrainement martiale dans ce pays ? Peut être mais ce ne fut pas suffisant pour  effrayer les chevalier qui sur d'eux relancèrent leur monture afin de charger cette valetaille alors que de son côté Kregan s'apprêtait à faucher les premiers d'entre eux qui viendraient à l'assaillir à grand renfort de moulinet avec son espadon... Ainsi ce fut à peu près en même temps qu'ils se rendirent compte du leurre alors que leurs lames ou les sabots d leurs chevaux ne firent que fendre le vide.

Magie.

Ce fut le dernier mot qui traversa leur esprit avant que l'enfer ne se déclare, les enveloppant tout dans sa chaleur insoutenable. Impuissant, Kregan qui était à l'écart ne put que voir ses compagnons se retrouvé sous ce feu incendiaire et y succomber dans des cris atroces causés par la souffrance que causait le métal de leurs armures quand il se mêlait à leurs chairs. Néanmoins il ne tarda pas à réagir et se retourna, sans plus se soucier des belliqueuses illusions, vers l'origine de ces flammes destructrices, trahissant une puissance magique surprenante, mais ce ne fut que pour voir sa propre monture en proie également aux flammes s'effondrait sur lui, écrasant ses jambes de tout son poids. Ces dernières, en plus de se briser, furent impitoyablement broyé par ses cuissardes qui ne supportèrent pas plus que ses os le poids de sa défunte monture et pénétrèrent ses chairs violemment. N'importe quel homme aurait hurlé de douleur à à ce instant, mais dan sa chute le crane de Kregan avait violemment percuté le sol et l'avait fait sombré dans l'inconscience. Heureusement pour lui probablement.

La plupart des chevaliers périrent sur le coup sous les flammes, mais un d'entre eux qui venaient de descendre de sa monture et était plus légèrement équipé, survécut quelques instants au flammes. Certes il s'embrasa, mais n'étant pas coincé ni sur sa monture ni dans un carcan d'acier en fusion contrairement à ses camarades il courut comme un dément comme pour tenter d'échapper au flammes. Au final tout ce qu'il fit fut d'enfoncer la porte d'une des chaumières  et s'y effondrer, cependant le feu avait eu le temps de prendre sur la demeure elle même et si personne ne faisait rien le feu prendrait rapidement dans la maison et risquait de se propager à tout le village.

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Lorsque les chevaliers avait prit les devants nous avions ralentis un peu la marche afin de ne pas arriver complètement exténués au village. de fait nous pûmes clairement voir le soulèvements de villageois. A partir de cet instant nous partîmes à nouveau au pas de course sous les ordres du vétéran qui avait tenté de prévenir Kregan. Ce dernier avait fait signe aux douze archers, dont deux mercenaires, de commencer à tirer et leur avait laissé les paysans pour les défendre en cas d'assauts surprise, se doutant que ces derniers risquaient de prendre peur en se battant contre des malheureux semblable en de nombreux points à eux et c'était la dernière chose à faire. Pour ma part je faisais partie aux côtés de quelques miliciens des premiers à m'approcher du village, devançant les fantassins et autres mercenaire à l'équipement plus lourd. Nous entendîmes à cet instant les cordes des arcs se détendre et les flèches qu'ils projetèrent fendre l'air dans un sifflement qui effrayait habituellement les plus couards, mais... C’était curieux, les paysans ne levèrent même pas la tête pour voir ce qui leur tombait dessus et finalement quand les projectiles les atteignirent ils passèrent tout simplement au travers.

"ILLUSIONS !"

C’était le milicien à côté de moi qui, lance baissée, avait clamée cela pour faire comprendre à chacun qu'il ne fallait guère se soucier de ces apparitions et que cela était l'oeuvre de mages... Chose qui ne tarda pas à être confirmé par la boule de feu qu'il reçut de plein fouet et le brasier qui sembla parcourir la rue principale de la ville d'où montèrent des cris atroces. Pour ma part je tournais le regard pour voir le malheureux milicien. Il avait reçu le sort en plein visage et avait été littéralement projeté en arrière et de son visage il ne restait plus qu'un crane noirci... Au moins était il mort rapidement, mais ce n’était pas un sort que j'enviais. ainsi, tentant de faire fi de mes camarades qui tombaient sous les sortilèges, bien que les miliciens derrière leurs boucliers de bois recouvert seulement sur l'avant d'une couche de métal parvenait à se protéger un tant soit peu. Je continuais d'avancer en direction du village courant presque pour cela. il n'était guère aisé  d’esquiver les sort, heureusement ces derniers, bien plus visible qu'une flèche était facilement évitable, enfin plus ou moins puisqu'après tout une stalactite m'entailla profondément le flanc en y répandant une froideur des plus désagréables et engourdissant et j'évitais par la suite de justesse une sphère enflammée en me jetant sur le côté avant de reprendre ma course, ma plaie ne saignant pas trop, heureusement. Néanmoins il me parut clair que m’enfoncer dan les rues ne permettraient au age que d'accentuer leur tir sur moi de fait, je misais sur la sécurité en espérant que Kregan ait survécu, sans quoi j'étais fichu et enfonçait la porte de la maison la plus proches... Il allait falloir que j'affronte les mages qui y étaient, mais au moins leurs camarade ne pourront pas me tirer en même temps dessus !

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Pendant ce temps les quinze miliciens qui atteignirent à peu près indemne le village entrèrent en action, se servant de leur longues piques pour passer dans les fenêtres d'où sortaient les sorts, espérant embrocher ceux qui étaient à l'origine de ces derniers. Les archers quant à eux, un peu à l'écart mais non à l'abri puisqu’ils avaient perdu déjà un des leurs et deux des paysans qui devaient les couvrir, visaient les mêmes objectifs tentant d'effectuer des tirs relativement précis pour passer par les interstices à leur portée. Enfin derrière cela, les six mercenaires survivants et les dix sept fantassins encore debout usèrent de la même stratégie qu'Engar enfonçant une porte pour se mettre à l'abri dans les maisons, mais toujours en groupe de quatre ou cinq et de manière bien plus ordonné, ceux équipé de bouclier entrant en premier afin de tenter de dévier les premiers sorts, tout en espérant pouvoir profiter de l'effet de surprise de parvenir au corps à corps avant d'avoir à subir les sortilèges de leurs opposants. La bataille avait commencée et bien qu'ils demeuraient sans commandant les soldats d'Astran se battaient avec fougue et courage dans l'espoir d'emporter le plus de ces lanceurs de sorts dans la tombe...
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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:21

Les sorts étaient jettés de toute part pendant le combat, il était même difficile de savoir qui était aux commandes. Cependant, malgré le fait que Badruk ai été celui à lancer la première offensive, c'était bel et bien Firlun qui était le chef pour le moment. Lançant ses sorts électriques sur la foule qui approchait, ses derniers tombaient au sol, prit de convulsion. Ceux ayant des boucliers de métal était les plus facile à visé et ils avaient deux choix: laisser tomber le bouclier s'ils avaient la chance de voir un éclair passer dans leur direction ou bien mourrir dans d'atroce souffrance. Choix qui était loin d'être simple sur un champ de bataille puisque les deux options pouvaient coûter la vie de la personne présente.

Le feu qu'avait commencé le cavalier fût rapidement étein. Le feu n'était pas quelque chose qu'ils voulaient avoir en ennemi... Surtout lorsque Badruk était présent. Ce dernier continuait de lancer ses sorts, tel un enfant énervé avant de recevoir un cadeau. Les gobelins étaient étranges, mais pouvaient-t-on leur en vouloir? De plus, le son de la flûte, discrète mais toujours présente, renforçait le moral des mages, travaillant à ce que leurs sorts soient plus performant et surtout à bien visé leurs ennemis.

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Les miliciens réussirent à embrocher quelques mages, mais leurs compagnons derrières eux en lançait d'autres pour être sûr et certains que ses derniers auraient leur mort vengé. Badruk se trouvait plutôt loin des maisons qui étaient assaillit, alors il s'efforça pour lancer ses sorts plus loins des résidences, de peur de les brûler.

Cependant, contrairement à leurs adversaires qui étaient sans chefs, leurs pertes étaient minimes et ils avaient prévu que les humains parviennent à défoncer les portes. En plus des mages, les résidences contenaient des démons et autres combattants au corps à corps. Qui aurait été assez niai pour penser abattre tous les adversaires avant qu'ils ne rejoignent leurs protections. Environs cinq combattant se trouvait en moyenne dans les maisons. S'ils s'attendaient à simplement tombé sur des mages désarmés, leur surprise serait de courte duré... Les démons étaient munis d'armes lourdes, brissant aussi bien bouclier qu'os par leurs attaques.

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Firlun était dans une des maisons qui fût sous assault de ses hommes. Un mage près de lui tomba, flèche dans l'épaule. Pendant que l'homme au boulier entra dans le refuge, ce dernier lui lança un éclaire, le foudroyant sur place. Restant à couvert pendant un moment, il canalysa sa magie pour l'abbatre ensuite sur les archés. Agissant tel un courrant instable, ce dernier frappa plusieurs hommes simultanément... Les démons et les autres semblaient bien s'occuper de leurs adversaires, alors il préféra rester loin de porter des flèches s'il y avait des archers qui avaient survécu...

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Le mage qui se tenait près de fenêtre fût très surpris quand la porte fût détruite par Engar. Cependant, ce dernier avait également plusieurs monstres devant lui. Malgré le fait que trois d'entre eux étaient occupés à protéger l'autre porte des mercenaires, il y avait devait lui un démon rouge munis d'un gourdin assez imposant ainsi qu'un beastman ayant des traits d'un lynx. Malgré le fait qu'il était beaucoup moins imposant que son adversaire, son épée batarde ainsi que sa targe lui conférait un meilleur avantage pour le déplacement. Cependant, le démon commençait déjà à porter son coup tandis que l'homme lynx s'apprétait à attaquer l'homme dans le cas d'une contre-attaque de sa part.
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:21

Pour chaque mage tué par les miliciens grâce à l'allonge de leurs lances qui leur permettait aussi bien d'atteindre les fenêtres surélevés que de s'enfoncer dans la salle jusqu'à atteindre leur opposant, un d'entre eux tombé face aux sortilèges des camarades de leurs victimes tant est si bien que rapidement il ne resta plus que quatre de ces hommes d'armes en vie... Il était inutile de préciser que la peur avait bien fini par envahir leur coeur face aux morts atroces auxquels étaient exposés leurs camarades, cependant ils ne se laissèrent pas dominer par cette dernière, ayant parfaitement pris conscience que de toute manière si'l fuyait maintenant il serait abattu par derrière comme des chiens. Ils ne faisaient preuve d'aucune pitié et ils avaient conscience que c'était également le cas de leurs adversaires... Néanmoins ils tentèrent de changer de stratégie et se divisant en groupe de deux il rejoignirent deux maisons où étaient entrés fantassins et mercenaire afin de les faire bénéficier de leur allonge.

Cela fut des plus efficaces puisque la résistance soudaine au corps à corps de par la présence de guerriers et de démon avait effectivement surpris les combattants d'Astran, qui sur le coup eurent bien du mal à riposter et chacun des cinq groupes perdit au moins un ou deux hommes. Cependant il n'avait pas tarder à se réorganiser, se transposition vis à vis de ces défenseurs inattendus de manière à ce que les mages présents ne puissent les atteindre sans risquer d'affecter leurs alliés. Néanmoins ces derniers se battaient bien, les démon en particulier était redoutable, cependant les fantassins réussissaient à encaisser ou à dévier leurs assauts alors que les mercenaires, plus agiles, tentaient de passer à l'offensive... Et c'est sur ce plan que les miliciens intervinrent, surgissant soudainement avec leurs lances entre leurs camarades ils parvinrent à prendre par surprise les protecteurs des mages qui ne purent évités leurs piques alors qu'il devaient déjà surveillés les lames des mercenaires. Au final les deux groupes qui bénéficièrent de l'appui des miliciens perdirent juste deux fantassins chacun. Par contre si les autres parvinrent aussi à achever les les démons et les guerriers de Balmor ce fut au prix de la vie de trois à quatre hommes dans chacun des groupes. Ce pour un total de pertes de douze fantassin et deux mercenaires. Ainsi dans deux des maisons il restait un mercenaire deux fantassins et deux miliciens alors que dans les autres maisons il n'y demeuraient qu'un seuls survivants, deux  avec un mercenaire, et une avec un fantassin.

C'est à ce moment là que les mercenaires décidèrent de prendre les mages de court, se servant de leurs armes de jet afin de tenter d'abattre le ou les mages présents dans la salle avant qu'il n’ait pu incanter leurs sorts ou les lancer. Les fantassins et miliciens quant à eux tentèrent tout simplement de charger sur leurs opposants ce qui aurait pu apparaître saugrenu, mais c’était la seule option qui s'offrait à eux et il était probable qu'ils parviennent à effrayer certains de leurs opposants, les mages n'ayant qu'une piètre connaissance de la guerre, du moins de ce qu'ils savaient.

Au loin les prêtres qui  étaient demeurés avec les paysans furent les premiers à réagir en sentant une énergie se dirgier rapidement vers eux alors que les archers décochaient une nouvelle salve de flèches. Ils usèrent à cet instant de toutes leurs énergies magiques, comme ils l’avaient déjà fait pour plusiuers des sorts qui avaient visé leurs troupes jusqu'alors, bien qu'ils aient été incapable de sauver la vie à plus d'une dizaine dep aysans, pour stopper l'éclair mais la puissance de ce dernier eut rapidement raison de leurs défenses et accomplit son office, mais en se limitant aux homme du clergé qui, de par leurs sacrifice sauvèrent leurs camarades. Cependant les conscrits furent effrayés par la vision de ces corps ravagé par la foudre et délaissèrent les archers au rang déjà clairsemés par les sorts, ayant perdu deux de leurs membres. Ils tentèrent en vain de rappeler à l'ordre ces couards, mais en vain et au final il les imitèrent, leurs traits n’ayant qu'une efficacité très limitée...

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Evidemment... Ça ne pouvait pas être aussi simple. J'enfonçais la porte, prenait les mages au dépourvus et les massacrait.... Mais honnêtement au vu de la situation la cela ne me dérangeait guère. J'en souriais même. Déjà que j'appréciais le combat voila qu'on m'offrait l'opportunité de tuer un démon et je ne comptais nullement laisser passer cette occasion. Déjà la rage que j'avais à l'égard de cette espèce parcourait mon corps au point que j'en oubliais presque les autre, le mage et le beast... Presque, ce qui fit qu'alors que je m’élançais sur le dméon, esquivant par la même sa lourde frappe, avec un sourire carnassier aux lèvres j'esquivais de justesse l'assaut de son compagnon en bondissant sur le côté, sentant la large lame frôlait de justesse mon ventre... Mais cela m'exposa aux sorts du mage qui envoya une large boule de feu dans ma direction, là encore je parvins à l'éviter, mais de manière bien plus tranquille, m'étant cette fois ci attendu à cet assaut, me contentant d'un léger pas chassé sur le coté alors que le sorts allé s'écraser sur le mur de la maison qui prit feu. Peu m'importait, j'en aurai fini avec ses habitants bien avant que cela ne devienne une menace... Bon, m priorité était le démon, néanmoins hormis sa masse musculaires et des attributs tels que ses cornes il ne semblaient  pas avoir de point faible ou fort particulier, même pas une queue pour assurer son équilibre... Même si bien sur cela demeurait un démon à mes yeux c'était au demeurant un peu frustrant... Ce qui n’arrangea en rien ma haine alors que je décidais de passer de nouveau à l'assaut avant qu'ils ne commencent à enchaîner leurs assauts et à finalement me poussé à commettre une faute. Et toujours avec ce sourire...

Le démon tenta de nouveau de me frapper, de haut en bas encore, probablement craignait il d'atteindre ses camarades avec un assaut plus ample et de fait il me fut aisé de me fendre à nouveau... Tout en sachant parfaitement que le lynx allait de nouveau couvrir son camarade e, s’attendait probablement à ce que je fuis son attaque... Et c'est ce qu'aurait voulu la prudence, mais au lieu de cela, poussé par ma gagne je persistais cette fois. Pour ma défense je me contentais d'un ample geste sur le côté, dans la trajectoire approximative qu'avait prise le dernier coup de la créature... et ça marcha sa lame ripant contre la mienne... Avant de venir lm'entailler profondément le bras. Bien sur à cet instant je ressentis la douleur, lentement je pouvait sentir mon sang coulait le long de mon bras, mais surtout me parvenait la joie d’atteindre pour la seconde fois mon but. Tué un démon. Le temps de lire la peur dans ses yeux de retourner dans son plan infernal. Le temps que mon sourire s'agrandisse un peu plus et qu'un petit rire s'en échappe. Le temps que ma lame s'enfonce dans ses chairs, que je la retire et que son sang éclabousse mon visage et c'était fini...

Non... Pas tout à fait, et ce fut un violent coup de bouclier sur le crâne qui me le rappela. Ma proie était peut être mort, mais le combat n'était pas fini. cette guerre appelait d’autres victimes qui ne m’intéressaient guère, mais que je devais d'abattre sous peine d'être tué. Une règle valable à mes yeux.. et sans me départir de mon sourire à moitié dément je reprit l'affrontement. Le sang pulsait de plus en plus rapidement dans mes veines, accordant à mon corps une chaleur anormale et accentuant  mon hémorragie au bras et celle, moindre au visage. Désormais il coulait également le long de ma peu y laissant une sensation étrange et mon coeur battait à tout rompre, mais peu m'importait... Alors que j’effectuais une attaque double, une visant la tête avec un coup de haut en bas et l’autre visant le flanc d'un coup de gauche à droite, plus vite qu'il ne pourrait armer son coup au vu de l'ampleur de son arme. Alors que le cadavre du démon s’effondrait derrière moi, me couvrant un bref instant des sorts du mage. Alors que les cris et les bruits des autres combats me parvenaient...

... J'étais heureux.
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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:22

Malgré le fait que les mercenaires et les hommes du clergé avait bien riposté dans une telle situation, il ne restait que peu de ses hommes pour les combattres. Leur chef était à terre, nul ne savait s'il était mort ou vivant pour le moment. Les archers et les paysans fuyaient le champ de bataille à cause de la sorcellerie des mages. Il était dommage de les laisser partir, mais ils n'y pouvaient rien pour le moment. Quelques sorts se dirigeaient vers les fuyards, mais rien n'était plus important que d'attaquer les mercenaires et le reste des troupes. Entrant dans les maisons, un groupe avait su percer les défenses avec l'aide des miliciens survivant. Le groupe avait réussi à tuer les guerriers et les mercenaires prirent par surprise les quelques mages qui se trouvait présent avec leurs armes de jet.

Touchant les mages les plus proches, un avait cependant été simplement blesser à l'épaule. Cependant, le sort qu'il voulait lancer allait échapper à son contrôle. La sphère glace qu'il avait en main devenait instable, glaçant la chair du mage qui, sous la douleur, ne pouvait pas émettre un seul son. Les autres mages présent dans la maison eurent comme réflexe de se protéger avant que la sphère n'englobe une partie de la maison. Si les mercenaires savaient comment prendre par surprise leurs adversaires, les mages savaient quand un sort allait se déchainer. La sphère répenda donc son froid mortel sur les guerriers de cette endroit.

Les autres maisons, malgré le fait que les guerriers avaient percés les défenses pour les maisons, les mages savaient très bien se défendre dans ses cas présent. Un des mercenaires, venant d'achever un des monstres près de Firlun, se tournait vers lui, espérant que le mage ne puisse réagir assez rapidement pour lui lancer un sort. Cependant, le mage savait comment agissait sa magie et il savait également que le guerrier ne tiendrait pas face à sa puissance. Recevant un coup du sort qui avait fait la renommé du mage, les éclaires agirent comme des cônes électriques, paralysant le corps du mercenaire tout en le traversant. Après quelques instants, le corps fumant du mercenaire tomba par terre, le sang coulant par les orifices de sa tête. Le membre du conseil souffla un peu avant de laisser les autres mages continuer l'assault. Il se reposerait un peu... Il pouvait se permettre de souffler quelques secondes.

Sachant que leurs adversaires ne pouvaient pas bouger puisqu'ils étaient en combat, il ne servait plus à rien de garder les guerriers dans les maisons lorsque ses dernières n'étaient pas attaqués. Offrant ainsi du renfort pour prendre les adversaires en tenailles, voir même les encerclés si possibles. Les mages, restants derrière décidèrent de continuer le tir sur les fuyards, évitant ainsi de frapper leurs alliés. La bataille était gagné pour les mages... Ils devaient se rendre ou mourrir...

-----

Engar venait d'achever le démon, mais sa situation était loin d'être bonne. Le beastman Lynx avait des renforts, ses alliés ayant terminer de tuer leurs adversaires. Appuyer de deux autres guerriers, ses derniers menaçaient l'humain possédé pendant que d'autres monstres venait porter leur appuit derrière l'humain. Le feu qui avait commencer avait été éteint par un des mages de la maison, n'étant pas celui qui lançait les boules de feu. Il était en sous-nombre, cette bataille se terminerait dans les quelques minutes... Il pouvait choisir s'il se rendait ou s'il décidait de périr... Les guerriers, attentifs et aux aguets, attendaient quelques secondes, attendant la réaction du chasseur de démon...
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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:22

La bataille était finie. C'était une évidence après quelques derniers cris de souffrance aucune clameur guerrière ne me parvenait et le son des sorts des mages était allé en s'atténuant j’étais le dernier homme d'Astran encore debout.... Mais il y avait fort à parier que cela ne dure pas ,car si mes passes d'armes me donnaient l'ascendant sur le beast ses compagnons, après en avoir fini avec les miens, se précipitèrent vers le lieu de notre affrontement et alors que j'allais porter triomphal le coup fatal je me retrouvais encerclé... Leurs armes pointées sur moi ils n'osaient pas intervenir directement de peur que je parvienne à tuer mon opposant. Ts rien dans les tripes, même pour exterminer une menace ils n'osaient pas sacrifier une vie... Et je dus reconnaître que l'idée d'achever la créature était tentante, cependant trois choses me retenaient. Premièrement l’excitation du combat avait fini par retomber suite à ce statut quo, ensuite le fiat qu'aucun de ceux qui m’entourait était un démon n'aidait pas à me pousse à achever ma victime et troisièmement j'aimerai bien m'en tirer vivant et s'il ne m'avait pas déjà tué pour sauver la vie de leurs camarades c'est que, peut être, si je lâchais les armes ils me laisseraient la vie sauve... Et pouvant à mes yeux tuer encore bien plus d'une personne si je demeurais en vie il valait mieux que cela soit le ça. De fait je pris le risque de me désarmer, jetant mes armes aux pieds des vainqueur, quitte à en payer les conséquences.

"Et maintenant ?"

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Poussé par la crainte les survivants de la débandade ne tardèrent pas à rencontrer un duo d'éclaireur d'Astran patrouillant aux alentours afin de s'assurer qu'aucunes troupes de mages ne tenteraient de profitez de l'immobilisation du convoi. Ils racontèrent le déroulement des évènements d'une manière brouillonne et confuse, mais suffisamment alarmante pour qu'un des deux cavaliers prenne l'un d'entre eux en croupe et se dirige vers le convoi afin de remettre ce rapport au plus vite à Baldan alors que son partenaire escorté les archers et paysans rescapés et tentés de les rassurer quant à l'enfer qui s'étaient déchaînés et avait même réussis à abattre les servants des dieux... Leur foi était profondément ébranlée et certains étaient même en état de choc. en vérité... Les deux seuls qui n'étaient pas affecté étaient les mercenaires qui avaient été aux ôtés des archers et avaient survécu, accoutumés à de tels horreurs et se fichant bien que les dieux n'aient pas réussis à contrer la magie des mages. Néanmoins ils étaient aussi morose que les autres, voir un peu plus agressifs, de par l'échec total de leur mission et il était probable qu'ils se promettaient déjà de tout faire pour mener la prochaine à bien et en même temps faire payer les mages... Un désir qui ne tarderaient pas à être partagé par tout ceux dont le coeur ne serait pas saisis d'effroi à l'écoute du récit de l'embuscade.
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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:39

Les mages repoussaient les survivants à l'endroit qui était le centre du village. Le chasseur de démon, ayant dépossé ses armes, ne fût pas exterminé malgré le fait qu'il avait tuer un de leurs frères devant leurs yeux. Que ce soit par une notion d'honneur ou simplement celle que les mages n'aimaient pas répendre le sans sauf si nécessaire, ils ne tuèrent aucunement les hommes qui s'étaient rendus. Et puis, les faits étaient des faits... Il ne restait qu'une poigné des hommes qui les avaient attaqués devant lui. La flute qui avait été perceptible durant le combat cessa, ses services n'étaient plus requis pour le moment.

Les différents mages tentaient de soigné les blessures et de compter leurs morts. Beaucoup plus de blessés que de mort du côté des mages. Grâce aux lances des miliciens et des armes de jets des mercenaires, il y avait une quizaine de blessés léger qui pourrait attendre quelques temps avant d'avoir besoin de soin médicaux. Il y avait quelques cas plus grave qui étaient déjà traités par les mages guerrisseurs, mais ils pourraient survivre heureusement. Cependant, il y avait eu la mort de cinq mages élémentaires et d'une dizaine de guerrier (trois démon et sept guerriers toute races confondu). Les pertes étaient faibles, mais elles étaient présente quand même... Le seul point possitif était que cette bataille avait été un massacre pour les troupes adverses.

Pendant que les guerriers encore présent surveillait les prisonniers après qu'ils aient enlevés leurs armes et boucliers, les invocateurs commençaient à ouvrir leurs portails pour que les blessés puisse partir au plus vite dans l'infirmerie et que le reste des troupes puissent partir vers le prochain village. Cependant, Firlun regardait les prisonnier tandis que Badruk regardait les cadavres des chevaux ainsi que leurs cavaliers. Cependant, l'un d'eux étaient encore vivant, malgré le fait qu'il était écrassé par son propre destrier. Cependant, il ne pouvait en souffler un mot à Firlun avant que ce dernier n'agisse rapidement.

''Rassemble les mages pour qu'ils transportent les blessés et les morts. Nous ne les laisseront pas ici pour que le loisir du clergé. Les fuyards auront probablement avertis les troupes qui se dirigeront probablement ici par la suite.''

''Nous faire quoi de eux que nous avoir capturé?''

''Nous pourrions les apportés avec nous, mais ça ne ferrait que les mettres davantage en colère contre nous... Si cette rage peut encore augmenter à notre égard... Mieux faut les laisser ici... De plus, il serait sacrilège de ne pas leur laisser la chance de donner une sépulture à tout ses hommes... Leurs prêtres qui sont morts leur ont fait mal et eux méritent quelque chose pour les remercier de leur foi... Cependant, ils arriveront vite selon moi, nous devons partir...''

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Sans brusquer leurs adversaires, mais tout en restant prudent, les mages et leurs guerriers continuaient de les surveiller. Les invocateurs apposaient les derniers symboles pour ouvrir les portails. Ayant fait signe à deux membres d'aider à soulever le cheval écrassant le chef blessé, les mages ne lui offrirent aucunement les premiers soins. Cependant, ils le dépossèrent étendu au sol pour éviter que sa situation s'agrave. Le temps du départ avait sonné et les guerriers s'éloignaient des prisonniers pendant que les mages préparaient leurs sorts dans le cas où ses derniers tenteraient de les attaquer. Cependant, rien de tout ça ne se produissit... Les mages partirent dans les portails qui s'effacèrent ensuite de la face du monde...
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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:40

L'éclaireur, accompagné du survivant qu'il avait prit en croupe ne mit pas longtemps avant d'arriver au campement, où son suivant fit forte impression par sa mine défaite et son regard fuyant... La rumeur comme quoi l'assaut avait échoué ne tarda pas à  se répandre telle une traînée de poudre, au point que Geoffroy le sut avant que le témoin de ses évènements n'entre dans sa tente... Et il n'était de fait pas deviner  de comprendre le pourquoi du regard glacial avec lequel il fixa cet homme, un simple paysan qui lui expliqua en détail ce qu'il avait vu de la bataille, de la tourmente de feu qui s'était abattu sur les chevaliers à la fuite désespérée des archers et paysans qui ne pouvait plus rien faire pour leurs camarades. Il fut particulièrement insistant sur ce dernier point, connaissant le sort habituellement réservé aux déserteurs et mettant en avant l'inutilité d'un ultime assaut qui les aurait juste conduit à la mort, mais déjà l'inquisiteur ne l'écoutait plus. cet assaut avait été un véritable échec, leurs ennemis avait agencé ses pions de manière particulièrement habile... mais le saint homme n'était pas prit au dépourvu pour autant, bien qu'un peu décontenancé d'une telle habilité militaire de la part des mages. Lui et Baldan avaient prévu cette éventualité, il était désormais temps de mettre leur plan en oeuvre...

Il eut un léger geste las et, à son grand soulagement, le rescapé crut tout simplement être congédié, mais en vérité ce signe était adressé aux paladins, qui étaient rentrés dans la tente qui se saisirent alors du malheureux et commencèrent à lui lier les mains. L’intéressé, comprenant alors le sort qui lui était réservé et qu'il avait tant craint, se mit à hurler, suppliant l'inquisiteur de lui laisser la vie, pour sa femme, ses enfants, mais ce dernier se contenta d'un long soupir et il fut bâillonné dans la seconde qui suivit, puis traîner au dehors. Bien sûr la scène attira une foule de curieux, qui alla en s'agrandissant, alors que l'on alla quérir un prêtre, pour réciter une ultime prière. L'inquisiteur aurait pu se charger de cela, mais généralement seuls les nobles pouvaient bénéficier d'une ultime onction de la part de personnages aussi illustres. Pendant ce temps le paysan fut contraint de se mettre à genoux, la tête baissée vers le sol, il ne gémissait plus, ne se lamentait plus, non il se contentait de se maudire intérieurement d'avoir prit part à cette guerre alors qu'il pouvait entendre le souffle lourd du paladin qui levait sa lame, prêt à accomplir l'office du bourreau. Au terme de quelques minutes, alors que presque toute l'armée s'était assemblé pour assister à cette curieuse scène dont ils ignoraient le pourquoi, le clerc arriva enfin et se mit à genoux afin de psalmodier une ultime prière au condamné, mais sa voix fut rapidement couverte par celle de Geoffroy.

"VOYEZ TOUS ! Le sort réservé à ceux qui laisseront la peur envahir leur coeur et les pousseront à abandonner leurs camarades... Car oui c'est ce que cet homme, et bien d'autres, ont fait ! Délaissant leurs frères d'armes face aux sorts infernaux de leurs opposants afin de sauver leurs vies ! C'est cette même vie que nous lui retirons maintenant, et retirerons à tout ceux qui ont fuis et fuiront... et bien sûr dans cette mort les portes du paradis lui seront fermés... De fait..."

Il claqua des doigts, et alors que le prêtre n'avait pas terminé la prière la lame du paladin s’abattit. Normalement une épée ne pouvait pas trancher un cou si aisément, mais celles des paladins étaient si lourds et la force de ces hommes si grandes que cela fut amplement suffisant pour détacher en un coup la tête du corps, bien que les vertèbres touchés par cette frappe furent plus broyés que tranchés. Sous la pression un grand jet de sang sortit du cou du mort  éclaboussant tant le guerrier saint qui n'en avait cure que le clerc qui poussa un léger cri d'effroi, car pris au dépourvu.

"... L'extrême onction leur est inutile... Qu'on laisse ce corps aux charognards et que l'armée se remette en route ! Je vais me charger avec mes paladins de châtiés les autres fuyards !"

Sur le coup l’exécution avait soulevés de nombreux cri et soupir d'indignation ou de peur, mais nul n'osa s'avancer sur le champs pour s'opposer à la volonté de l'inquisiteur, et les chariots remplis de pierres étant prêts on commença à préparer le départ. Par ailleurs on ne se posa pas tellement de question sur comment le saint homme allait faire pour tuer les survivants qu'on supposait être au moins une dizaine, la réponse était simple, comme les paladins étaient réputés pouvoir défaire vingt hommes à eux seuls... Quant à Geoffroy il savait pouvoir déléguer durant quelques heures ses fonction à un de ses frères et se prépara également au départ... Il savait que les hommes allaient perdre un peu de leur confiance envers leurs dirigeants après cela, mais ce sacrifice était nécessaire  pour le déroulement du plan, et cela ne serait pas le dernier... De toute manière, la confiance pouvait très bien laisser la place à la crainte, pour mener des hommes le résultat était le même... Et encore... Ils ignoraient tous le sort bien pire qu'aurait pu subir ce bougre malchanceux. Par ailleurs il accorda un dernier regard à ce cadavre dont le corps était destiné à pourrir sans sacrements, puis il ordonna qu'on lui amène les cheveux de trois chevaliers, seuls ces derniers étant suffisamment robustes pour pouvoirs supporter le poids des paladins, puis suivant le cavalier qui avait mené le décapité ici ils se dirigèrent vers le groupe de survivants qui demeurait encore hors de vue du campement.

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Dissimulait derrière des tentes Ferliost avait assisté de loin à la scène. Non pas qu'elle l’intéressait en elle même, ce chien méritait sa punition ! Mais en vérité il observait les comportements des spectateurs pour essaye d'y découvrir une anomalie et la révéler aux grand à grand assaut de faucilles ! Mais en vain... Tout ces... Couards avaient la même réaction ! Comment dénicher le traître là dedans ? A moins qu'ils n'en soient tous ... C'était une idée à exploiter, cependant  l'envoyé des dieux lui avaient clairement interdit de faire trop de victimes, il devait y avoir une raison... Mais dans ce cas il allait devoir explorer une autre piste, plus risquée, mais qui justement surprendrait sans doute ses proies... Il était descendu dans ce trou qui avait "englouti" le chariot  et il avait perçu une paroi plus friable, qui avait été bien rebouché, mai n'avait pas échappé à un expert... L'entrée d'un tunnel. ce piège avait été conçu depuis le sous sol. Il ne savait pas quelles espèces avaient pu concevoir pareille chose, mais il était certain qu'elle était impie et de fait elle méritait châtiment.

Ainsi après avoir assisté à l’exécution il se laissa glisse dans le piège, à l'insu de tous et dévoila l’entrée du tunnel, qui demeura invisible si on le regardait de l’extérieure du trou. Evidemment une fois qu'il eut creusé sur deux trois mètres, la voie se découvrit à lui. Ses proies n'avaient pas prévues que quelqu'un parviendrait à trouver ce chemin et n’avait pas pris la peine de tout reboucher derrière eux... Une fois à l'intérieure il tenta de camoufler de nouveau l'entrée afin de faire bonne mesure, et seulement une fois cela fait, il se mit en traque, se mêlant aux ombres du tunnel. Peu importe que ses futures victimes soient nyctalopes, habitués aux combats souterrains, ils tomberaient de sa main. Il était cette lumière toujours présente, même dans les ombres, et qui les purifiait petit à petit. et pour cela il tuerait... Tuerait... TUERAIT !

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Assis dans son chariot, qui commençait à repartir, en compagnie d'un inquisiteur comme toujours depuis la tentative d'assassinat, Baldan se doutait de ce qui s’était passé, même si on ne lui en avait pas encore apporté la nouvelle... Après tout c'était lui qui avait donné ces ordres à l'inquisiteur Geoffroy et la nouvelle de la débâcle lui était déjà parvenu. Fixant la seule autre personne présente il ne s'adressa cependant pas à lui, il réfléchissait à son plan. Il devrait se passer sans accrocs, il était peu probable que les mages aient fait participer un de leurs espion au groupe d'assaut, quant aux autres personnes qui auraient vent de la vérité elle serait peu nombreuses... Et exécuté pour éviter toutes fuites. Bien sûr il eut à nouveau une pensée pour son ami dont il s'éloignait de plus en plus et espérait qu'il comprendrait à l'issue de cette guerre... Seulement à ce moment il pourrait tout lui expliquer sans le mettre en danger.

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J'y croyais à peine... Pourquoi nous avait il épargné alors que, en tout cas pour ma par,t nous avions tué certains des leurs ? N'avaient ils pas conscience que nous recommencerions ? ne serait ce que pour laver cette humiliation ! toujours est il que, en compagnie de trois autre mercenaire et quatre fantassins et un milicien survivants et plus ou moins blessé nous assistâmes  aux retraits organisés des forces des mages, sous la surveillance de certains des combattants qui furent parmi les derniers à s'en aller en nous laissant ici, immobilisé peut être, mais en vie... Et surtout stupéfait qu'un des chevaliers ait survécu, celui qui avait mené l'assaut qui plus est. Il était dans un sale état, mais en vie, bien qu'il devrait être soignée dans les plus brefs délais. et c'est ce qui fut fait après qu'un des mercenaires, salement touchée à la jambe ait réussi à manipuler habilement un couteau pour défaire ses liens puis retirer ceux des autres. Ainsi les valides prirent soin de Kregan ou commencèrent à réunir les corps. Pour ma part, étant celui en meilleur état, je fus choisi pour partir en direction du campement pou faire état de la situation, et je m’exécutai sans poser de question, bien qu'intérieurement je bouillonnai de rage suite à cette humiliation, bien que j'avais réussi à tuer un des démons acoquiné aux mages, ce qui était la raison à ma participation à cette guerre.

Cependant à peine avais je parcouru 500 mètres depuis la sortie du village qui je tombais nez à nez avec l'inquisiteur qui m'avait ordonné de surveiller Kregan, et qui de fait m'avait poussé à participer à cette débâcle. Avec lui étaient des paysans et des archers, qui au vu de leur allure avait participé à cette bataille, mais avaient fuis, bien sûr étaient également présent ses paladins. Mais je n'eus pas le temps de m'expliquer que le clerc m'adressa la parole, avec un grand sourire, comme s'il retrouvait un ami perdu.

"Ainsi vous avez également survécu ! Surprenant, mais je suppose que ce n'est pas le cas de Kregan ou d’autres infortunés compagnons. Doit on y voir une ... Trahison ?"

Il était inutile de réfléchir pour voir où il voulait en venir, ses soupçons à mon égard n'avait pas diminué et d'un instant à l'autre il pouvait bien trahir mon secret en pensant que j'étais un traître, de fait je m’empressais de faire en sorte de changer son opinion.

"Si je puis me permettre vous vous fourvoyez, le sir Kregan et bien en vie, bien que dans un état inquiétant et nous ne sommes pas les seuls survivants en plus de ceux que vous avez récupéré... Nous devons être une dizaine en tout. Les mages nous avaient fait prisonnier, mais ont quitté le village peu après par des portails. Sans doute craignaient ils des représailles et ne voulaient ils pas s'encombrer avec des prisonniers... Quant au fait qu'ils ne nous aient pas exécuté cela doit tout simplement être dut au fait qu'ils n'osent pas tuer des hommes désarmés et à leur merci..."

Mes dires semblèrent convaincre l'implacable prélat qui le va un bref instant la tête en fermant les yeux.

"Effectivement je ne sens aucune concentration de magie proches... Les mages ont donc bien quitter le village après leur embuscade."

Et sans plus un mot il fit repartir la troupe en direction du village au grand soulagement des soldats qui y étaient demeurés, se voyant ainsi sauvés, alors qu'ils continuaient d'enterrer les morts. Quant à Kregan il avait été couvert de bandages un peu anarchiques, mais qui avaient permis de le maintenir en vie, au moins ses brûlures lui empêchaient tout infection... Et ce fut sans grande surprise que je vis Geoffroy s'avançait vers ce moribond pour avoir une discussion avec lui dont j'ignorais tout, tout en le soignant avec sa magie alors que partais, imitant les paysans et archers, mes camarades à enterrer les victimes de cet affrontement qui étaient demeurés à terre.

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Partant d'abord d'un bon train du campement, la marche se fit beaucoup plus lente une fois qu'il récupérèrent les survivants. D'autant plus qu'à cet instant la deuxième part du plan devait être mise en marche... S'il était peu probable qu'il y ait un espion, ces derniers se cachant avec adresse par ailleurs en transmettant des messages inutiles à d’autres personnes du camp, trop en tout cas pour qu'ils soient tous des espions, parmi ceux qui avaient prit part à la bataille il n'était pas impossible que cela soit le cas des cavaliers, d'autant plus s'il s'agissaient d'éclaireurs ! Et quand bien même ce n''était pas le cas il valait mieux éviter de courir le moindre risque que la rumeur comme quoi les fuyards n'aient pas été exécutés. Pour remédier à cela il ordonna au cavalier de reprendre leurs rôle d'éclaireur en compagnie de ses paladins, se justifiant comme quoi il devait d'abord interroger les survivants et que pour cela il valait mieux éviter les effaroucher, puis de retourner au campement ensuite alors que ses paladins reviendraient vers lui... Un peu hésitant les cavaliers acceptèrent en fin de compte et laissèrent le saint hommes seul avec les paysans et archers... Auquel il expliqua leur nouvelle mission  et quel serait leurs sorts s'ils refusaient. Bien sûr craignant la mort et le fait d'être rejeté de la religion par dessus tout ils acceptèrent tous au bout du compte alors que les paladins revenaient, sans même se douter qu'ils avaient tués les cavaliers...

Ce fut un vrai plaisir cependant pour l'inquisiteur de revoir ce curieux possédé toujours en vie, d'autant plus quand il lui confirma que Kregan était en vie. Les deux pièces majeurs qu'il avait placé dans cette bataille était en vie ! Que demander d'autres ? tout pouvait se mettre en place, il suffisait juste d'en expliquer le fonctionnement au principal intéressé, à celui qui allait de nouveau commander et qu'il était en train de soigner.

"Quel échec sir Kregan... Je crois que c'est la première fois que votre famille subit un tel échec. Oh vous ne pouvez pas me répondre ? Votre mâchoire est top atteinte ? Ne vous en faites pas je vais vous la soigner, mais avant écoutez moi bien... Tout le monde va vous croire mort au campement, les espion également, ce sera le moment de mener un assaut surprise sur un autre village, où ces mages ont également dut se cacher. Vous pourrez aisément les vaincre avec un minimum de perte, car nous vous ferons parvenir en toute discrétion  des armes de sièges et des ingénieurs. Vous ne rejoindrez pas l'armée elle même avant d'en avoir fini avec les villages, nous vous réintégrerons officiellement et personne n'osera se poser de questions, sur vous où les hommes qui survivront  cela. Ne craignez pas d'être dépassé par le convoi car la voie que nous empruntons est piégée pour nous ralentir et nous devrions avoir un rythme similaire entre les armes de sièges que vous créerez sur place et nos chariots. Il pourra arriver que je vous fasse parvenir des instructions. Des questions ?"

Il commença alors à lui soigner la mâchoire, mais au vu du regard qu'il lui lança au travers de ses bandages le clerc comprit qu'il n'y en aurait pas et que pour une fois... Ce chevalier ne rechignerait pas à obéir aux ordre de l'église et il en apporta la confirmation oralement.

"Fort bien... Dans ce cas partez deux lieux vers le Nord, nous vous y rejoindrons avec le matériel et les ingénieurs nécessaire... Mais si nous avons vent du moindre écart, ne donnez pas cher de votre peau et de votre âme."

Sur ces mots il tourna les talons et enfourcha sa monture alors que ses paladins l'accompagnaient avec les montures qu'ils avaient empruntés aux chevaliers, mais laissant celles des cavaliers à Kregan et ses hommes. Bien sur le chevalier en prit une, ce qui était de toute manière nécessaire car même s'il avait bénéficié de soin magique il demeurait dans un sale état et mettrait du temps à s'en remettre. L'autre fut attribué à un mercenaire sachant monter à cheval qui se vit attribué le post d'éclaireur, puis, une fois tout leurs camarades enterrés ils partirent sans plus tarder vers le nord.

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Bien sûr rares furent les personnes qui interrogèrent Geoffroy sur le résultat de son expédition... En fait ils n'étaient que deux à en avoir l'audace, Orin, et un vieux chevaliers à l'allure nostalgique. Le commandeur observait ce dernier avec un air un peu interloqué, bien sur il reconnaissait là le combattant qui avait infligé une belle défaite à ce Kregan, une vermine pillarde insupportable dont la réputation était parvenu aux oreilles du fumeur de pipes qui en inspira d’ailleurs une profonde bouffée en voyant l’inquisiteur mettre pied à terre. Puis, la retirant, de sa bouche, ce qui indiquait qu'il prenait la situation particulièrement au sérieux il s'adressa à l’intéressé sans se soucier de son escorte.

"... Y avait il certains de mes hommes parmi les "fuyards" ? Et les cavaliers où sont ils ?"

Le chevalier pour sa part s'était juste un peu avancé pou écouter la conversation, mais peu importait en cet instant à orin qui fixait hargneusement son interlocuteur qui lui répondit sur un ton neutre.

"Les cavaliers ont été tués par ces fuyards qui ont montré une certaine résistance et nous les avons enterrés... Quant à vos hommes, nous avons pu nous rendre dans le village, désertes par les mages, et ils étaient tous morts..."

Orin sera les dents à cet instant et se retint d'envoyer son poing dans la figure de cet insupportable clercs. D’autant plus qu'il connaissait, plus ou moins bien, chacun des mercenaires qui étaient partis...

"Ces hommes... Étaient sous mes ordres et même si l'assaut était prévue je n'ai nullement été informé de ce départ ! Vous avez beau représenté l'Eglise vous n'avez aucun droit sur ceux que je dirige !"

"A quoi bon... ils ont participé à un pillage, vous les auriez tué de toute façon, en en faisant une affaire "personnelle" justement... Enfin au moins sachez que Kregan a aussi succombé lors de cet assaut. je crois savoir que vous ne l’appréciez pas trop."

Et sans se soucier plus avant de gêneur il s'avança en direction de sa tente, non sans appuyer son regard sur Gerald qui avait assisté à la scène, mais s'était tu... Sage décision. Pendant ce temps Orin était resté prostré par la hargne, et ne ne finit par bouger que pour remettre sa pipe en bouche...et frappé violemment un arbre. Non seulement l'inquisiteur avait raison, mais s'il s’était douté que la plupart des mercenaires ayants participé à cet assaut aurait participé à ce genre d'acte il se demandait ce qui y avait poussé ce jeunot, Engar, a y participé... Pourtant cela ne semblait pas être son genre, malgré sa haine... Mais peut être s'était il tout simplement trompé... Quoi qu'il en soit il ne tarda pas à apaiser son coup de sang et il se mit à réfléchir plus posément à la situation et se dirigeant vers ses quartiers

Tournant les talons, Gerald rumina de bien sombres pensées... oui la mort de Kregan  lui apportait un certain... contentement, mais cet assaut suicide, ces exécutions sommaires... Le vieux chevaliers commençait à doutes des actes de son ami craignant de plus en plus que cette guerre devienne juste un massacre....

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Malgré ces événements la marche continua jusqu’à ce que la nuit tombe... Vers le milieu de cette dernière trois silhouettes quittèrent les quartiers des inquisiteurs pour se diriger vers deux chariots, dont les gardes avaient été pour e soir relevé par deux inquisiteurs et leurs paladins. Il leur fut aisé de faire d'ne sortir le matériel, qu'ils mirent sur un chariot d moindre facture, qui n’était même par répertorié dans les listes des intendants, et qui permettraient de construire deux catapultes, ainsi que six ingénieurs, qui ne posèrent pas de questions, et deux barils de poudre. Ils parvinrent ensuite à sortir à l'insu du garde, les soldats de ces points ayant été également remplacés par des prélats et leurs hommes de confiance pour ce soir... Ce n'était pas des plus discrets, mais de toute manière les espions ne pourraient pas avoir avec précision ce qu’ils emmenaient sans se trahir et peu importe qu'ils sachent que quelque chose se trame puisqu'ils auront grand peine à le transmettre et ne saurait en donner les détails. Ainsi le chariot partit pendant quatre heures pour revenir, vide. pendant ce temps ceux de métal avait été rempli de pierres et servirait pour "dévoiler" les pièges. Cela permettrait de ne pas éveiller les soupçons de la masse... La préparation de la stratégie était désormais achevée, il restait à espérer qu'elle opère comme prévue.
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:54

Les pensés de l'inquisiteur ainsi que du conseiller étaient justes sur les espions. Ses derniers, conscient du danger, avaient simplement éviter de se rendre à l'abatoire pour le plaisir de leurs adversaires. Bien entendu, la chance en avait décidé ainsi également, mais aucun d'eux n'avait tenter de se porter volontaire pour la procédure. Ses même espions avaient vu l'exécution du pauvre paysans et furent bien naïf de croire que ce serait le cas des survivants. Cependant, même avec leurs idées en tête, ils n'auraient pu communiquer avec les membres du conseil. De plus, personne ne pouvait savoir que Ferliost était parti dans les tunnels des changes formes. Non seulement il était invisible et très difficile à trouver, mais il n'était pas de ceux dans la liste des personnes à surveiller. Que ce soit justement le fait que ce soit un inconnu ou bien que personne ne le pensait si dangereux...

Les mages avaient des espions efficaces et bien infiltré, mais celui qui leur communiquait n'était qu'un novice... C'était une de leur plus grande force, mais également une de leur plus grande faiblesse. Car si l'on pense tout savoir, une surprise est d'autant plus douloureuse et imprévisible...

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Recevant les nouvelles de ce triomphe, Alder était content, mais loin d'être satisfait. De prendre place sur un throne avant que la guerre soit gagner est un risque énorme... Ou du moins, c'est ce qui se disait depuis des générations dans sa famille. Le succès de cette attaque devait être utilisé comme une inspiration pour les prochaines batailles, mais pas comme d'un évènement qui prouvait leur supprémacie. La guerre n'était pas terminé, elle ne fait que commencer après tout... Mais après le fiasco de ses assassins, il était plutôt content que la première réussite militaire officielle ai si bien fonctionné.

Il porterait son verre en mémoire des défunts, à la convalescence des blessés et à la gloire des survivants... Peut-être deux même...

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À l'hôpital, Sung tentait de soigné un des mages particulièrement ammoché qui était revenu avec l'aide de ses compagnons. Le pauvre avait presque été totalement embroché par un des miliciens de l'armé adverse, lui perforant un des poumons. Normalement, on pouvait survivre avec un seul poumon, mais cet homme était beaucoup moins chanceux. Le poumon droit, celui qui est le plus grand du corps humain, devait être celui qui était intouché. Avec seulement l'appuit du gauche, l'air manquait au corps humain pour survivre.

Apporter le plus rapidement possible, c'était une situation delicate. D'autres blessés étaient arrivés, mais c'était lui qui était le plus gravement atteint. Sung décida de tenter de sauver la vie de cet homme malgré les faibles chances qu'elle avait. Un apprentit ne pourrait réussir si elle même ne le pourrait pas... Commençant par apaisser l'esprit du mage, ce dernier tremblait, de peur que la mort vienne le chercher. Il murmurait qu'il était trop jeune, qu'il n'avait pas tout vécu ce qu'il y avait à vivre... Un récit que Sung avait écouté si souvent sans jamais s'y habituer. Elle parlait d'une voix douce et appaissante, contenant une larme du coin de son oeil.

''Je tenterais tout pour que tu puisse vivre... Tout ce que tu doit faire, c'est de ne pas abandonner... Reste calme et tout se passera bien... D'accord?''

Tandis que Sung caressait doucement le front du mage qui secouait nerveusement la tête tout en tentant de reprendre son calme. La lance avait été enlevé et la plaie avait été brûlé pour que le mage ne se vide pas de son sang... Cependant, c'était l'intérieur des organes vitaux qui devaient être soignés... Si elle n'agissait pas rapidement, le second poumon croûlerait sous la pression de fournir le corps ainsi...

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Colrath était parvenue à ses fins après avoir désanctifier la terre qui était entre les villages. Si ce n'avait pas de but réelement pour le combat, cet endroit donnerait une peur bleu pour les inquisiteurs et autres prêtres. Si la crainte pouvait se mettre dans leurs esprits ainsi qu'un peu de peur pour un endroit que certains pensent hantés, il pourrait y avoir un bon résultat, c'était presque certain. Cependant, mélanger avec les trous qu'avait fait les changes-formes, ce pourrait être un bon résultat pour les ralentir. Malgré le fait que la mage se demandait pourquoi la stratégie était d'apporter leurs adversaires près des familles et autres enfants qu'ils voulaient protéger en les apportants dans cette direction...

Enfin, c'était quelque chose qui lui était inconnu... Pourquoi agir dans la simplicité alors que l'on pouvait agir de façon complexe et totalement illogique... Enfin, il était mieux de faire un détour, mais pas jusque dans cette ville... À moins que les mages ne veulent porter bataille sur les plaines... Non... Ce serait illogique...

Mais pas s'ils devaient protéger quelque chose...

Qu'avait-t-il en tête Alder? Ou bien Seran? Est-ce qu'elle imaginait trop ou bien est-ce qu'un des membres du conseil les manipulaient complètement? Pourquoi? Comment? Colrath avait ses questions et ses réponses à trouver... Elle chercherait la solution lorsqu'elle reviendra dans la grande ville... Le portail devait arriver bientôt.

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Seran était dans la salle du conseil pour une enième fois depuis le début de son entrer en tant que grand conseiller. Tentant de prendre tout ce qui se passait dans les murs de la ville et aussi a l'extérieur, il tentait de trouver une solution, une stratégie... Quelque chose qui lui échappait et qui pourrait régler cette guerre... Est-ce que tout devait se terminé par le reniement des autres races et cultures? Si oui, c'était un bien triste monde...

Mais la grande question n'était plus de savoir pourquoi la guerre, mais comment l'arrêter. Il avait confiance au maître pour le moment, mais le temps commencerait a leur manquer... Ce trajet pour les ralentirs pourraient leur faire gagner du temps et, avec un peu de chance, terminé cette guerre très rapidement sans plus de bain de sang...

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Au prochain village, Firlun, Badruk et les autres mages en bon état s'était rassemblés avec d'autres troupes. Le village était un peu plus grand que le précédent, mais Firlun savait que ce ne serait pas la même bataille. Ils savaient que ce serait des pièges... Ils pourraient simplement passé de côté en les évitants... Se ralongeant le trajets et pouvant faire face aux tirs ennemis à une certaine distance. Enfin, ils n'arriveraient pas avant quelques jours... Il trouverait bien une stratégie... Ou bien il enverrait Badruk pour attaquer l'ennemie... Il avait tuer plus d'homme que lui durant le dernier combat et il s'en ventait presque...

C'est étrange les gobelins après tout...

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Sieg était dans la plaine, chantant presque ses incantations et ses prières à la terre. Lui qui était entre le deuxième et le troisième village, il invoquait la puissance de la terre pour que cette dernière se modifie pour lui venir en aide.

''Terre mère, terre éternel et pleine de richesse. Celle qui nous supporte malgré le poid de nos actions, accepte ma prière... Esprits de ce monde, esprits de la terre et de l'eau... Remplissez cette terre à un tel point que le sol ne puisse plus la contenir... Que la terre et l'eau ne devienne qu'un pour entravez les pas de ceux qui veulent la destruction de tes guardiens...

Possant sa main sur le sol, le murmur des esprits se fît entendre à ses oreilles. Cependant, le changement ne serait pas immédiat. Il faut du temps à la terre pour changer sans tout détruire. Tel était la façon qu'elle agissait, nul ne pouvait changer le monde. Cependant, ses prières étaient entendu puisque les esprits et les éléments commençaient déjà à agir.

''Esprits des cieux... Esprits pouvant créer des tempêtes, des ouragans et autres forces dévastatrices de la nature, entend ma prière. Je ne demanderais pas de défigurer cette terre qui est ton contraire et qui te complète... Seulement, je t'implore... Fait tomber la pluie en ses lieux pour les troupes adverses. Avec leurs explosifs, leurs machines de guerre et leurs armés, ce sont eux qui ravageront les champs et les plaines... Accorde-moi ton soutient pour mieux réagir à ses menaces...''

Les esprits ne sont pas tous concilliant envers les mortels, n'accordant que peu d'intérêt normalement aux affaires des résidents de ce monde. Il y avait des guerres et des morts, des épidémies et des tragédies... Le monde n'arrêtait pas de tourner... Cependant, ses derniers acceptaient aux prières de celui qui était leur gardien. Malgré le fait que le changement était lent, des nuages gris apparaitrait d'ici peu, déversant une pluie fine, mais glacée. Pour remercier les esprits de leur coopération et, également, pour s'assurer qu'ils ne changent pas d'avis, répéta ses prières pour rester dans leurs bonnes grâces. Et ce, à de nombreuses reprises.
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:55

Suite à la défaite cuisante du village et à "l’exécution" de ceux qui y avaient survécus le moral de l'armée était profondément touché, néanmoins la pensée de subir le même sort que leurs camarades de par l’intransigeance implacable de l'église, les effrayait et les poussait à ne pas ralentir la marche qui suivit durant quatre jours... D'autant plus que de par les pièges qui jonchaient la route ils avaient amplement de de quoi occuper leurs esprits. C'était un travail pénible, mais assez peu risqué, d’autant plus que les ingénieurs qui s'étaient retrouvés sans chariots aidaient à la manoeuvre, s'y connaissant mieux que quiconque. Ainsi il n'y eut que quelques plaies bénignes qui furent rapidement soignées par les prêtres qui empêchèrent également les infections. Toujours est il cependant que s'il n'y eut aucune pertes humaines ou matérielles, un autre obstacle vient entraver leur marche, mais cette fois ci il était bien plus psychologique que physique. La terre... Avait été atrocement souillée. Craquelée comme si elle avait été victime d'un tremblement de terre. Noircie comme si un feu l'avait ravagée et surtout cet aura malsain qui s'e n dégageait et affectait chacun des hommes, et plus particulièrement les prêtres qui pouvaient mieux que quiconque ressentir l'énergie magique et tous... Était horrifié par cet acte infâme. Certes, les être de la nature méprisaient le humains de par le fait qu'ils exploitaient la terre, mais eux même étaient horrifiés qu'on lui inflige un tel traitement, qu'on y annihile toute trace de vie. La première stupeur passé ce fut une inquiétude profonde qui secoua toute la colonne que constituait l'armée, cependant les inquisiteurs ne tardèrent pas à tenter d'apaiser ces âmes paniquées. La peur était une chose qui rendaient les gens d'autant plus manipulable et ils en profitèrent pour rejeter l'état de cette terre aux mages qui l'avaient probablement souillé de par leur routes infâmes ou bien était ce une punition des dieux lancé contre eux. Quoi qu'il en soit cela ne leur donnait que plus de raison pour continuer cette guerre afin d'éviter que les terres qui étaient les leurs où vivaient leurs familles, ne subissent ce même sort. Néanmoins au vu de l'ampleur de la chose des paroles n'étaient pas suffisantes pour calmer les hommes et, avec l'accord de Baldan les prêtres et les inquisiteurs s'organisèrent pour la purifier, formant une longue procession répandant l'encens et l'eau bénite qu'il s avait à disposition, en créant même durant les pauses. Cela permit à la terre de se revitaliser et elle eut rapidement une apparence plus sereine, même si'l lui faudrait du temps pour se revitaliser. Cela fit que les hommes, fier d'avoir guéri cette terre, oublièrent la défaite précédent et furent galvanisée, mais l'armée mit trois jours de plus que prévu pour atteindre le point d'où l'assaut vers le second village devait avoir lieu ...Et bien qu'ils y demeurèrent il n'y eut nullement d'expédition pour le piller. Logique, étant donné qu'il était probable que le même traquenard que celui qu'il y avait dans le premier les y attende et que, même si cette fois ils y étaient préparé, ils n'avaient aucun intérêt à mener le combat sur le territoire de l'ennemi qui en avait déjà retiré toutes les denrées qu'il pouvait en retirer. De fait le campement avait été érigé, et comme les dernières fois des groupes d'éclaireurs avaient été envoyés aux alentours, mais le tout dans une ambiance des plus moroses pour chacun... Si on exceptait Baldan et Geoffroy qui se doutait de ce qu'il y avait lieu en ce moment.

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Depuis l'échec du premier raid et l'accord d'un soutien logistique par le meneur des inquisiteurs nous avions passé le reste de la journée à ériger les deux catapultes que nous pouvions concevoir, supervisé par les ingénieurs, puis nous nous étions mis en route le soir même afin de ne pas demeurer sur place et risquer de se faire prendre par surprise par des sorciers qui reviendrait sur les lieux de leurs triomphes. Nous traversâmes alors une lieu en poussant les armes de sièges à grand peine avant de nous endormir, sans feu ni tente, seuls des tours de gardes évoquant encore un tant peu le militarisme de notre groupe. Je pus constater alors que malgré la lente vitesse des créations des ingénieurs nous avancions à un rythme égal, voir supérieur, à celle de la colonne de l'armée jusqu'alors. en même temps il était vrai que nous étions bien moins nombreux et quel es chariots d'acier n’étaient pas des oeuvrages des plus rapides. Qui plus est de par notre itinéraire en parfait décalage nous n'avions pas à craindre des pièges semblable à celui qui avait précédé le raid échoué auquel j'avais fait part.

Durant trois jours nous marchâmes, nous nourrissant tant grâce à des vivres qui avaient accompagné les ingénieurs et le nécessaire pour construire des catapultes que de quelques rares restes étant demeurés au village ou grâce à ce que chacun trouvait sur sa route, qu'il avait cependant interdiction de manger à part, règle qui fut respecté après qu'un des paysans ayant mangé un champignon sans consulter les autres se soit vu affligés de sérieuses coliques. J'avais mis par ailleurs à profit ce temps afin de me rapprocher de Kregan, m'occupant de lui apporter son repas, ou de l'aider à manger chaque geste étant une souffrance au vu de son état, ou ce genre de service. Il me dévoila ainsi, sans réelle méfiance, que notre mission était d'attaquer un autre village, sauf que cette fois ce serait nous qui bénéficieraient de l'effet de surprise ! ... En vérité cela n’était pas une réelle surprise, je me doutais bien que ce n'était pas pour faire des lancers de pâquerettes que nous avions construit des catapultes avant d’être à Balmor, mais c’était le geste qui comptait. Je m'acquittais de ma tâche et ça m'éviterait de passer sur le billot ou d'être mis au bûcher. Il était par ailleurs à  noter que nous étions en possession de deux de ces barils de poudres et notre meneur les gardait précieusement dans ces fonte,s gare à celui qui en approchait ses mains... Et personne ne s'y était risqué jusqu'alors et nous arrivions à portée de notre cible.

Profitant d'un surplomb nous pûmes observés de loin le village sans risqués de nous faire repérer... Nous devions encore avancé de quelques pas avant que les catapultes puissent être pleinement efficientes, mais au vu de notre position qui demeurerait en hauteur, nous bénéficierons indéniablement d'un important avantage et il était probable que les premiers tirs de nos armes de sièges bénéficient de l'effet de surprise. Néanmoins cette position ne nous serait pas utile uniquement sur le plan offensive, car les archers de cette position pourraient également tirer plus loin ce qui leur permettrait de tenter de faucher les mages qui tenteraient de se rapprocher des armes de sièges pour pouvoir leur lancer des sorts de manières efficientes. Cependant malgré ces avantage Kregan se montra bien moins précipité que la dernière fois et me demanda de faire en sorte que les catapultes soient couvert de peau humidifiés sur l'avant afin d'éviter que le moindre feu soit dévastateur. M'acquittant de cette tâche d'aide de camps je réunissais les peaux que certains avaient gardés de bêtes qu'ils avaient abattus pour se nourrir, mais c’était loin d'être suffisant et je dus également demandé à certains paysans de me donner leurs tabliers de cuir, ce qui devrait faire l'affaire. Les humidifiés ne fut qu'une simple formalités et les tir de nos catapultes furent alors préparés après que plusieurs rochers de dimensions appropriés furent réunis, ne manquant pas sur le promontoire où nous étions... C'est alors que Kregan eut une idée étrange, il dit à tout le monde, hormis à l'ingénieur qui allait activer le tir de s'écarte et il entoura, sous le regard interloqué de tous, les rochers prêt à être tirés d'une corde et nous nous rendîmes compte qu'une fois qu'il ait fini qu'il avait fixé un baril de poudre sur chacun des projectiles... Et avant même qu'on ne puisse commenter la chose il sortit des pierre et mit le feu à une des mèches, particulièrement longue afin qu'il n'explose pas en plein vol et il ordonna le tir de cette catapulte avant de réitérer l'opération sur l'autre... Et a partir de là tout se fit très vite. Les archers se préparèrent à tirer, la plupart des hommes s'activaient à préparer les catapultes à un nouveau tir et à la régler pour que ce dernier ne se fasse au même endroit et pour ma part, comme quelques autre qui ne feraient que gêner je regardais ce qu'il en était de nos tirs... Un succès apparemment, les ingénieurs ne s'étaient ps trompé dans leurs calculs, puisqu'un des rochers perça tout bonnement un des toits de part en part et l'autre, un peu plus bas,enfonça littéralement un murs d'une des plus hautes maisons, faisant s'effondre sur elle même une bonne partie de la maçonnerie... Mais cela serait quand les explosions nous parviendront aux oreilles que nous pourrions avoir une réelle idée de l'efficacité de cet assaut.

Ou de son échec.

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Bien évidemment Ferliost avait mis ces jours à profit pour explorer les galeries, se faisant aussi furtif qu'une ombre et se nourrissant de quelques champignons cavernicoles dont il percevait la non-toxicité grâce à ses instincts, qui avaient remplacés sa raison. Et rapidement il avait perçu la présence de plusieurs... Choses parcourant ces galeries et qui n'avaient rien à y faire et suite à cela il ne lui fallut pas plus de temps pour trouver une d'entre elle qu'il suivit, avec toujours sa discrétion qui l’avait rendu quasi légendaire. Il passa deux jours à l'observer, découvrant sa nature de métamorphe et  finalement il passa à l’action au terme de la troisième journée qu'il avait passé dans ces galeries, pour la simple raison que l'être qu'il avait prit en filature avait rencontré un de ses comparses... Et il serait bête de laissé passé une telle occasion. Bien sur il lui faudrait les éliminer rapidement sinon ils revêtiraient probablement une apparence qui lui serait compliqué de terrasser et de fait... Ce fut presque en même temps que deux lame jaillirent des ténèbres en direction des change formes. Visant  le crane afin que leurs cerveaux ne puissent avoir le temps de réagir, même dans les secondes qui précéderaient la mort et leur permette de modifier leurs corps.

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Baldan leva un sourcil quand, prenant la relève de son comparse, l'inquisiteur qui allait veiller sur lui afficha une mine soucieuse. Avait il des nouvelles à lui faire parvenir ? Oui vraisemblablement puisqu'il ne tarda pas à prendre la parole pour lui parler de manière plus avancé qu'un simple bonjour.

"Conseiller Baladan... les conseiller que nous avions envoyé en avant son revenu et leurs...Constatations sont troublantes Le sol est entièrement détrempé, plus qu'il ne devrait l'être à cette période de l'année. Les chariots et les hommes vont être gêné dans leur progression par cette boue et..."

Il s'interrompit quand il vit Baldan sourire d'un air énigmatique et, remarquant sa stupeur, prenant la parole avec une mine satisfaite.

"Fort bien... Au moins face à cela nous pouvons lutter. Voyez nous ne pouvions repérer les fossés dans lesquels nos chariot tombés, mais ils nous en débarrassent ! Pourquoi ? Car la terre devenue boueuses va devenir beaucoup moins stable et va tout simplement s'effondrer sur elle même et créer un creux visible dans le sol  que nous n'aurons qu'à contourner. Nous voyons ici une manifestation du manque d'expérience martiale de nos opposants. Ils n'ont pas su coordonner leurs actions. Maintenant... Pour faire face aux problèmes présents les solutions sont simple. Nous allons envoyés cinquante paysans, les ingénieurs qui sont sans chariot depuis l'incident, une trentaine de cavaliers, dix des mages mercenaires et deux de vos confrère et leurs paladins en avant ! La troupe sera suffisamment conséquente pour qu'elle ne soit pas victime d'une tentative de guérilla, ou alors cette dernière serait plus préjudiciable pour nos assaillants qu'autre chose et cela devrait nous permettre de régler nos soucis... Les mages feront en sorte d'assécher autant qu'ils le pourront la terre sur laquelle nous allons marcher et enfin les ingénieurs  guideront les paysans pour qu'ils module la terre de manière à en chasser plus aisément l'humidité, j'ai entendu parler d'un système de tranchée qui fonctionnait, les ingénieurs doivent être plus au courant que moi à ce sujet...Et ça ne coûte rien de les envoyer de toute faon... Certes il est peu probable que nous supprimions intégralement le handicap, mais il en sera grandement amoindri. Ah et bien sur le fait que vos collègues accompagne la troupe n'est pas fortuit, même si ce sont des mages qui empêchent en cet instant les espions d’envoyer leur rapports ils devraient être à même d'éviter que, si un espion est présent dans le groupe, il puisse dévoiler ce que nous faisons... Ils ne s’attendent sans doute pas à ce que nous soyons à même de contre carrer leur si "puissante magie..." Ah et dernier détail... Votre procession nous a fait perdre du temps, bien que je reconnais qu'elle a permis de... Rasséréner nos hommes, mais nous allons pouvoir amortir un peu cette perte. Comme il n'y aura plus de pièges retirer les attelages des chariot rempli de pierre et rajoutez les aux chariots restants, cela permettra de facilité le désembourbement s'il a lieu et d'accélérer notre rythme de marche. cet ordre vaut aussi pour les chariots qui ont été vidé pour l'opération, maintenant personne ne s'en rendra compte... Et une fois cela fait ordonnez aux ingénieurs de détruire ces chariots, il ne faudrait pas que nos ennemis puissent en tirer profit !

Et il était probable que si'l avait encore ses deux bras il aurait joint les mains devant son visage au vu du sourire énigmatique qu'il afficha. Ce n'était pas parce qu'il n'en avait plus qu'une qu'il avait moins de cartes dans sa manche...
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:55

Les changes-formes ne s'attendaient pas à être attaquer. Aucun message pour les prévenir d'un possible danger, aucune information, aucun doute de leur sécurité. Cet homme était un professionnel et, malgré leur profesionalisme, étaient épuissés après avoir autant creusé pendant des semaines. Les minutes se ressemblaient à des heures, des heures aux jours, des jours des semaines, des semaines des secondes... Le temps n'avait plus d'emprise réel, alors ils étaient confu malgré leurs habitudes à s'adapter à tout changement. C'était une des rares fois à effectuer un tel travail qui ne nécessitait pas une précision et autant d'effort physique. Le soleil et la caresse du vent était que des souvenirs...

Lorsque les deux changes-formes se rencontraient pour discuter des évènements et d'un signe de danger, Ferliost avait prit le moment pour tenter de les achever rapidement. Visant la tête avec ses lames, les deux furent mortelement touché, incapable de changer de forme. Cependant, tel un réflexe de la créature qui avait cette forme, ils poussèrent un dernier cri qui résonna dans les tunnels. L'écho se rendit aux oreilles des changes-formes, modifier par leur changement de race, à entendre les sons même les plus loin. Ils étaient à un quart d'heure de marche environs, alors ils savaient déjà qu'il était trop tard...

Prenant leur force et leur rapidité, ils creusèrent vers la surface. Cette mission était de nouveau un échec... Ils ne devaient pas rester ici, ils devaient vivre pour servir une fois de plus même dans la défaite. Puisqu'ils étaient près de la surface, ils s'en extirpèrent, heureux de voir que les humains étaient loin de leur position. Prenant une forme adéquate pour le transport aérien, ils se transformèrent pour se diriger dans les nuages. Kaïlen les contacteraient probablement le lendemain, il envoyait des message régulièrement, mais pas lorsqu'il se reposait. Cependant, les espions devraient s'expliquer pour ce manque d'information...

Malgré leur peine d'avoir perdu deux confrères, les changes-formes se laissaient bercés par le vent sous le clair de la lune.

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Cela fessait presque une semaine que les mages s'étaient repliés sur leurs positions dans le second village. Toujours aux aguets, le groupes de Firlun et Badruk était maintenant épauler de nouvelles troupes, grossissant ainsi leurs rangs. Ils était présent, attendant des signes de l'adversaire. Le mage, connaissant les points forts de ses troupes, avait quelques idées pour effrayer les hommes du clergé, probablement encore sous le choc des terres maudite qu'avait faite Colrath. Cette dernier, par ailleur, avait été chargé de porter assistance aux deux autres membres du conseil, ce qui ne fit que renforcer cette confiance nouvellement acquise pour les mages. Malgré le fait qu'ils étaient en guerre, leur récente victoire leur avait laissé un bon souvenir. Ainsi donc, les mages étaient plutôt détendu, mais toujours aux aguets. Au moindre signe, ils agiraient pour lancés sorts, flèches et autre projectile et brandir fièrement épées et boucliers.

Malgré le contentement du gobelin, toujours heureux et narguant son compaire sur le nombre de victime, Firlun tentait si bien que mal de lui dire que ce n'était pas une compétition. Colrath, normalement distante, demanda alors pourquoi il avait compter le nombre de victime si cette compétition lui indifférait. Ce qui rendu le mage électrique bouche-bée et qui en fit rire plus d'un.

Cependant, trois jours plus tôt, les membres du conseil sur place avaient entendu les nouvelles pour les assassins. Ayant été attaqués durant la nuit, ils avaient perdu trois de leurs hommes à ce que disait Kaïlen...

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''Envoie le message que trois des assassins ont été tués... Je ne veux pas qu'ils apprennent de notre petite opération furtive qui ai mal fonctionné... Ai-je bien été clair?''

''Ou...Oui, bien entendu... Cependant, qui aurait pu tuer deux assassins si facilement?''

Alder cachait sa colère pour le moment, mais il était très irité. Après tout, le mage l'avait réveillé le matin pour lui annoncé la mauvaise nouvelle... Ce qui était encore plus dérengeant que d'entendre le coq chanter lors d'un dimanche...

''Les hommes du clergés sont dangereux, nous le savons. Un assassin formé par leurs soins ne peut être qu'implacable et dangereux... Nous aurions du mieux nous renseigner avec nos espions... Même si nous aurions pu le perdre, les changes-formes auraient pu se préparer ou fuir bien avant...''

''Je tenterais d'envoyer des messages rapides, mais hélas, ils ne peuvent répondre sans être repérer...''

''QU'ILS PARLENT S'ILS ONT LE MOINDRE DOUTE! UN ORDRE ÉTRANGE, UN DÉTACHEMENT... TOUT! S'ILS RESTENT MUET, NOUS PERDRONS CETTE FOUTUE GUERRE ET TOUT AURA ÉTÉ VAIN! ALORS REMET TOI AU TRAVAIL ET TROUVE UN MOYEN DE LES FAIRES PARLER OU DE LIRE LEURS FOUTUS ESPRITS!''

La colère s'étaient emparré du mage, mais il regretta rapidement ce geste. Malgré le fait que Kaïlen soit un mage, il était un enfant presque... Si jeune et tant de responsabilité... Il avait été élevé durement, mais dans un environement calme et serein. Ici, tout était chaos et haine... Alder le savait et avait tenter de ne jamais trop le brusquer... Mais présentement, rien n'allait plus.

Le jeune mage ne broncha pas, hochant de la tête nerveuse en signe de confirmation et sortit de la pièce rapidement. Le silence était maintenant dans la pièce où se trouvait le conseiller... Il bouillonait de rage, mais qui devait être visé? Ceux qui avait contrecaré ses plans ou bien ceux qui avait voulu vivre? Il ne savait pas... Il savait uniquement que ce miroir allait être brisé avec un tabouret dans exactement trois secondes...

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... Et puisque Kaïlen était loin d'être une personne à mentir sur les informations, Firlun, Badruk et Colrath était inquiet. Sans pour autant alarmer les mages, il avait fait renforcer la sérurité pour éviter que cet assassin ne s'attaquent à eux. Ses précautions furent finalement prise sans qu'aucune menace ne soit trouver, au plus grand bonheur des trois conseillers.

En début de matin, les troupes arrivaient à vue du village sans pour autant être très approcher. Les sorts seraient innéficaces pour le moment, ne pouvant simplement ne pas de rendre assez loin. Les mages se préparait à une offensive plus directe, plus forte qu'avant. Colrath avait mentionner aux mages de créer la base des portails dès maintenant. Ainsi, il serait plus simple de faire les portails si le temps ne jouait pas contre eux et s'ils devaient fuir l'adversaire. Ayant fortifié le village avec des meubles, des morceaux de pierres et même de vieux chariots brisés, cette barricade de fortune pourrait les embêter assez longtemps pour les tenir à vu.

Quelques minutes passèrent... Une demi-heure tout au plus... L'armé du clergé déployait des hommes hors de porter pour faire du recrutement sur le terrain. Allaient-t-ils simplement passer à côté comme si de rien était? Comme si le village n'était qu'un vulgaire trou dans le pavé? C'était possible, mais malgré la distance, ils pourraient en avoir quelques uns en unifiants leurs forces.

Mais le reste fût loin d'être ce qu'ils imaginaient...

Un bruit de pierre fracasser et de bois brisser, les mages s'exclamèrent quand un projectile traversa un toit avant de continuer sa trajectoire sur un mur ensuite.

''Être quoi ça? À moi pas aimer!''

''Ils ont monter des machines de sièges? Kaïlen ne nous a pas informé... Nos espions sont vraiment des...''

L'explosion survint, projettant roche, débrits et mages (complèts ou en morceau) un peu plus loin de l'endroit. Le mur frapper, étant fragilisé, s'effondra sur les mages, appeurés par toute ceci. Certains évitèrent le mur, mais certains étaient sous les décombres, entièrement ou partiellement.

Des explosifs??? Avec des armes de sièges???

Les mages sortaient rapidement des maisons, guerriers inclus, pour sauver ceux qui pouvait l'être. Un autre boulet, tomber près du village sans pour autant être à l'intérieur, réduissait les murs en gravas. La panique commençait dans le rang des mages, ce qui était normal. Pour eux, c'étaient eux les magiciens... Cette science avait sur effet le même que lorsqu'ils créeaient des boules de feu pour les jeter... Cette peur, cette crainte de ne pas avoir l'avantage, commençait a se sentir...

''Ouvrez les portails maintenant! Protégez-les à tout prix!''

Le bombardement continait sur le village. Badruk regardait le ciel, tentant de repérer les objets volants. S'ils explosaient sans magies, ils devaient être alimenté par le feu. Donc, il pourrait possiblement contrer s'il agissait vite. Voyant un des projectiles loin arrivant vers lui, il lança sa flemme verte telle une grande langue. Le projectile, encore dans le ciel, non loin de la ville, fut engouffrer dans les flemmes. Agissant ainsi pour accélérer l'explosion, cette dernière se fit dans les airs, les débrits beaucoup moins menaçant que l'explosion en tant que tel.

''Moi pas pouvoir faire ça longtemps... À vous faire portails et vite!''

Les invocateurs agissaient le plus rapidement possible pendant que certains mages lançaient des sorts dans le ciel, tentant de dévier les projectiles ou d'agir comme l'avait fait Badruk. Ce dernier ne lançait des sorts que lorsque les projectiles avaient pour destination la base des portails. Mais l'effort le consommait rapidement... Il ne pourrait agir ainsi pendant une journée entière...

Les guerriers cherchaient des survivants, tentant de ne pas être engouffré dans les débrits. Transportants infirmes, blessés et inconscients, ils ne pouvaient se soucier des morts. Les explosions et certains sorts de feu perdu avaient mit le village en flamme. Tentant de contenir les flammes, les mages de glace et d'eau avait peine a tout garder sous contrôle...

Au bout de quelques minutes, les portails étaient près. Mais Badruk étaient épuissé. Un projectile allait vers eux. Firlun, qui avait concentré son énergie, prit le relève. Si l'électricité n'était pas conducteur sur les rochers, la foudre pouvait la fissurer... Enfin, celle magique si en grande puissance.

Explosant le rocher, les mages et guerrier passaient rapidement, se bousculant et tentant de sortir de cet enfer. La science qu'avait le clergé était redoutable... Pire que ce que les mages pouvaient faire... Eux se fatiguaient à l'effort... Mais le bombardement continuait sans relâche... La véritable puissance de guerre des hommes...

Colrath se démenait pour enlever les décombres et trouver des survivants. Utilisant les ombres pour former des bras, ses derniers poussaient les gravas lorsque Colrath sentait qu'il y avait encore de la vie à cet endroit. Mais le temps manquait...

''Colrath! À nous plus pouvoir protéger portail longtemps! À nous devoir partir vite!!!''

Transportant un blesser avec elle, ce dernier était à moitié conscient à cause de la douleur de son bras manquant. Tâchée de sang, la mage se dépêchait, mais un obus arrivait près. Firlun saissit Badruk, près de lui, pour l'attirer dans le portail.

-----

De retour dans la grande ville de Balmor, Firlun tenait Badruk dans une de ses mains, le lança plus loin pour le protéger. La scène, plutôt commique puisque le gobelin attérie l'arrière-train dans un barril d'eau, était néanmoins dramatique. Le mage aux yeux de foudres eu le temps de crier.

''NE RESTEZ PAS DEVANT LE PORTAIL!''

En dissant ses mots, l'explosion frappa Firlun alors qu'elle se produissait a plusieurs kilomètres d'ici. Le projectile détruisit les bases, mais eu le temps de projetter quelques débrits dans le passage. Tennant son chapeau sur sa tête avec sa main droite, Firlun reçu plusieurs morceaux de pierre et de bois dans le dos. La douleur lui fît perdre connaissance, mais les résidents avaient tous entendu ce qui s'était produit.

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Le portail était détruit, Colrath était piéger dans cet enfer. Quand allaient-ils cesser ses tirs? Le mort ne l'effrayait pas, mais ce n'était pas le bon moment pour mourrir! Le sol se déroba sous ses pieds, mais était-elle vraiment rester là ou bien est-ce que la mort l'avait prise? Le sol lui rappela rapidement son existence lorsque sa tête heurta un morceau de pierre au sol. Tentant de se relever, la pierre qui avait fait les murs venait écrassé ses jambes, lui arrachant un cri de douleur. Le noir était dans son esprit... Elle tentait de garder les yeux ouvert, mais elle fatiguait. Mais... Qui voyait-elle? Firlun avait envoyer quelqu'un pour la sauver? Ce dernier entoura son poignet d'un objet étrange... Mais que pouvait-t-elle faire?

Un portail engouffra les deux mages, laissant les autres mourrir sans guère sans soucier... La guerre était terminé pour eux...

La vie était terminé pour eux...

-----

''À toi dire à moi que à lui va vivre! À moi pas savoir quoi faire si à lui est pas là... Aller, à moi dire tout!''

Au chevet de son ami, pendant que Sung commençait à le soigné, le gobelin était très énervé. Les mages guérrisseurs ne pouvaient simplement pas fournir pour toute les blessures et pour tout les blessés. Ceux qui ne pouvaient être guérris étaient accompagnés par des compagnons qui avaient la chance d'être sortit sans trop de dégât... Les moins gravement blessés étaient laissés au soin des apprentits ou non mages. Sung avait rapidement prit en charge Firlun, mais il ne serait pas en danger pour le moment...

''Badruk... Il va s'en sortir, croit-moi... J'ai arrêter les hémoragies et réparer les os brissés... Il va s'en sortir...''

Bien rapidement, une clammeur se fit entendre avant l'entrer dans la salle du grand conseiller. Ce dernier, sortant peu, avait été vu maintenant a deux reprises alors qu'on pouvait compter ses visites hors de la résidence du conseil sur les doigts d'une main. Sa visite pour voir le blesser était tout naturel après tout. C'étaient des membres soudés après tout. Badruk commençait à prononcer ses salutation, visiblement encore sous le choc du combat. C'était alarmant... Lui qui était le premier a sauté pour tout brûler avait vu quelque chose qui l'effrayait? Sung passa a un autre patient qui avait besoin de soin... Elle ne voulait pas être irrespectueuse, mais la situation ne lui laissait pas le choix... De plus que son patient lors du dernier assault avait rendu l'âme quelques heures après... Elle voulait se racheter en sauvant plus de vie qu'elle ne le pouvait...

Firlun, sentant inconsciament l'aura de son chef, ouvrit lentement les yeux. Encore un peu engourdit à cause des évènements, des blessures et des soins, le mage grimaça un peu en tentant de s'assir sur le lit. Seran lui fit signe de rester ainsi, il avait besoin de repos.

''Firlun, je vais avoir besoin de toi pour tout me raconter, mais reste coucher pour mieux récupérer... Dit-moi ce qui s'est passer exactement... J'ai reçun un message affolé de Kaïlen dissant que le portail s'était ouvert sans avertissement... Sans parler de cette explosion...''

Firlun commença donc son récit d'épouvante dès que le premier projectile est arrivé. Les précautions de Colrath, les sorts lancés pour empêcher les projectiles de toucher le portail... Durant son récit, la salle semblait calme malgré le fait que plusieurs patients hurlaient presque à morts à cause de la douleur et des sanglots. Badruk écoutait, à peine assez haut pour regarder au niveau du lit sans ce mettre sur la pointe des pieds. Posant des questions, des précisions, Seran tentait de comprendre ce qui s'était passer. Puis, il posa la question que ni Firlun ni Badruk voulait répondre... Une question que Seran ne voulait, en réalité, pas poser...

''Et Colrath? Elle... Est-elle passée?''

Penchant la tête en avant, basculant ainsi son chapeau toujours présent, le mage ne pouvait dire un mot. Badruk, de son côté, murmura quelques mots.

''À elle... À elle voulait sauver... Les projectiles ont explosés près du portail... À elle morte à cette distance... À nous pouvions rien faire...''

Le silence se fit véritablement dans la pièce... La gurre avait fait des morts, mais cette perte était lourde... Très lourde... Aussi bien pour la ville que pour Seran...

-----

Loin de cette guerre, loin de ce pays, le maître installait Colrath dans un lit simple sans couverture. Il ne pouvait pas s'occuper d'elle pour le moment, mais il fit signe à ses créations de prendre soin d'elle et de la soigné. Le bracelet qu'il lui avait mis l'empêcherait de se réveiller ou même d'être détecter. Les anneaux qu'il avait donner à Alder n'était que des prototypes. Ses bracelets cacheraient la mage simplement. Kaïlen ne la trouverait pas s'il la cherchait avec son esprit. Il n'y aurait aucun doute ni aucune piste... Tous la croyait mort... Le maître en avait besoin pour le moment, tout simplement... Récitant quelques mots, plusieurs runes s'activèrent sur le contour du lit. Avant de la quitter en retraversant le portail, il ajouta:

''Je ne peux pas me soucier de toi plus longtemps... Je dois trouver ce que je cherche rapidement... Mais je ne t'oublierais pas Colrath... J'absorberais tes connaissances une par une dès que j'en aurait l'occasion...''
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:56

Bien sûr la nouvelle de la réussite de l'assaut sur le village ne parvint nullement aux oreilles de la colonne principale de l'armée, même pas  celle de Baldan et Geoffroy qui n'avait aucun contact avec Kregan. De fait ces actes étaient un pari risqué, Puisqu'ils sauraient si cela avait porté ses fruits seulement pendant, voir après l'affrontement direct qu'il finirait par y avoir entre les troupes de Balmor et d'Astran et alors les conséquences pourraient aussi bien leur être bénéfiques que parfaitement désastreux et de fait, ceux qui étaient dans la confidence, était angoissé à la fois impatient qu'une nouvelle à ce sujet leur parvienne.

Cependant leurs idées furent distraites par plusieurs bonnes nouvelles. Premièrement le plan que Baldan avait mis en place pour contrer le véritable marécage avait plutôt bien fonctionné, de boueux le terrain était juste devenue en grand partie un peu spongieux et hormis deux malheureux paysans qui avaient tenté de déserter, le souvenir des exécutions n'étant pas été atténué pour eux par la bénédiction des terres, et finirent engloutis par des espèce de sables mouvants formés par l'humidité il n'y eut aucune perte à déplorer. Toujours il que cela fit qu'il n'y eut aucun retard. D'autant plus au vu du moral retrouvé des hommes, et aux envies de désertions éteintes par le sort des malheureux paysans qui fut amplement utilisés par le clergé qui prêcha que soit il s'agissait de la colère des dieux à leur égard soit que les mages élimineraient chacun d’entre eux qui tourneraient les talons, de fait aux yeux de tous il était évident qu'il valait mieux lutter qui à perdre la vie que fuir et courir au devant d'une mort certaine.

Ensuite venait la nouvelle que Ferliost avait apporté, les lames encore couvertes de sang, à Geoffroy une fois qu'il eut rejoint le campement, et que ce dernier communiqua de suite à Baldan, qui en ressentit une forme...D'apaisement... Deux autres assassins comme celui qui avait causé la perte de son bras était mort et plus qu'à l'égard de Balmor elle même c'était contre ces êtres qu'il éprouvait de la rancune. Néanmoins, le dément communiquant aussi que certains lui avaient probablement échappés, sans pour autant en donner un compte exacte, la garde n'en fut pas pour autant relâchée... Cependant la ville des mages ne devaient pas avoir beaucoup d'expert de ce niveau et de fait il était à prévoir qu'il  en reste au mieux trois ou quatre.

Trois autres jours jours s'écoulèrent alors qu'ils arrivèrent près de la position d'où ils avaient initialement prévu d'assaillir le village et alors survint un évènement qui interpella profondément de nombreuses personnes.

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Dérangeant... Voila c'était le terme qui me venait à l'esprit à la vision de la manière dont se déroulait notre assaut. Je ne craignais pas les modalités de la guerre et encore moins le combat lui même, mais ce que nous faisions ce n'était pas cela...C'était juste une destruction brutale, aussi bien des bâtiments que des vies, face à laquelle nos opposant se montraient des plus impuissants, tentant juste d'échapper à ce déluge de roches, qui avaient déjà fauché nombre des leurs, bien que ce furent les premiers tirs qui s’étaient avérés le plus meurtriers, tant de par l'effet de surprise que de par la poudre qui avaient été attachés aux deux premiers rochers... Cependant malgré la lâcheté de notre acte, je n'en avais pas honte dans le fond, c'était efficace et c'était tout ce qui comptait... Et puis dans le fond les mages étaient bien plus redoutables que nous en confrontation directe de par leurs magies, alors il ne servait à rien de se la jouer honorable.

Néanmoins il n'y avait pas que la scène de "bataille" que j'observais, mais aussi le commandant, après tout c'était ma "mission" et je dus avouer que c'était tout aussi, voir plus, intéressant que ce qui se passait dans le village. Il était évident que la vision de 'l'efficacité des catapultes face aux mages le ravissaient, une sorte de basse vengeance pour cette mobilité qu'il avait perdu malgré les soins de l'inquisiteur, et pourtant dans le même temps il vociférait de rage à l'encontre de ce mage qui réussissais à faire exploser certains des tirs de catapulte en plein vol, ainsi qu'"à l'encontre de ce portail qui permettait à ces "couards" de fuir, par ailleurs certains de ses cris étaient dit pour ordonner de tirer sur cet échappatoire et bien qu'il soit à peine perceptible de par le grincement continu des machines, les ingénieurs s'efforçaient à rapprocher leurs tirs de la cible désignée.

Néanmoins les catapultes étaient des armes peu précises et si elle remplissait çà merveille leur rôle d'arme de mort et de destruction sur de grandes zones il était bien vain d'essayer de viser un point particulièrement précis avec et ainsi, avant qu'un coup du sort ne permette la destruction du portail ce dernier se referma sans rien laisser de vivant derrière lui, du moins qui ne soit visible depuis notre position. De fait les tirs cessèrent et comme si nous étions en plein coeur d'une "vraie" bataille et que cette dernière s'était brusquement interrompu le silence nous tomba dessus, apaisant, mais aussi des plus lourds. Néanmoins les clameurs qui sortirent de la gorge des hommes, dont la mienne, le soulevèrent aisément alors que certains d'entres nous se précipitaient déjà en direction de la pente, manquant de dévaler la pente, afin de récolter le du qui leur avait été refusé au premier village. La victoire était notre, sans une perte ! Sans même que les archers aient à agir ! Pour ma part je m'apprêtais à suivre mes compagnons afin de ne pas paraître marginal, mais avant je lançais un regard au chevalier pillard et ce fut sans surprise que j'y vis un sourire, enfin tout du moins ce qui devait s'en approcher le plus avec ce sinistre personnage... Certes la majorité des mages avaient fui, mais c'était une cuisante leçon qui leur était infligé et, laissant quelque gardes près de catapultes il s'élança vers le village et je fis de même,délaissant tout les deux nos montures.

... Encore une fois le spectacle qui s'offrit à moi fut le premier du genre que j'apercevais, mais je n'étais pas vraiment surpris de voir les paysans et soldats qui n'étaient pas demeurés près des deux seules raisons de notre victoire commencés à fouiller avidement les décombres à la recherche de quelques richesses ou encore en train de dépouiller les cadavres de leurs possessions, qui soit était composé de robes , parchemins et ingrédients alchimique qu'ils pourraient revendre sans savoir de quoi il s'agissait soit d'arme et d'armure dont ils s’équipèrent, sans réellement être à même de s'en servir pour la plupart... Par contre la vision d'un des mercenaires retenant le bras d'un paysan, tenant le fléau qui lui servait d'arme et visiblement sur le point de s'en servir, m'interloqué et je m'empressai de m'y diriger... Pour y apercevoir un homme dont les jambes avaient été écrasées par les décombres. Les yeux clos il paraissait mort, mais sa poitrine se soulevait encore, très légèrement, rendu perceptible uniquement par le mouvement de la poussière à chacune de ses inspirations et... Devançant l'autre guerrier de fortune j'interpellais Kregan. Un manière comme une autre de se faire bien voir.

La nouvelle d'un survivant parmi les victimes sembla l’intéresser vivement puisqu'il délaissa le  corps qu'il était en train de dépouiller pour se diriger vers nous et s'agenouilla directement devant le miraculé... Ou le malheureux qui avait eu la déveine de demeurer en vie et déjà in tendait sa main vers lui , comme s'il comptait le réveiller, et il était aisé de deviner pourquoi. Néanmoins l'autre mercenaire se racla la gorge.

"Je devine vos intention messire, mais au vu de son état probable, cela m'étonnerait qu'il survive si on doit le forcer un tant soit peu pour le faire parler... Cependant si vous me le permettez je sais comment soigner ce genre de blessure, bien sur ça ne sera pas aussi efficace et bien plus rudimentaire que les soins d'un prêtre, mais ça devrait le maintenir en vie pour ce que vous prévoyez de faire de lui."

... Sur ce coups là je ne pouvais rien dire, si on me demandait d'en prendre soin il serait mort dans l’heure qui suivait, il me faudrait trouver un autre moyen de me  faire apprécier de Kregan qui se contenta d’approuver cette idée d'un hochement de tête puis de nous faire signe de le sortir de là. Ce que nous fîmes alors que le reste de nos comparses continuait de s'adonner sans retenue à un pillage en ordre. Ensuite nous nous élaborâmes un brancard à l'aide de fragments de bois comme  support et une des robes des mages qu'on décida pour l’occasion afin de l'y étendre et pouvoir le transporter si nécessaire... Ce en quoi nous eûmes raison puisqu'encore une fois nous quittâmes le village afin d'éviter que les mages ne nous y surprennent et nous montions le camp un peu plus loin.

Bien entendu la soirée fut joyeuse et festive, de l'alcool ayant été trouvé dans une cave rescapée de l'assaut, sauf pour trois personnes, le blessé, qui de toute façon était demeuré inconscient et on s’était assuré qu'il le demeure, la personne qui devait le soigner... Et moi même qui bien que buvant aux côtés de mes camarades n'avait cure de leurs chansons paillardes ou de leurs récits absurdes, le pire étant  quand certain d'entre eux narraient des anecdotes sur leurs familles, ce qui viraient à une nostalgie exagéré et hypocrite, car balayée à la moindre occasion de rire. Toujours est il que chacun de nous se coucha tard....

Et la majorité se réveilla tard, car une fois que le barbier improvisé eut fait son rapport à Kregan concernant l'état de santé du mage, ce dernier avait ordonné qu'on ne bouge pas tant que le mage ne serait pas réveillé, à la grande joie de ceux qui avaient par trop bu et pouvaient ainsi continué à dormir. Le mercenaire avait dût amputé les jambes du mage, lui cautérisé les plaies qu'il n’avait pu recoudre et  il l'avait bâillonné et lui avait lié les mains. Les deux dernières précautions étant bien sûr au cas où il tenterait d'user de sa magie à son réveil, bien qu'au vu de son état il était peu probable qu'il en soit capable. J'entrai en possession de tout ces détails vers  midi, le commandant ayant ouvertement cherché une personne afin de torturer le mage, sans risquer de le tuer, c’était ce dernier point qui le retenait probablement d'agir lui même... L’accueil de cette annonce fut mitigé. Oui les autres haïssaient les mages, mais ces derniers restaient pour la plupart des humains comme eux et ils auraient honte de se montrer à cep oint cruel envers l'un des leurs... Mais pas moi, de fait je me proposais, alors que dans le même temps je repensais à ces songes qui m'avaient assailli quand le démon m’avait possédé, ces visions d'effroi ou des hommes se faisait torturer jusqu'à en mourir et qui pourtant était maintenu en vie de manière à ce que leur souffrance perpétuelle... Mais désormais je n'en avais plus peur et je m'en souvenais parfaitement de fait je savais comment m'y prendre.

J'entrais dans la tente de fortune, érigé en fiat avec les robes des mages cousues les unes aux autres et qu'on allait pas emporter, conçu juste occasionnellement afin de laisser le "médecin" s’occuper du patient. Kregan me lança un regard circonspect en me voyant encore... C'était ici que tout se jouait, je réussissais je passais pour le parfait servant, je me manquais ma position d'espion lui sauterait aux yeux. Bien entendu mon regard se posa d'abord sur le malheureux qui, bâillonné, regardait partout autour de lui avec une grande incompréhension. Je remarquais ailleurs que ses yeux suivaient toujours le même trajet, ses moignons entourés de grossiers bandage, le mercenaire à  la mine fatigué, et le faciès abrupte de Kregan... Et désormais je m'avérais être un nouveau jalon de ce parcours répétitif, qui s'arrêta quand le chevalier congédia le soigneur, probable qu'il voulait que les confidences soient livrés à aussi peu d'oreilles que possibles, et le mage avait probablement compris ce qu'on attendait de lui. Chose qui se confirma quand le commandant lui retira le bâillon au risque qu'il parvienne à incanter un sort, ce qui n'advint pas, trop épuisé qu'il était pour cela et bien sûr sa demande ne tarda pas à tomber.

"... Cela fait deux villages qu'on attaque et par deux fois on a pas vu le moindre civil et cela m'étonnerait qu'ils soient à Balmor, puisque vous avez vraisemblablement voulu les protéger et que sous peu cette ville deviendra le plus dangereux de toute cette terre... Alors on va faire simple je veux juste savoir où est ce qu'ils sont. Parle et tu survivras, tais toi... Et tu parleras, mais avec moult souffrances avant."

Il eut comme seul réponse un crachat bien ajusté qui lui arriva juste en dessous de l'oeil droit.

"Pourquoi parler ? Je condamnerai les miens à une mort certaine et vous me tuerez tout de même..."

Poussant un soupir le chevalier ne tenta même pas de lui présenter une argumentation... Ou plutôt il me laissait faire la mienne. Alors... Comment allais je m'y prendre, sans outillage particulier sous la main... Je repensais à ces images une fois encore...Et je me focalisa sur un d’entre eux en particulier. Oui cela ferait l'affaire. D'un air impassible j'arrachai une esquille du bois du brancards où il était...Et saisissant ses mains lié je le lui enfonçais sous un de ses ongles. Une chose bien douloureuse mais qui ne mettait nullement la vie du torturé en danger. Il lâcha juste un grondement, alors mon regard croisa le sien et je sus que cela n'allait pas être si facile. Dans ses yeux luisaient une chose qui m’était si familière... Il s'agissait de la même détermination que celle que j’avais en affrontant les deux démons qui m'avaient été donné de rencontrer à mon jour, du moins pour moi, et cela signifiait donc qu'il était prêt à mourir pour cela... Et que donc j'allais devoir lui démontrer qu'il existait des choses bien pires que la mort.

* A ta place j'aurai peut être enfoncé plus violemment*

Lâchant juste un grondement, qui passa inaperçu, tout en le réprimant dans un coin de mon esprit... J'adorais l'excitation que procurait le combat, l'odeur du sang m'était des plus enivrantes lorsque l'adrénaline qui parcourait mon corps était à son paroxysme, mais dans la torture je n'y trouvais aucune satisfaction. C'était si simple il n'y avait aucun défi... Ce qui n'était pas le cas de mon "commanditaire" qui pour sa part lâchait un éclat de rire à chaque fois que ma victime laissait échapper un gémissement ou hurlait... Pour finalement s’évanouir sous la douleur alors qu'après avoir demandé qu'on m'amène du sel j'en ai versé sur des plaies que j’avais ouvertes, saignant à peine, mais mettant les chairs à vifs. Je me contentai à ce moment de me redresser un peu pour annoncer sobrement.

"... Je crains qu'il n'ait pas tenu le coup... Cependant ça m'a l'air d'être un dur à cuire, alors faisons le cuire ! Je vous propose de mettre l'armée en marche et de l'attacher à une des catapultes en l'exposant en plein soleil, le temps semblant radieux aujourd'hui. Néanmoins pour éviter qu'il ne meurt il faudra humidifier son corps... Mais ne lui donnez pas à boire répandez sur son corps de l'eau, bouillante de préférence ! Êtes vous d'accord avec mes conseils."

Il se contenta d'un hochement de tête comme réponse avant de me congédier... Il était mitigé car je n'avais pu faire faire parler le prisonnier, mais je l'avais quand même maintenu en vie et j'avais d la suite dans les idées alors je conservais sa confiance. Peu après il en fut fait comme je l’avais conseillé, nous levions le camp, au grand dam des fêtards, qui durent enfin se lever et deux autres hommes furent désignés pour attacher le malheureux prisonnier encore inconscient à une des poutres qui constituait la catapulte, puis nous partîmes en direction du troisième village sans plus de question... Rapidement le mage se réveilla, pour recevoir un seau d'eau tiède, l'eau n'ayant pas eu le temps de chauffer, dans le visage. Au bout du'ne heure il commença à gémir. Au bout de deux ses yeux étaient à moitié révulsés et son corps commençait à se marbrer de rouge.... Enfin au bout de cinq heures de plus il commençait à littéralement hurler de douleur, ce qui força à l'arrêt de la colonne dont les membres supportaient assez mal ces vocifération qui s'apaisèrent un peu quand Kregan et moi, ayant reçu l'ordre de l’accompagner pour continuer de "cuisiner" ...  Cette fois son regard s'était brisé, devenu suppliant, mais il ne parlait toujours pas bien que le chevalier réitérait sa question... De fiat je tendais le main couvert de sel et l'entrouvrait, laissant tomber quelques grains. Et la crainte dans ses yeux s'accrut d'un coup et il parla enfin...

"C'est bon ! Je vais tout vous dire ! Mais arrêtez cela ! Les... Les civils sont à Place gaie... Le dernier village. il y a des gardes, mais je ne sais pas combien ni de qui ou quoi il s'agit ! De toute manière cela vous prendra au moins une semaine et demie pour l'atteindre et cela vous ferait dévier de la route vers Balmor... Vous n'avez aucun raison de faire cela."

"Les raisons...C'est moi qui les trouves... Mais nous te remercions. Voila ta récompense."

Et sur ces mots il commença à lui marteler le visage.... Il n’était pas la peine de dire que rapidement il le tuerait au vu de sa force et du gant d'acier qu'il arborait. Mais le mage eut amplement le temps de gémir à chaque coups et surtout de comprendre qu'il avait trahit les siens, qu'il avait eu la faiblesse de parler, que sa femme et ses enfants en paieraient le prix... Et ce fut sur cette dernière pensée que sa vie s'acheva dans un craquement sinistre alors que, sous la pression du poigne de Kregan, un peu de sa cervelle venait éclabousser les alentours... Bien sur ces sons attirèrent l'attention de toute la troupe, mais personne hormis moi et Kregan n'avions entendu ce qui avait été dit et bien entendu il se tourna vers moi... Craignant qu'il ne souhaite se débarrasser de tout témoin je me tenais prêt à éviter un assaut "surprise" de sa part, après au vu de son état cela serait aisé de me défaire de lui... mais il semblait en avoir conscience puisqu’il se contenta de me sourire et de me parler, pour des ordres encore...

"T'as du cran petit... Et comme on est tout les deux seuls dans la confidence tu vas me rendre un service. Essaye de rejoindre le gros de l'armée et  préviens Geoffroy de ce que nous venons d'apprendre et demande lui des renfort, des préférences des troupes rapides, il devrait être suffisamment intelligent pour comprendre pourquoi...  Et donne lui  rendez vous à deux lieux à l'est du prochain village..."

C'est ainsi que deux jours plus tard, ayant conservé la monture que j’avais réussi à m’approprier, je me retrouvais près du campement qu'avait établi l'armée... Ma venue ne sembla pas surprendre grand monde, peu se souvenait que j’étais partit avec ceux qui avaient assaillis le village et nous étions tellement nombreux que bien peu pouvaient dire m’avoir ou non aperçu avec certitude... En fait on devait me prendre pour un des éclaireurs et cela me convenait très bien. Je mettais pieds à terre pour me diriger vers la tente de Geoffroy afin de lui faire mon rapport, bien que lorsqu'il m'aperçut je compris qu'il n'avait pas apprécié que le chevalier désobéisse à ses ordres en reprenant contact avec lui... Mais bon je commençais à comprendre comment traiter avec ces hommes d'églises, je devrai pouvoir m'en tirer...

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Pour sa part Kregan n’avait pas perdu son temps durant ces deux jours. Il avait séparé le groupe en deux parties une partie entièrement composée des paysans restant amènerait les catapultes au devant de la ville alors que lui avec tous les autres hommes, dont les ingénieurs, allaient se charger d'éliminer les défenses externes qu'avaient du établir les mages pour éviter une défaite semblable à celle qui avait il y a désormais trois jours... Sauf que s'il était vrai que les hommes de Balmor avaient du effectivement concevoir un plan de défense plus à même de contrer les catapultes Kregan savait très bien qu'il ne pourrait pas avec sa maigre force de frappe défaire ce système, d'autant plus qu'il y aurait encore plus de mages que la dernière fois... De fait c’était littéralement au suicide qu'il envoyait les paysans, à leur insu bien entendu. Néanmoins il avait prit quelques précautions. Ainsi les mages ne pourraient pas retourner leurs catapultes contre eux, le chevalier ayant lui même pris le soin de les saboter pour que les cordes lâchent au moindre tir effectué... Et il avait également fait un cadeau aux mages. Leur compagnon, le visage éclaté, crucifié sur une haute croix de bois que portaient deux des paysans. Pour sa part.... Il se contentait de se rendre au lieu de rendez vous qu'il avait indiqué à Engar.
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Karl Grim

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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:56

Seran avait fait réunir le conseil le plus rapidement possible. Cependant, il restait trois sièges vides lorsque le conseil fût réunis. Mais malgré leur présence, il était évident que la situation était alarmante pour les mages. L'absence de Firlun, trop blessé encore pour bouger du lit dans lequel il se reposait, celle de Sung, occupé à tenter de soulager les patients du dernier assault, ainsi que celle de Colrath fut immédiatement remarquer. Normalement, depuis la guerre, tous avaient quelque chose à faire pour protéger la cité. Mais lorsque Seran convoquait une réunion urgente, aucun d'eux ne manquait à l'appèlle normalement... Cette situation était des plus inquiétantes, sans compter l'animosité et l'ambiance en général qui régnait dans la salle.

Badruk, possiblement le plus affecter, était déprimé, voir rempli de tristesse. Lui qui avait vu morts et combats avant, il était bien étrange de ne pas le voir enjoué après un combat. Préférant observer le bout de ses pieds, il avait honte... Honte d'avoir été ainsi surpris même s'il avait tout fait son possible... Honte de ne pas avoir été assez grand pour tendre le bras à Colrath... Elle serait peut-être ici... Enfin, il n'y aurait peut-être pas eu de réunion exceptionnel si ça aurait été le cas, mais le gobelin se sentait coupable de la mort d'un des membres du conseil... Firlun devait ruminé les mêmes pensés dans son coin s'il ne dormait pas...

Alder était toujours furieux de ce qui s'était produit avec les espions... Les assassins étaient arrivés en début de matiné, racontant les détails. Lorsqu'ils avaient racontés que leurs confrères étaient morts, mais qu'ils n'avaient pu vérifier si c'était bel et bien le cas, ceci ajouta encore plus à la rage d'Alder. Si ce n'était pas qu'il pourrait toujours utiliser leurs talents, il les auraient probablement fait enfermé... Même s'ils étaient probablement rester en vie pour cette raison, il n'avait pas hésité à leur dire ce qu'il pensait... Ses derniers n'ont pas semblé réagir sur le coup, mais le mage savait qu'il avait encore fait une erreur en laissant libre cours à sa colère... Ainsi, il tentait de rester calme, mais il était très facilement repérable qu'il était sous pression présentement.

Kaïlen avait un air triste et maussade. Lui qui travaillait fort pour que tout soit en règle et que les informations soient communiquer, il n'avait reçu que des insultes de son mentor ainsi que des maux de tête à cause de son travail. Entendre les voix des gens dans sa tête quand ils criaient, qu'ils avaient mal, qu'ils souffraient... Entendre le cri de leurs âmes... Le dernier combat lui en avait fournis plusieurs et l'avait marqué profondément... Il se demandait pourquoi tant de vies étaient gâchés et pourquoi cette guerre étaient vraiment orchestré... Enfin, plutôt, pourquoi tuer les monstres si les dieux, n'étant pas humains, auraient bien pu entrer dans cette catégorie...

Mirabilis semblait beaucoup plus faible qu'à son habitude. Depuis le premier jour que la guerre avait été déclarer, l'alchimiste était derrière ses chaudrons, alambics et flaçons... Le mage était beaucoup plus maigre qu'auparavant, ses vêtements beaucoup trop grand pour lui. Le visage du chef alchimiste, très éminci, laissait presque voir ses os, donnant au mage un aspect morbide. Si l'on ne l'avait jamais croisé auparavant, l'on aurait pu croire que c'était un mort-vivant qui était au service du conseil.

Sieg était revenu par portail quelques heures avant le massacre. Ayant invoqués les forces de la nature pendant plusieurs jours, tentant de les cajolés et de les incités à continuer leurs prouesses, le druide commençait à fatiguer. En fait, le terme ''commencer'' était un doux euphémisme... Les yeux du mages regardait dans le vide, remplaçant l'éclair d'intelligence qu'il avait normalement dans les yeux. Espérant trouver un lit ou bien un tas de feuille morte dans lequel il pourrait dormir en forme de loup, il espérait que tout soit fini au plus vite...

Le maître, lui, semblait ne pas avoir de réaction, comme toujours. Avec son masque qui bloquait la vue à son visage, personne ne savait vraiment à quoi il pensait. Si ce n'était pas des nombreuses années qu'ils avaient passés en sa compagnie, il aurait pu sembler être sombre et ténébreux. Comme quelqu'un qui manigeance tout derrière le dos des autres... Cependant, les autres membres était tous aussi affecté par la guerre pour daigner s'en préoccuper.

Seran se prononça, malgré le fait qu'il était également aussi préoccupé que le reste des membres du conseil. Il fît le résumé que Firlun et Badruk lui avait apporter, laissant au gobelin expliquer en détail le fonctionnement des projectiles ainsi que leur puissance de feu... Sans parler du massacre qui avait été fait dans le village... Ainsi que de la perte de Colrath... La nouvelle eu un très mauvais effet, malgré le fait que tous savaient que la guerre pouvait détruire même les plus puissants...

La torpeur se glissa dans les esprits des mages, réduissant leur moral ainsi que leurs espoirs de survivre à cette guerre. Les chiffres des pertes humaines et monstres de cette attaque étaient catastrophique... 90 mages élémentaires, 12 démons, 9 monstres/humains guerriers, 4 invocateurs, 3 mages guérriseurs, 2 bardes et un mage illusionniste. Sans parler des ''3'' changes-formes et de Colrath, le bilan des morts de cette assault s'élevait à 134 victimes. Cependant, Seran tenta de rassurer en dissant que la guerre était loin d'être terminé et que bien des vies étaient dans leurs mains. Ils devaient agir pour contrer la menace des technologies apportés par le clergé...

''Puisque Firlun ne peut plus combattre pour le moment et que les troupes du clergé continue d'avancer, il serait approprié d'envoyer un autre membre du conseil...''

''J'irais...''

Alder s'était levém regardant les autres membres. Malgré le fait que tous respectaient, et craignait, le mage pour ses techniques peu ordoxe et sa connaissance de la puissance militaire, il était risquer d'envoyer leur meilleur stratège sur le front...

''Ce n'est pas la peine de répliquer... Que ce soit toi Seran ou Mirabilis, Sung et Kaïlen vous n'êtes pas fait pour le champ de bataille... Et votre place ici est trop importante pour vous laisser aller sur le champ de bataille. Sieg est encore fatigué de ses incantations qui a changer le sol et Badruk n'est pas fait pour diriger des troupes... Sans offense, bien entendu...''

''À moi pas voir de mal... À moi être utile pour brûler et utiliser ma puissance magique... À moi le savoir...''

''Le maître étant consacré à la modification des golems ainsi qu'au renforcement des portails, son rôle dans la cité est également très important... Sans son expertise dans ses deux domaines, notre combat sera encore plus compliquer... Nous ne pouvons pas nous le permettre... Colrath et Firlun était les deux seuls qui auraient pu remplir cette fonction autant par leur connaissances que leurs expertises... Je pourrais contrer les assaults, faite moi confiance... Les erreurs précédentes avaient été causés par des failles que nos ennemis ont utilisés avec brio... Je ne faillirais pas à la tâche une fois de plus...''

-----

Alder était rester debout durant la nuit, appliquant de nouveau symboles sur ses vêtements et sur son armure. Il ne voulait pas mourrir, il devait rester. Malgré le fait que rien ne soit en leur faveur pour le moment, Alder voulait corriger ses erreurs passés au niveau militaire. S'il pouvait réussir, il pourrait se pardonner lui-même des échecs dont il se sentait coupable. L'échec des assassins pour tuer Baldan, l'assassinat des assassins, le bombardement sur le village, la perte d'un membre du conseil... Ses stratégies ne l'avait jamais faillit avant dans d'autre petite guerre, mais celle-ci était différente... C'était une guerre d'extermination, pas une guerre d'assimilation...

Trois coup cogna à la porte. Reconnaissant l'aura magique de l'autre côté de la porte, Alder autorisa à la porte de s'ouvrir. Cette dernière, lié à une rune, s'ouvrit donc, laissant passer le maître accompagné de son golem. S'approchant du mage, il regarda la pièce, remarquant l'absence du miroir ainsi que les renforcements qu'il créait sur son armure.

''Tu semble bien préparé pour partir sur les champs de bataille. Des symbole de résistance, de réparation, de régénération, d'immunités aux sorts... Y a-t-il une seule chose qui pourrait te tuer une fois dans cette armure?''

''On n'est jamais trop prudent... De plus que de nouvelles données se sont inscrites, plus rien n'est certains... Je pense que même un dragon ne pourrait pas vaincre sa puissance défensive. C'est le rôle du conseil de survivre... Je ne fais que continuer dans cette voie pour me protéger un peu plus.''

''Il y a un simple détail Alder... C'est que ce n'est pas toi qui mènera les mages... Tu as fait trop d'erreur que même un débutant aurait pu éviter...''

Avant même que le mage ne puisse réagir, la sensation d'une lame appuyé sur sa gorge se fit sentir sur sa peau. Sentant ses bras être retenu dans son doc, Alder tourna légèrement la tête, tentant de voir qui le menaçait ainsi. Mais son esprit lui dissait clairement que c'était ses propres hommes, ceux qu'il avait lui-même réprimandé plus tôt. Le maître fit singe pour que Karl reste devant la porte pour conservé cet échange discret.

''À ce que tu peut voir, même les hommes qui t'ont suivi pendant des années commencent à changer leurs idées sur ton authorité. Ayant dédier leurs vies pour protéger cette ville, cet havre de paix, tu les as menacés de les emprisonnés comme des traitres... Tes choix ont causés la mort de pluiseurs hommes, femmes et monstres... Ne t'en fait pas Alder, je te remplacerais au niveau stratégie. Je conseillerais celui qui prendra ta place pour que rien ne soit découvert... N'est-ce pas ça que tu voulait faire contre l'adversaire après tout?''

''Ainsi... Ce sont là tes vrais couleur... Tu est naïf de croire que personne ne remarquera mon absence!''

''La seule personne qui te conseillait à l'exception de ma personne était Kaïlen... Personne qui, après votre dernier entretien, évite de communiquer directement avec toi... Je me trompe?''

''Tu... Tu ne ferrais pas ça? Si tu me tue, tous verrons mon aura magique disparaitre! Tu serait prêt à tous nous trahir? Tu est à la solde des inquisiteurs? Du pape?''

''Je ne trahis pas les mages en agissant ainsi. Je suis probablement celui qui a la plus à coeur cette cité... Cependant, c'est toi qui nous a renié... Tu nous as conduit piège après piège, défaite après défaite... Sans Firlun et Badruk, le clergé serait déjà à notre porte! Non... La mort serait trop douce pour toi... Je t'apporterais dans un endroit où tu ne causera plus de problème jusqu'à la fin de cette guerre... Tu sera jugé pour tes crimes. Et puis, qui a besoin de ton aura magique? N'importe qui portant tes habits portant tes runes pourrait passé pour toi...''

Le change-forme prit un bracelet qu'il tenait dans sa main libre pour ensuite l'imposer au mage. Le sommeil commençait à le gagner, les deux changes-formes, encore silentieux, regardèrent Alder rester en équilibre précaire avant de tomber à genoux. Regardant le maître, il imaginait facilement le sourire qui se cachait derrière le masque enigmatique. Tombant ensuite sur le côté, le bruit de la chute était absorbé par la moquette. Regardant les deux changes-formes, ses derniers mirent un genoux à terre, penchant la tête en signe de respect. Le maître continua donc.

''Levez-vous... Pas de tels politesses avec moi. Malgré le fait qu'Alder est un traitre, sa stratégie est bonne si nous l'empêchons de créer les failles sur le terrain. J'ai besoin d'homme de confiance, mais rien ne sera facile. J'ai besoin que l'un de vous prenne la place d'Alder et l'autre devra m'accompagner pour protéger l'entré de la bibliothèque. Celui qui remplacera Alder aura ma visite ou mes messages fréquement, alors tout devrait bien aller. Portez toujours ses vêtements et armure. Sinon, vous serez repéré... Je vais m'occuper du traitre et je reviendrais vous voir plus tard dans la soirée...''

Acquiesant, le premier change forme sortit par la fenêtre après s'être changé en corbeau. Le second, prenant la forme et l'apparence d'Alder, dit quelques mots jusqu'à ce qu'il puisse reproduire la voix de son ancien chef.

''Il en sera fait comme votre désir, maître...''

-----

Quelques jours plus tard dans le village fortifié, Alder discutait avec les troupes pour poster des vigies. S'ils pouvaient trouver les armes de sièges avant que celles-ci pouvaient tirées leurs projectiles, ils pourraient contre-attaquer rapidement en envoyant des troupes ou simplement en retournant à travers un portail. Cependant, il était facile de comprendre que c'était une troupe secondaire à l'armé et que les communications entre les deux troupes devaient être réduite.

Puis, les observateurs trouvèrent les toupes qui avancèrent vers eux, armes de sièges présentent. Pourquoi ne les avaient-ils pas utilisés déjà? Ça sentait le piège, même un enfant pourrait voir que ce n'était jamais si simple... Des paysans qui avaient été envové à la mort possiblement... Ils voulaient faire passer un message ainsi...

Levant le bras, ''Alder'' donna signe aux archers et aux mages de s'appréter à tirer sur les humains. Après tout, qui sais ce que le clergé pouvait vraiment avoir fait... Un nouveau procédé magique, une technique de manipulation... Tout était possible après tout... Un adversaire mort était normalement innofensif par des gens n'utilisant aucunement la nécromancie. L'ordre de tirer flèches et sorts se fit dès qu'ils entrèrent à distance de sort. Altérant flèches et sorts, la cadence de tirer était rapide et coordonné. Un des défaults qu'avait laissé Firlun était de laissé tous et chacun agir a leur gré... Ainsi, il pourrait résister à tout.

Le combat fût très court, les paysans courrants vers leur perte, percé de mille part. Les armes de siège étaient laissés là, mais il était peu probable qu'ils soient encore efficace...

''Je veux dix mages et dix guerriers... Allez, vite... Nous devons regarder rapidement pour ne pas rester à découvert!''

Le groupe se dirigea rapidement vers les morts, décidant de les laisser pour le moment. Quelques mages, n'ayant jamais vu de mort, trouvait le spectacle plutôt dégoûtant en voyant des paysans qui était défiguré, le crâne ouvert ou bien criblé de flèche... Observant les catapultes, Alder regardait les machines de guerre. Les hommes du clergé avaient problement tout piéger ou tout saboter... Il était trop risquer de les rapporter de toute façon... Cependant, un des mages avertis les autres en voyant le cadavre du mage, mutilé et avec des marques évidentes de torture. Alder lança rapidement un ordre pour le décrocher de là et le rapporter dans la ville. Il ordonna ensuite aux mages présents de mettre le feu à ses armes de sièges, ne pouvant leur être utile. Étant en contacte avec Kaïlen, il ajouta.

''Ils savent beaucoup... Ils ont laissés leurs armes de sièges pour nous montrer qu'ils ont torturé un mage... Ils savent possiblement tout les villages dans lesquels nous sommes et très probablement Place-Gaie... Fait passer l'information au maître pour qu'il agisse en conséquence... Je serais occupé ici pour le moment, alors demander-lui d'envoyer des troupes et peut-être même les golems si besoin...''
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Engar



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MessageSujet: Re: La guerre de l'arcane   Sam 3 Sep - 18:57

Il ne fallait pas être devin pour savoir quel avait été le sort des paysans, du moment que comme Kregan on savait ce qui c'était probablement passé... Bien sûr il y avait le risque que les mages torturent un des leurs comme ils avaient torturé le mage, mais premièrement il serait surprenant qu'à la vision de leur camarades exhibé tel un trophée ils parviennent à contenir leur ire cet fois et aient épargnés un seul des "assaillants", ensuite ces derniers ne pourraient pas dire autre chose que ce que les mages savaient déjà suite à la victoire des troupes d'Astran lors de l'assaut du second village... Bien sûr perdre deux catapultes avait été un sacrifice coûteux, mais cette action devrait leur permettre de donner le change et d'éviter que leurs opposants puisse compromettre ses projet en traquant les responsables de leurs défaites. A quoi bon maintenant ? Ils étaient morts, officiellement.

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La colère que Geoffroy éprouvait à l'égard de la désobéissance de Kregan était parfaitement visible au travers des tics nerveux de ses doigts et de la manière dont tout son corps était crispé.... Néanmoins il me convia dans sa tente, une fois de plus, et saisit ma missive. Néanmoins avant de l'ouvrir il voulait que je lui racontée ce qui c'était passé, ce qui était après tout à se yeux ma fonction première. Je m'empressai de m’exécuter lui résumant brièvement les quelques jour de marches, sans réels intérêts, puis ensuite m'attaquer au vif du sujet. L'assaut, la victoire, le pillage, la découverte du mage survivant, la torture que je lui fis subir et surtout ses révélations... Tout cela je l'évoquais posément, sans aucun trémolos dans la voix comme on aurait pu le supposer à l'idée des choses dans le fond atroces qui s'était déroulées...  Mais non je n'avais aucun regret et en cet instant toute mon attention était dirigée vers l'inquisiteur et sa réaction face à mon récit.... Qui fut des plus impassibles, puisqu'il se contenta de tendre une main vers la lettre qu'il avait alors posé sur une table. La lecture fut rapide visiblement, puisqu'il ne tarda pas à la replier, puis à joindre les mains avant de s'adresser à moi.

"J'ai entendu votre récit et vous savez ce que Kregan me demande ? Ni plus ni moins que la moitié de nos troupe de cavaleries afin d'effectuer un raid éclair le plus tôt possible sur place-gaie afin d'éliminer les civils et décourager l'armée adverse... En soit cela est une bonne idée, puisqu'il s'agit de toute façon d'incroyant qu'il sera presque impossible de convertir, d'autant plus que des... Démons sont cachés parmi eux. Néanmoins il serait surprenant qu'ils n'aient placés aucune protection en ces lieux donc qu'est ce qui me prouve que cet assaut sera un succès ? D'autant plus que ce crétin a sacrifié deux de nos précieuses armes de sièges dans un assaut qu'il qualifie de diversion, mais qui ne fait que prouver aux mages, puisqu'il y a aussi joint selon vos dire le corps de celui que vous avez torturé, que nous savons pour place-gaie... Enfin dernier détail nous pourrions être trahit par un espion et là, cette action serait réellement compromis. Nous courrons vers un désastre similaire au premier assaut. Cependant sans preuve matériel de cette stratégie ils devront par prudence maintenir des garnisons relativement conséquentes dans les villages... Et j'ai une idée pour déjouer les espions. Alors oui j’accéderai à sa requête, mais notre départ attendra demain... En attendant il va sans dire que vous êtes mon hôte... Vous comprendrez même si votre retour n'a pas fait trop de remous je préfère éviter que cela finisse par advenir."

Le terme prisonnier aurait plus convenu que hôte et j'avais réellement envie de lui dire ma manière de penser et quitter ces lieux... Cependant tout impulsif que je sois je n'étais pas non plus suicidaire et au vu des silhouettes qui se découpaient au travers de la tente il était évident que si je sortais les paladins auraient tôt fait de me rappeler à la raison... et ce fut qu'après m'être préparé à dormir dans un coin de la tenter qu'un détail me surprit... Pourquoi l'inquisiteur était il partit sans ses gardes du corps ?

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... Bien qu'un peu agacé par la maladresse de ce balourd de Kregan ce fut avec le sourire que Geoffroysortit de la tente. Tout se mettait en place comme il le souhaitait, bien sûr il allait lui falloir l'accord de Baldan pour qu'autant de troupes soient déployés, mais il ne doutait pas un seul instant que cela lui soit refusé, d'autant plus au vu des nouvelles qu'il allait lui apporter. L’éclatante victoire lors de l'assaut du village, il passerait bien entendu sous silence la perte de deux catapultes et surtout la mise hors service des espions... Car à force d'analyse sur des personnes qui recevaient ces messages télépathique les inquisiteurs avaient réussis à retrouver son lien psychique. Alors pendant un bref instant cette nuit là les mages "détruiraient" la barrière qu'ils avaient jusqu'alors établi pour empêcher les espions de faire leur rapport et quatorze inquisiteurs, celui surveillant Baldan ne pouvant se permettre de les rejoindre, uniraient leur force psychique pour remonter le lien et essayer de faire subir le plus de tourment possibles au destinataires de ces messages, car si les inquisiteurs avaient appris à se prémunir du psychisme ils avaient aussi appris à user de son revers... Bien sûr n'étant pas des psychiques l'assaut manquerait de subtilités mais au vu du potentiel magiques de chacun il en serait à n'en pas douter des plus brutaux et même s'ils échouaient et que les espions parvenaient à faire parvenir un message ils n'auraient guère grand chose dressant à transmettre à Balmor.... Mais alors qu'il s'auto congratulait il entendit un léger déclic et il n'eut pas le temps de réagir que le canon froid d'un pistolet se posa sur sa tempe... Et pourtant il ne se départit pas de son sourire.  Il avait déjà vu ce genre d'arme, redoutable, mais ne pouvant servir raisonnablement qu'une seule fois dans un combat de par son temps de recharge et il nécessitait un entretien des plus minutieux pour être pleinement efficient et surtout... il était rare, et il n'y avait qu'une seule personne qui en possédait un dans toute l'armée.

"Bonsoir Orin. Que me vaux pareil accueil ?"

"Il est dangereux de sortir le soir sans escorte Geoffroy d'autant plus quand on sait que des assassins rodent. c'est quand même curieux que je ne voie pas tes paladins... Mais laissons les bonnes manières de coté curetons ! Je t'avais dit de ne plus toucher à mes hommes et devine qui je viens de voir entrer dans votre tente ? Un de mes homme qui était sensé être mort ! Je veux des explica..."

Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase que ce fut à son tour d'être pris au dépourvu, une lame courbée sep osant sans un mot sur sa gorge, appuyant un peu pour qu'il abaisse son arme... Orin n'y croyait pas. Personne n'avait réussi à le prendre à revers depuis dix ans et ce n'était pas faute d'avoir essayé ! Toujours est il qu'il se retrouvait impuissant et dut se contenter de regarder l'inquisiteur s'éloigner un peu de lui.

"Les paladins sont de bons chiens de garde, mais un peu voyant... Alors j'ai décidé de prendre à  mes côtés un loup converti à notre cause alors que les paladins sont occupés à autre chose. Maintenant concernant votre demande, je comprends votre agacement. Cependant vous avez été enrôlé comme homme d'arme et devait de par notre contrat obéir à nos ordre... Et cela vaut ainsi pour chacun des hommes qui doivent vous obéir... De fait cantonnez vous au combat et aux manoeuvres une fois sur le terrain, pour le reste, contentez vous d'observer. Nous avons besoin de vous, il serait dommage que nous ayons à nous débarrasser de vous définitivement. Nous sommes du même bord après tout..."

Et sans plus un mot il avança, se contentant d'un bref signe pour que Ferliost se retire de nouveau dans les ombres sans que, même en se retournant, le" "commandeur" puisse l’apercevoir... Geoffroy avait eu raison de partir un peu en avance, il aurait été dommage qu'ils ratent leur plan à cause de cette rencontre. Ainsi il ne tarda pas à rejoindre la quasi totalité de ses confères, accompagnaient eux de leurs paladins et sans plus tarder ils formèrent un cercle en se tendant la main et préparant leur mental pour un unique mais décisifs assaut... Mais avant cela il prit le temps d’écrire une lettre et donna un autre ordre à Ferliost qui s'en acquitta sur le champ. Après tout ce cher Baldan avait généralement besoin pour réfléchir de temps alors il serait dommage d'en perdre.

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Ferliost n'eut aucun mal à passer outre le cordon de gardes... En fait ces dernier avaient carrément reçu l'ordre de ne pas faire attention à lui, sa ferveur religieuse et sa démence ne laissait aucun doute sur sa "loyauté", nul changeforme serait à même d'adopter son attitude et aucun psychique ne pourrait le manipuler... Ainsi il était à la fois la personne la plus dangereuse et pourtant la moins menaçante pour l'armée d'Astran qui en faisait partie. Ainsi il lui fut aisé de transmettre une missive. après avoir donné un mot de passe connu de lui seul, la prote lui fut brièvement ouverte, l’inquisiteur présent tendit la main,  le fou lui donna la lettre et sans plus un mot retourna se mêler aux ombres alors que Baldan recevait la demande de Kregan, mais modifié par Geoffroy de manière à la rendre plus présentable... Encore une fois il semblerait qu'il n'allait pas dormir de la nuit.

Cependant une idée de ce qu'il convenait de faire se dessiner déjà dans son esprit... Oui il ferait parvenir cinquante cavaliers à Kregan, cela serait nécessaire pour parvenir à franchir les lignes ennemis, même s’ils essaieraient de les contourner, et pour prendre possession de la ville, mais c’était aussi l'occasion pour se débarrasser de certains chevaliers qui se faisaient trop pressant dans leurs opinions ou leur demande de faveur, tout cela pour tenter d'influencer le conseiller. néanmoins il devait être vigilant dans son choix, de fiat déjà seul des chevaliers n'ayant amené aucun hommes d’armes avec eux seraient désignés, sauf si ces hommes d'armes sont uniquement constitués de cavaliers... Et il devait compter sur le fait que certains pourraient mal prendre le fait qu'on leur ordonne de s'ne prendre à des civils, heureusement il y avait toujours des pillards... Il songea un bref instant à envoyer aussi tout les mercenaires sachant monter à cheval, ce qui devrait représenter un tier d'entre eux, mais il se ravisa, même si le pillage était prévu, diviser les mercenaires risquait de créer trop de débordement... Il sortit un parchemin où était inscrit les noms, blasons, et troupes fournies, quand il y en avait, par tout les chevaliers et commença sa sélection. une fois cela fait, parvenant ainsi à trouver une quinzaine de chevaliers qui feraient l'affaire il écrivit seize lettre, une pour chaque chevalier... Et une pour l’inquisiteur en face de lui qu'il chargeait de regrouper les cavaliers... Bien il aurait pu le lui demander verbalement, mais cet "ordre" écrit était plus méprisant. Bien sûr il appréciait ce que l'église avec faite pour lui et l'aide qu'elle apportait à cette campagne, mais certains des inquisiteurs commençaient à en abuser et en se comportant ainsi il espérait bien leur rappeler que durant cette campagne, il était peut être un athée et peut être qu'ils pourront se venger une fois la guerre finie, mais en attendant les inquisiteurs demeuraient ses sous fifres...

Il nota par ailleurs un problème dans ce plan... Même si les espions étaient mis hors jeu, la majorité de l'armée s'interrogera sur ce déploiement et nombre d'entre eux risqueraient de peu apprécier l'idée d'un carnage de civils, car Baldan ne se faisait pas d'illusions, c'est de cela qu'il s'agirait, depuis le début c’était une guerre d’extermination, en particulier chez les miliciens et paysans qui étaient les plus attachés aux valeurs familiales quoi qu'on puisse en dire. cela était dans le fond le point le plus délicat de l'affaire et pourtant il e résolut rapidement alors que son regard croisa celui de l'inquisiteur.... Il suffirait de prétendre que ce détachement serait chargé 'évangéliser les citoyens des terres alentours, après tout, la piétaille ne savait pas que toute la populace avait quitté les villages et bien sûr pour un peu de crédibilité il faudra envoyer cinq inquisiteurs et leurs paladins, chacun d’entre eux sachant monter à cheval à sa connaissance... Ainsi il faisait d'une pierre deux coups réglant le problème et donnant une leçon à l'église...
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La guerre de l'arcane
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